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SAINTE THERESE DE LISIEUX (français)

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SAINTE THERESE DE LISIEUX

 

« Toi seul, ô Jésus, peux contenter mon âme,
car jusqu'à l'infini, j'ai besoin d'aimer."

            Sainte Thérèse de Lisieux,
            de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

 

Tu dors, ma sœur céleste, et ton visage est clair

Sous la couronne de roses plus blanche que la pureté,

Le temps n’a pas d’emprise sur ta divine beauté

Tissée de fleurs des champs et de splendeur solaire !

 

La soie des paupières fermées sur le silence

Qui cache dans son essence un brin de paradis,

Et sur ta peau de blé une larme évanouie

Remplit l’éther léger de sa vibrante substance.

 

Et là, sur le tissu noir comme un puits

Fleurit ta main fragile brûlante de piété,

Pressant la poitrine où toute l’éternité

 

Se fait perfection et œuvre accomplie !

Je te supplie, ma sœur, n’oublie point ma voix

Qui a chanté les sources sublimes de la Foi !

 

La plénitude du Verbe, les gerbe de la Foi !

        Athanase Vantchev de Thracy 

 Fleurigny, ce lundi 4 septembre, Anno Domini MMVI

Le samedi 2 septembre, j’ai visité le Carmel de Lisieux. J’ai vu la sainte et j’ai pleuré. Ô mystères infinis de la Foi. Comme est-ce possible que cette toute modeste enfant de la Normandie, de notre France, ait pu ouvrir les cieux et mériter l’amour du Christ par l’angélique simplicité de sa vie ? Et voici que des multitudes venues du monde entier se pressent aujourd’hui devant son reliquaire où dors son petit corps fragile comme une perle et rayonnant d’une indicible beauté.

Glose :

Sainte Thérèse de Lisieux, de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897) : religieuse carmélite. L'affectivité de Thérèse est blessée à la mort de sa mère en 1877. Elle devient une enfant hypersensible, assoiffée de tendresse, au point de tomber malade lorsque sa soeur Pauline (sa seconde mère) entre au Carmel de Lisieux. Guérie miraculeusement en voyant sourire une statue de la Vierge Marie, elle va suivre un chemin de pacification intérieure qui lui donnera la force de surmonter plus tard les pires épreuves. De cette sensibilité, elle gardera un talent d'écriture (poèmes, pièces de théâtre dont l'excellente pièce sur Jeanne d'Arc). En 1887, elle obtient par son intercession la conversion d'un condamné à mort, Pranzini. Elle demande à rentrer au Carmel ("pour sauver des âmes et prier pour les prêtres") à 14 ans et va faire un voyage à Rome pour obtenir une dispense.

Les grandes qualités spirituelles de Thérèse seront vite reconnues puisqu'en 1893 (à 20 ans), Mère Marie de Gonzague lui demande de l'assister pour s'occuper des novices et trois ans plus tard, elle devient responsable des novices. Chaque jour, elle les enseigne une demi-heure, leur lit la règle et répond à leurs questions. Elle aide chacune à régler ses cas de conscience avec patience, calme et douceur, en soulignant combien le chemin spirituel de chacun peut être différent. En 1894, Mère Agnès lui donne l'ordre de rédiger ses souvenirs d'enfance. En 1895, Thérèse s'offre en victime à l'amour miséricordieux de Dieu. Un premier Père blanc missionnaire est confié à ses prières. En 1896 débute une longue épreuve intérieure, une nuit spirituelle (dépouillement de la conscience de l'amour de Dieu) qu'elle traversera avec la force de sa volonté d'aimer dans la nuit. Le jeudi saint, elle a sa première crise de tuberculose.

Thérèse meurt le 30 septembre 1897, dans une extase d'amour : "Mon Dieu, oh, je l'aime".

Peu de temps après sa mort (1898), la Mère supérieure publie ses écrits sous le titre « Histoire d'une âme ». Traduit en 35 langues, le livre est vendu en des millions d’exemplaires. Tout se passe très vite comme si Dieu voulait que cette sainte éclaire le siècle à venir. Sa cause de béatification est introduite en 1914 par Pie X. Le 14 août 1921, Benoît XV déclare l'héroïcité des vertus de la servante de Dieu et prononce à cette occasion un discours sur la voie de l'enfance spirituelle; Pie XI la proclamae bienheureuse le 29 avril 1923. Peu après, le 17 mai 1925, le même Pape la canonise en la Basilique Saint-Pierre devant une foule immense ; deux ans plus tard, le 14 décembre 1927, il la proclame patronne des missions (et deuxième patronne de la France) en même temps que saint François Xavier, à la demande de nombreux évêques missionnaires.

Thérèse est proclamée Docteur de l’Eglise le 19 octobre 1997 par le pape Jean Paul II!