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SUBLIME (français / anglais)

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SUBLIME

A Ryan Keith Wallace

« Ye open the eastern windows,
That look towards the sun…”

(" Nous ouvrons les fenêtres donnant à l’Est
Et regardons en direction du soleil ")

         Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882),

         Children

 

Quand, tendre, l’amour touche notre âme,
Nous savons, soudainement, lire les déclinaisons des mots
Où s’ouvrent, telles des fleurs fraîches,
Les lèvres de l’être aimé !

 

Et nous découvrons, éblouis, vibrant de joie,
Les murmures de son cœur, blottis
Entre mille points d’exclamation frêles!

 

Son sourire devient alors notre source de délire,
Le chemin printanier qui mène,
A travers les obscurités de la vie,
Jusqu’à la lumière de notre propre âme enchantée.

 

Ses caresses nous habitent à jamais !
Elles repoussent comme des glaïeuls
A chaque saison où s’épanouissent les iris !

 

De ses regards mélodieux,
Nous tressons longtemps et infatigablement
Des chants débordant d’aménité,
Oubliant les amertumes,
Les larmes et les lourdes blessures
Infligées à notre chair !

 

Et nous tenons, jusqu’à la mort,
Dans nos mains fébriles,
Le souvenir ardent de ces instants éternels
Comme des mésanges palpitant d’émotion
Que pour rien au monde nous
Ne voudrions
Voir s’envoler !

      Athanase Vantchev de Thracy

A Paris, ce lundi 25 avril, Anno Domini MMV

Glose :

Rayan Keith Wallace : jeune poète américain, âgé de 21 ans. Il est l’un des plus
doués de sa génération.

Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882) : poète américain. Après des
études à Bowdoin College où il se lia d’amitié avec le romancier Nathaniel
Hawthorne (1804-1864),
 et où, après 1825, il enseigna les langues étrangères, il
visita la France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, contribuant à répandre en Amérique
la culture européenne. Ces voyages lui inspirèrent  Outre-Mer. La période de sa plus
grande fécondité littéraire se situe entre 1839 et 1849. Hypérion, roman sentimental
et philosophique, et Voix de la nuit, son premier recueil de poèmes, parurent en
1839, Ballades  et autres poèmes, en 1842, ainsi que Poèmes sur l’esclavage,
L’Etudiant espagnol,
drame en vers, en 1843. L’histoire et le folklore européen et
américain lui inspirèrent Le Beffroi de Bruges (1846). Il publia ensuite : Evangéline,
qui évoque les Acadiens (1847), Hiawatha, poèmes indiens (1855), Contes d’une
auberge au bord de la route
(1863) et Miles Standish (1858) qui popularisa la
légende  de la colonie de Plymouth. Il traduisit La Divine Comédie de Dante. Quant à
sa Divine Tragédie ((1871), elle constitue avec Christus (1872) et la Tragédie de la
Nouvelle-Angleterre
(1868), l’un des trois volets de La légende dorée. Longfellow a
également laissé un récit semi autobiographique en prose, Kavanagh (1849). Il a
longtemps représenté un aspect de la culture officielle dans son pays.

 

ENGLISH (My translation into English) :

SUBLIME

To Rayan Keith Wallace

 

When, tender, the love touch our soul,

We know, suddenly, how to read the declentions of the words,

Where like the fresh flowers, open themselves

The lips of the beloved being!

 

And we discover, dazzled, vibrating of joy,

The murmurs of his heart, huddled

Between thousand of fragile points of exclamation!

 

Then, his smile become our source of delirium,

The spring path which leads,

Through the obscurity of life,

Up to the light of our own enchanted soul.

 

His caresses live in our chest for ever!

They (the caresses) grow up like the gladiolus

Every season when the irises bloom (are in blossom).

 

From the melody of the glaze of his eyes,

We tress long time and indefatigably (tirelessly)

The songs overflowing of amenity,

Forgetting all the bitterness,

All the tears and all heavy wounds

Inflicted to our flesh!

 

And we hold, until our death,

We hold in our febrile hands

The burning memory of those eternal instants,

Like we hold the little tomtits palpitating of emotion!

And we do not want, not for worlds,

Let fly them away far from us!