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DOUZE POEMES POUR ENFANTS (français)

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DOUZE POEMES  POUR ENFANTS

 

1.  

LES FOURMI

Aux enfants de ma cousine Athanasie

 

Les laborieuses fourmis,

Mes copines, mes amies,

S’en vont très tôt le matin

A l’école du jardin.

 

Jason, Jessica, Lily,

Mes copains et mes amis

Vont apprendre l’alphabet

Sous les branches du rosiers :

 

A – comme azalée, comme âme,

B – comme un baiser de flamme,

C – comme un ciel serein,

D – comme un desman malin.

 

L’aube est lourde de clarté,

De petits bruits feutrés !

Que de gaîté, que de rires,

Tout le monde apprend à lire !

 

Elles vont bientôt écrire

Sur les pages du zéphyr

Des mots doux à leurs amis,

Mes copines, les fourmis !

   Athanase Vantchev de Thracy

Boulouris, le jeudi 21 février 2002

Glose :

Fourmi (n.f.) : du latin formica.

Azalée (n.f.) : du grec azaleos, « desséché ».  Arbuste à feuilles persistantes ovales, vertes et luisantes, cultivé pour ses fleurs très colorées.

Desman (n.m.) : du suédois desmanratta, « rat musqué ». Taupe aquatique d’eau douce au pelage court et velouté.

2.

L’ECUREUIL ET LA TORTUE

A Antoine Baschet

 

« Salut, gentil écureuil,

Comme tu sembles joyeux,

On dirait une boule de feu

Qui traverse l’émeraude des feuilles !

 

Tu dévales de branche en branche

Telle une avalanche de soie,

Plus léger qu’une plume d’oie,

Plus lumineux qu’un dimanche ! »

 

« Salut, Madame la tortue,

C’est l’heure de ma gymnastique,

J’aime danser sous la musique

Des mésanges au cœur ému !

 

Ecouter leur voix aiguës

Qui font frémir le matin,

L’air, les arbres, le jardin,

Les bourdons aux pieds nus ! »

    Athanase Vantchev de Thracy

Boulouris, ce vendredi 8 février 2002

Glose :

Ecureuil (n.m.) : du latin populaire scuriolus, lui-même du latin classique sciurus, emprunté au grec skiouros.

Tortue (n.m.) : du latin populaire  tartaruca (bestias), du latin classique tartareus, (la bête qui habite) le Tartare. Dans la mythologie grecque, le Tartare est la région du monde la plus profonde,, placée au-dessous des Enfers eux-mêmes. Il y a la même distance entre l’Hadès (les Enfers) et le Tartare, qu’entre le Ciel et la Terre : 

  1. Ciel
  2. Terre
  3. Hadès (les Enfers)
  4. Le Tartare

3.

L’ABEILLE

A Maxim Pecqueraux

 

Vole, vole, belle abeille,

Sur les astres des corolles,

Le joli jardin raffole

De ton chant plein de merveille !

 

A moi ! – crie le pêcher, -

Je couvrirai de soie,

De brocart  et de taffetas

Ton corps tendre et léger !

 

- A moi ! – dit le sapin,

- A moi ! – murmure la rose, -

Viens, ma mie, viens et pose

Ton cœur sur ma robe carmin,

 

Je t’offrirai du nectar

Et des perles de pollen,

Le parfum de mon haleine,

Ma beauté et ma gloire !

    Athanase Vantchev de Thracy

Boulouris, le 28 janvier 2002

Glose :

Abeille (n.f.) : du latin apicula.

Brocart (n.m.) : de l’italien brocato, « broché ». Riche tissu de soie rehaussé de dessins brochés en fils d’or et d’argent.

Taffetas (n.m.) : du turco-persan taftâ, « tissé ». Tissu de soie à armure unie.

Nectar (n.m.) : du grec nektar. Breuvage des dieux antiques qui leur conférait l’immortalité.

Pollen (n.m.) : du latin botanique pollen, pollinis, (leur de farine, poussière fine ». Poussière très fine constituée de grains microscopiques produits et libérés par les anthères des plantes.

Anthère (n.f.) : du grec anthêros, « fleuri ». Partie supérieure de l’étamine.

4.

LA GRENOUILLE

A Oliver Pecqueraux

 

La petite grenouille s’en va

Par les prés couverts de fleurs,

Si belle dans sa robe de soie

Rehaussée de mille couleurs !

 

« Où vas-tu, grenouille, ma sœur ? »

Lui demande une bleue clochette.

« Je vais danser à la fête

Dans les prés couverts de fleurs ».

 

« Ecartez-vous, brins mouillés,

Ne touchez pas ma peau verte,

Mes sourcils, mes pattes alertes,

Ma tête pleine de chants légers ! »

 

« Dansez, sautez, bouton d’or,

Coccinelles et papillons,

Libellules, moustiques sonores,

Sœurs grenouilles et frères bourdons ! »

    Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 22 mai 1999

Glose :

Grenouille (n.f.) : du latin populaire ranicula, diminutif de rana.

Coccinelle (n.f.) : coccinus, « écarlate ». Insecte à élytres rouges tachetés de noir. Coccinelle des jardins ou  bête à bon Dieu.

Papillon (n.m.) : du latin papilio, « parpaillot, pavillon ».

Libellule (n.f.) : du latin botanique libellula, du latin classique libella, littéralement « niveau », à cause de son vol plané horizontal.

Moustique (n.m.) : de l’espagnol mosquito, de mosca, « mouche ».  

Bourdon (n.m.) : onomatopée.

5.

LE COQ

 

Je suis le coq hardi,

Cocori – cocorico,

L’aube est ma meilleure amie,

Cocori – cocorico !

 

C’est moi qui à l’aurore,

Cocori – cocorico,

Va chercher le soleil d’or,

Cocori – cocorico !

 

Pour que beau soit le jour,

Cocori – cocorico,

Plein de vie, de jeux, d’amour,

Cocori – cocorico !

 

Qui traîne encore dans son lit ?

Cocori – cocorico,

Vite à l’école, mes chéris,

Cocori – cocorico !

 

Vite, vite, le temps passe,

Cocori – cocorico,

Vite au travail, vite en classe !

Cocori – cocorico ! »

      Athanase Vantchev de Thracy 

Boulouris, le mercredi 30 janvier 2002

Glose :

Coq (n.m.) : onomatopée d’après le cri du coq « cocorico ». Ce mot a éliminé le mot jal,  appartenant à l’ancien français et provenant du terme latin gallus.

6.

LE PETIT DINOSAURE

Pour mon jeune ami Alexandre Huang

 

Viens, mon petit dinosaure,

Mon gentil ami,

Viens jouer avec tes sœurs

Dans la plaine fleurie.

 

Vite, déjà la douce aurore

A couvert les champs

D’un voile de perles et d’or

Fin et scintillant.

 

On ira cueillir des baies

Et des fraises sauvages,

Dans les sentiers légers

Des tremblants bocages.

 

Le soir, très fatigués

Nous irons dormir

Près de nos parents aimés,

Pleins de souvenirs ;

 

Et la grande nuit d’été

Bercera nos corps

Sous les étoiles ailées

Du ciel sonore !

    Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 24 janvier 2000

Glose :

Dinosaure (n.m.) : du grec deinos, « terrible » et sauros, « lézard ».

7.

NANAR ET BOBAR

A Charles Baschet

 

Deux petits, petits canards

S’en vont nager dans la mare,

Le premier s’appelle Nanar,

Le second s’appelle Bobar.

 

« Je sais nager mieux que toi » -

Dit Nanar à haute voix.

« Tu plaisantes, cher frérot,

Je suis le roi de l’eau ! »

 

Maman cane entend leurs cris :

« Hue ! à l’eau, mes fils chéris !

Gros renard n’est pas loin,

Il connaît bien le coin !

 

Un saut, deux sauts et cric-crac,

Il vous prendra dans son sac,

Puis, le soir, sur le talus,

Il vous mangera tout crus ! »

 

Pâles, tremblants, les traits défaits,

Nos héros s’en vont cacher

Leur frayeur loin dans l’eau

A l’abri des hauts roseaux.

   Athanase Vantchev de Thracy

Boulouris, le 4 février 2002

Glose :

Canard (n.m.) : onomatopée de « ca », le son que les canards émettent.

Cane (n.f.) : onomatopée. Femelle  du canard.

Renard (.m.) : du francique Reginhart, nom donné à l’animal  dans le « Le roman de Renart ». Le terme « renard » a éliminé  l’ancien mot « goupil », du bas latin vulpiculus, du latin classique vulpes.

8.

LE HERISSON ET LE PINSON

A ma petite cousine Marie

 

« Bonjour, bébé-hérisson,

Ah ! Comme tu es mal peigné,

Comme tu as l’air fatigué :

On dirait un cactus rond ! »

 

« Tais-toi, gentil pinson,

Je n’ai pas dormi la nuit,

Je dors  quand les autres vient,

Ainsi font les hérissons ! »

 

« Quant à moi, - dit le pinson -

Je me lève avec l’aurore,

C’est si beau les rayons d’or :

Que de fleurs, que de chansons ! »

 

« Ah ! Rien ne vaut, mon bon,

La lueur des étoiles

Et les soyeux voile

De la lune sur les vallons ! »

 

« Le silence est si profond,

Si léger le cœur des champs,

On entend la main du temps

Caresser les buissons ! »

    Athanase Vantchev de Thracy

Boulouris, le 7 février 2002

Glose :

Hérisson (n.m.) : du latin hericius ou ericius.

Pinson (n.m.) : du latin populaire pincio, pincionis, probablement une onomatopée.

Cactus (n.m.) : du grec kaktos, « artichaut épineux ».

9.

LA MARCHE DES SOURIS

 A Paul Baschet

 

Un, deux, trois,

Un, deux, trois,

Marchons tout droit !

Camembert, gruyère,

Roquefort, Saint-Lambert,

Tome de Savoie,

Un, deux, trois,

Un, deux, trois !

 

Quatre, cinq, six,

Gare à vos pelisses,

Aiguisez vos dents,

Prenez de l’élan,

Commencez, délices !

Quatre, cinq, six,

Quatre, cinq, six !

 

Sept, huit, neuf,

Sept, huit, neuf,

Dors, Monsieur Ponsard,

Dans ton chaud plumard,

Rêve aux côtes de bœufs !

Sept, huit, neuf,

Sept, huit, neuf !

   Athanase Vantchev de Thracy 

Boulouris, le 5 février 2002

Glose :

Souris (n.f.) : du latin classique sorex, soricis.

 

10.

LE COUCOU A CHANTE

 A Emilie

 

Le coucou a chanté, c’est l’été,

Coquelicots rouges et carmin,

Livres des blés, ciel de satin,

Le coucou a chanté, c’est l’été.

 

Les bleuets ont fleuri – tendres fées, –

Fontaines des forêts, fleurs du lin,

Le temps est doux, clair et serein,

Le coucou a chanté, c’est l’été.

 

Pourquoi dans mon âme enchantée

Beau Juillet a semé son chagrin,

Loin de mon cœur, pleurs anciens,

Le coucou a chanté, c’est l’été !

   Athanase Vantchev de Thracy 

Paris, le 12 janvier 2000

Glose :

Coucou (n.m.) : du latin cuculus, onomatopée.

11.

BOUVREUIL ET SANSONNET

 

 

Le vent léger dort

            Dans les pêchers,

Le bouvreuil sonore

            Vient de chanter.

 

Le temps est si beau,

            Si vert le pré !

En haut des ormeaux

            Marche l’été !

 

Venez, mes amis,

            Venez danser !

Tourne, vole et crie,

            Mon doux sansonnet !

 

Soudain mille enfants,

            Frappant des mains

Remplissent les champs

            De rire cristallin !

      Athanase Vantchev de Thracy 

Boulouris, le 10 février 2002

Glose :

Bouvreuil (n.m.) : contraction de °bouvereuil, de bœuf.oiseau des jardins, au plumage gris et noir, rouge sur la poitrine.

Sansonnet (n.m.) : diminutif du nom propre Samson. Etourneau. 

12.

AURORE

 

« Bonjour, sœur violette,

Bonjour, sœur capucine ! » -

Dit l’aurore câline

Aux deux frêles fleurettes.

 

« Bonjour, aurore amie !

Ah ! Comme ta robe est belle,

Couleur de bleu ciel,

D’or et de rubis ! »

 

« Merci, merci, mes sœurs,

Comme vos paroles sincères

Remplissent mes ailes légères

De joie et de bonheur !

 

« Veux-tu, aurore aimée,

Laver nos doux pétales

Du pan de ton voile

Mouillé de mauve rosée ? »

 

« Je veux bien, mes sœurs,

Couvrir de chauds baisers

Le monde tout entier,

Les prés, les bois, vos cœurs ! »

   Athanase Vantchev de Thracy 

Boulouris, le 24 janvier 2002

 

 

 

Mis à jour ( Lundi, 19 Juillet 2010 09:42 )