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COMME LES MARINS (français)

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COMME LES MARINS

A Asinius Pollion

 

Comme les marins sauvés d’un naufrage

Suspendaient, pleins de reconnaissance,

Des tableaux votifs

Dans le temple de Neptune,

 

Sauvé par vous,

Mots éternels,

J’offrirai à Apollon

Et à son frère Hermès

Des guirlandes

De chants amoureux. 

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 23 juillet 2010

Glose :

Asinius Pollion (Gaius Asinius Pollio – 76 av. J.-C. – 4 ap. J.-C.) : homme politique de la fin de la République romaine et du règne d'Auguste, orateur, historien et poète, membre de la gens plébienne des Asinii. Il était l'ami du poète Catulle. L'historien romain Velleius Paterculus (19 av. J.-C. – vers 31 ap. J.-C.) le met au nombre des esprits les plus distingués de son époque, et Valère-Maxime (Ier siècle ap. J.-C.) le cite comme assez bel exemple d'une robuste vieillesse.

Partisan, et ami personnel de Jules César pendant la guerre civile, il occupa en 49 av. J.-C. Messine avec une armée et participa à l'expédition de Curion en Sicile puis en Afrique contre les partisans de Pompée. Il échappa au désastre qui vit le massacre de Curion et de la plupart de ses troupes. Il accompagna César dans ses campagnes suivantes, en Macédoine où il prit part à la bataille de Pharsale, en Afrique et en Espagne contre Sextus Pompée.

Après la mort de César, il soutint Marc Antoine, se maintint en Vénétie avec deux légions, obtint par ses promesses le ralliement de la flotte républicaine de Domitius après la mort de Brutus et rejoignit Antoine avec sept légions. Mais après la paix de Brindes, il resta en Italie, et abandonna le parti d'Antoine lorsque celui-ci se lia à Cléopâtre.

Il exerça le consulat en 40 av. J.-C. en compagnie de Gnaeus Domitius Calvinus. Durant son consulat, il fit campagne en Dalmatie et s'empara de Salone tenue par des révoltés, succès qui lui valut le triomphe.

Il se déclara neutre lorsque Octave le pria de se joindre à lui avant la bataille d'Actium, en raison des services qu'il avait rendus à Antoine, et des bienfaits qu'il avait reçus en retour.

Il resta attaché aux institutions de la République romaine, de telle sorte que son indépendance dans ses manières et ses paroles était proverbiale sous le Principat d'Auguste.