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O DIEM PRAECLARUM (français)

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O DIEM PRAECLARUM
 
"Quis leget haec"?


("Qui lira ces mots?")
 
            Perse
 
Âme, drape le châle

Sur tes épaules frileuses !


Ah, comme j'aime regarder
Le déploiement,
La poussée,
L'enchaînement délicat
Des mouvements harmonieux de tes bras!
 
Comme il m'est cher
Cet air flou, cet étrange air distrait
De ton visage transparent!
 
J'aime ce jour qui sent le doux serpolet,
Le tendre murmure du temps

Contre mon oreille attentive
Et la soie rose pâle de ce jour d’été
Sur ton corps.
 
Comme est claire en juillet
L'âme de la terre,

Cette âme pareille à celle des astres
Que les sages Anciens appelaient
Hestia ou Déméter!
 
Ce choeur des vagues bleues,
La mélodie des flûtes de la brise,
La voix des mésange

Dans les branches de l’acacia!
 
Ô Verbe multiple et varié
De la grande Poésie,
Verbe si simple, si pur!
Verbe qui exalte infatigablement
Notre vie unique, immuable, intemporelle!
 
Comme s'il savait, âme,

Que ce qui est dans le temps
A autant de valeur

Que le temps lui-même!
 
            Athanase Vantchev de Thracy

Rueil-Malmaison, ce samedi 10 janvier, Anno Domini 2009

Glose:

Perse, en latin Aulus Persius Flaccus (34-62 ap. J.-C.) : poète latin. Perse grandit dans une famille appartenant à l’ordre équestre et apparentée à de hauts représentants de l'ordre sénatorial. Il fait ses études dans sa ville natale jusqu'à l'âge de 12 ans. Il gagne ensuite Rome pour y étudier la grammaire et la rhétorique. Il est alors l'élève du grammairien Remius Palaemon et de Virginius Flaccus. Il côtoie le philosophe stoïcien Cornutus, Lucain ou encore Sénèque le Jeune. C'est Cornutus qui lui inspira l'amour de la vertu et exerça sur lui la plus grande influence, presque égale à celle d'un père qu'il perdit très jeune. Perse mourut en 62, à l'âge de 28 ans, d'une maladie d'estomac.

Serpolet, Thymus serpyllum ou thym serpolet (n.m.) : plante aromatique basse, qui ne dépasse pas 10 cm de hauteur, mais s'étend sur 50 cm de largeur ; elle est tapissante, aux tiges radicantes aux nœuds, aux très petites feuilles opposées ovales ou lancéolées, aux courtes hampes florales dressées. De juin à septembre, son feuillage aromatique vert à reflets pourprés sous le soleil disparaît littéralement sous une nuée de petites fleurs bleues groupées en capitules terminaux, plus carminés dans la variété Coccineus. Après la floraison, de juin à octobre, viennent les fruits formés de quatre petits akènes. C'est une plante des zones de broussailles, des prés secs, des rochers, des dunes. Elle pousse jusqu'à 3000 m d'altitude.

Hestia : dans la mythologie grecque, Hestia (en grec ancien Ἑστία / Hestía) est la divinité du feu sacré et du foyer. Elle est la fille aînée de Cronos et de Rhéa, sœur de  Zeus, Poséidon, Hadès, Héra et Déméter. Hestia appartient à la génération des douze grandes divinités de l'Olympe, quoique sa présence dans le panthéon olympien soit variable. Dans la mythologie romaine, elle correspond à Vesta.

Hestia incarne le foyer domestique, la flamme sacrée qui brûle sans cesse dans les demeures et dans les temples, et qui les purifie. Elle est vénérée comme la protectrice des familles, des villes et des colonies.

En effet, quand les Grecs voulaient fonder une colonie, ils emportaient de la métropole le feu d'Hestia destiné à allumer le foyer de la nouvelle patrie. Ainsi, Hestia symbolise aussi la pérennité de la civilisation et de la religion.

Chaque repas commençait et finissait par une offrande à Hestia.

Déméter : dans la mythologie grecque, Déméter (en grec ancien Δημήτηρ / Dêmếtêr qui dérive de Γῆ Μήτηρ / Gễ Mếtêr, « la Terre-Mère » ou de Δημομήτηρ / Dêmomếtêr, « la Mère de la Terre », de δῆμος / dễmos, « la terre, le pays ») est la déesse de l'agriculture et des moissons. Les Romains l'associèrent à Cérès. Elle est la mère de Perséphone.

Dans Les Travaux et les Jours, Hésiode revient fréquemment sur Déméter, et il y donne de nombreux détails sur les rites religieux entourant la fertilité et le travail de la terre. On reconnaît que cette déesse est l'une des divinités les plus favorables aux humains et qu'elle se réjouit dans la paix et le labeur. Plusieurs auteurs s'entendent pour dire qu'elle ne faisait pas partie des douze dieux de l'Olympe, puisqu'elle préfèrerait rester près de la terre et des champs.

Selon Pausanias dans sa Description de la Grèce, une grande quantité de temples et sanctuaires dédiés à Déméter parsemaient le pays, témoignant de l'importance de son culte.

Déméter fut honorée dans les mystères d’Eleusis, un culte célébrant le retour à la vie et le cycle des moissons. L'Hymne homérique à Déméter donne la meilleure description qui puisse nous documenter sur l'origine du culte.

Elle était également honorée aux mystères de Samothrace sous la forme de la déesse Axieros, la déesse principale des Grands Dieux.

O diem praeclarum: expression latine de Cicéron qui signifie "Ô magnifique journée".