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PULSATIONS INTIMES (français / anglais)

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PULSATIONS INTIMES

A Kasey

« La couleur des fleurs
S'est fanée hélas
Tandis que le regard perdu
Je pense à la fuite de mes jours
Dans la nuit où il pleut sans fin »

            Ono no Komachi

Ce soir que j’ai l’âge de ton sourire,
Je veux, ô mon Ami,
Chanter la face tournée vers le ciel :

Je veux exalter
Ton corps d’albâtre immaculé,
Sa double souplesse de roseau vierge,
Ta démarche de dieu assyrien
Et ce pas apaisé, ferme et sûr,
Virile, flexible et bondissant !

Toi, mon Ami, le plus beau poème
Sous la couleur lavande de l’horizon !

Je veux répéter comme une prière
La svelte allure de tes mots,
Le parfum palpitant de tes lèvres,
La force luxuriante de tes muscles,
La douceur princière de tes gestes !

Brise nacrée qui embrasse nos poitrines
Sous les hauts rayons nus de la lune !

Et le temps, le temps, mon Ami somptueux,
Qui boit à satiété
Le nectar des agapanthes
Et ne cesse de répéter à ton oreille délicate
Ces paroles suaves parmi toutes :

Je t’aime, je t’aime, je t’aime !

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 11 juillet 2007

Ce poème fut corrigé par moi le 16 juillet 2007

Glose :

Ono no Komachi (IX siècle ap. J.-C.) : vers la fin du IXe siècle, un ouvrage parut au Japon : le Kokin Wakashû, ou Kokinshû. Il rassemblait et présentait certaines œuvres des « six poètes immortels », les rokkasen. Ces auteurs de waka furent depuis lors réputés comme les plus grands poètes de l’époque Heian (794-1185 ap. J.-C.). Parmi ces six rokkasen figurait le nom d’une poétesse : Ono no Komachi. Le recueil cité plus haut contenait dix-huit de ses poèmes.

On connaît peu de chose de la vie de Ono no Komachi. On suppose qu’elle naquit au début du IXe siècle, et qu’elle mourut vers 900. Il ne reste d’elle que quelques poèmes, de nombreuses légendes, et le mythe d’une beauté aussi exceptionnelle que sa vieillesse fut douloureuse.

Une poignée de pièces de théâtre Nô ont été consacrées à la figure de Komachi et à ses errements supposés. Dans la région d’Akita, d’où elle serait originaire, une variété de riz et la voie de chemin de fer locales portent aujourd’hui son nom. Un festival est organisé chaque année en son honneur au mois de juin, dans la ville d’Ogachi.

La légende d’Ono no Komachi s’est essentiellement diffusée au Japon, puis au-delà, par l’intermédiaire du théâtre Nô de l’époque médiévale. Le cycle de cinq pièces classiques qui lui ont été consacrées décrit Komachi comme une grande poétesse, mais aussi comme une séductrice (irokonomi) ayant fait preuve d'une rare cruauté envers les hommes. Une « femme fatale », en somme, dont la vieillesse solitaire, douloureuse et misérable aurait été le châtiment.

 

ENGLISH (My translation into English) :

C'est la traduction du texte non corrigé :

INTIMATE PULSATIONS 

For Kasey

 

“The color of flowers

 faded, alas,

whereas, the lost glance,

I think of the flight of my days

at night where it is unlimitedly raining”

 

            Ono no Komachi

 

Your body of spotless alabaster,

Its double flexibility of virgin reed,

Your walk of young Assyrian god

And this peaceful, supple and sure step,

Virile and jumping up

Are the most beautiful poem

Under the frail stars within this night !

 

And the magnificence of your words,

The vertiginous perfume of your lips,

The strength of your muscles,

The sweetness of your movements,

The pearly breeze which caresses your gleaming breast

Under the high loving beams of the moon!...

 

And the time, the time, my friend, floating

In the chalices of the agapanthuses

Which does not stop repeating to your delicate ear:

 

I love you, I love you, I love you!

 

Notes:

Ono no Kamachi (9th sentery AD ) : she was one of the six greatest poets of Japan of all times. She has a legendary beauty. All the biggest princes loved her with passion. But she remained alone and died into great misery.

Agapanthuses : blue flowers