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LE CODE SACRE (français)

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LE CODE SACRE

Mardouk a Babylone, Enlil, la belle Nippour,
Ourouk et Eridou ont Enki et Inan
Mais toi, mon Prince de lys, tu as pour ville mon sang
Où, dieu unique, tu règnes sur mes nuits et jours!

Athanase Vantchev de Thracy

Boulouris, le 9 août 2007

Glose:

Marduk ou Mardouk (en akkadien, Amar.Utu ou Amar.Outou en sumérien) : dieu tutélaire de la ville de Babylone. Il y siégeait dans son sanctuaire l'Esagil, « le temple au pinacle surélevé » auquel était adjointe la zigourat Etemenanki, passée à la postérité comme la Tour de Babel. Sa parèdre était Zarpanîtou ou Sarpanîtou. Les Mésopotamien en faisaient le fils aîné de Ea et de la déesse Damkina.A l'origine, dieu agraire d'importance secondaire, Mardouk finit par supplanter Enlil et absorber ses attributions devenant ainsi le dieu suprême du panthéon. Il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor Ier, roi de Babylone de 1125 environ à 1104 av. J.-C. Le Poème de la Création (Enuma Elish), écrit à cette époque, est destiné à justifier cette promotion. On lui associe le démon (Moushkhoushou), la planète Jupiter et le chiffre 50 qui était également attribué au dieu Enlil.

Chaque année au nouvel an, les dieux de Babylone et de Borsippa viennent lui rendre hommage ; une grande procession s'organise sur la voie sacrée. Le huitième et le onzième jour, les dieux se réunissent dans son temple, le saluent avec crainte, se tiennent agenouillés devant lui pendant que les destins se fixent irrévocablement pour l'année entière. La suppression de ces solennités, en temps de guerre ou de malheurs publics, était une calamité dont on faisait mention dans les annales de la cité.

Enlil, Li (en sumérien)ou Ellil (en akkadien) : l'un des dieux principaux de Sumer et d'Akkad.
En sumérien, son nom est expliqué comme en-líl, ce qui signifie « Seigneur du Vent » . Il est en effet au départ le dieu du vent du printemps, période de retour de la végétation dans les campagnes. Enlil peut également avoir un caractère violent et redoutable, comme la tornade. En fait, son nom n'est probablement pas sumérien à l'origine, mais pourrait remonter à des temps très reculés, et son sens initial nous est de ce fait inaccessible.

Son nombre est 50, ses symboles sont la tiare à cornes et les tablettes de la destinée. Une partie de la voûte céleste lui était attribuée, la « Voie d'Enlil », qui forme une bande qui s'étend sur une partie du ciel nocturne.


Enlil est présenté soit comme le frère cadet, soit plus souvent comme le fils d'Anu. Il est le frère d'Enki. Sa parèdre est Ninlil/Moullissou, et on leur attribue de nombreux enfants : Nanna/Sîn, Ishkour/Adad, Nergal, Ninourta, Ourash pour les plus importants.

Son temple terrestre principal, l'Ekour, se trouve à Nippour (Nippur). Il a également un palais au Ciel, l'Esharra. Il est toujours encadré d'une cour de dieux, et son vizir est Noushkou.

Ce dieu apparaît dès la période des Dynasties archaïques comme l'un des principaux dieux du panthéon sumérien et akkadien. D'après les mythes les plus anciens, il est considéré comme le roi des dieux. C'est lui qui dirige l'humanité, grâce aux tablettes du destin, sur lesquelles est gravé l'avenir des hommes. C'est donc avant tout Enlil qui attribue la royauté sur les hommes à sa guise, et il fait chuter tout roi qui ne le respecte pas (en témoigne le mythe de la Malédiction d'Akkad). De ce fait, Nippour est le principal centre religieux de Sumer et d'Akkad, et bien qu'elle ne fut jamais une cité puissante aux époques historiques, sa possession était disputée car s'y faire couronner symbolisait qu'on était l'élu d'Enlil, et qu'on était supérieur aux autres rois. Enlil est également considéré comme présidant l'assemblée des dieux, qui se réunit dans son temple de Nippur.


Enlil est un acteur important de nombreux mythes : Enlil et Ninlil, le Mariage de Sud, le Déluge (dans l'Atrahasis comme l'Épopée de Gilgamesh), le Voyage de Nanna à Nippur, etc.


Il perd cependant sa position de roi des dieux quand Mardouk, dieu de Babylone, prend sa place dans l'Enuma Elish (l'Épopée de la Création), rédigée vers le XIIe siècle av. J.-C., dans laquelle celui-ci est proclamé "Enlil des dieux". En Assyrie, c'est le dieu national Assur qui se substitue à Enlil. On garde cependant le souvenir du prestige passé de ce dieu, puisque la souveraineté divine s'exprime parfois par un substantif formé sur son nom, enlilūtu.

Enki : dieu de la mythologie sumérienne, associé à l'eau douce, à la sagesse et aux inventions techniques, membre du conseil Anunnaki. Il deviendra Éa dans la mythologie assyro-babylonienne.

Enki signifie « seigneur de la Terre » : le mot sumérien en signifiant « seigneur » et ki « la terre ». Mais cette interprétation littérale est controversée. En effet, on admet généralement que Enki est le dieu « de ce qui se trouve en dessous », c'est-à-dire, selon la conception mésopotamienne de l'univers, des eaux douces qui jaillissent du sous-sol. Le nom akkadien d'Éa semble être d'origine sumérienne, et s'écrit à l'aide de deux signes signifiant « maison » et « eau » E.A. Mais on admet parfois l'hypothèse que E.A se prononçait /haya/ ou /ħayya/ (se rapprochant du mot vie en sémitique), nom évoquant à la fois le caractère vital de l'eau pour l'agriculture et l'océan inférieur dont le dieu était le maître.
Enki est le dieu de l'eau douce et de la prospérité, la « source génératrice de vie », le dieu de l'intelligence, de la création et de la destinée. Troisième dieu de la triade mésopotamienne, il y représente l'intelligence et la sagesse. Il est parfois décrit comme un dieu rusé, malin ou même fourbe.
Ses attributs, la chèvre et le poisson, seront combinés en un seul animal, le sukhurmashu (soukhourmashou), qui deviendra plus tard le capricorne de nos signes du zodiaque. Enki est représenté avec un flot d'eau et de poissons sortant de ses épaules. Il est accompagné d'arbres symbolisant les aspects mâles et femelles de la nature, représentant ses capacités créatives. Possédant des capacités en magie, il est considéré comme le patron des exorcistes.
Enki est le seigneur de l'Apsû, l'océan inférieur, d'où les rivières, les fleuves et les lacs tirent leur eau. Il y vivait avant la création de l'homme, et y puise pour guider le cours des grands fleuves et des canaux d'irrigations.


Frère d'Enlil, il est tout d'abord marié à Ninhursag, dont il a une fille, Ninsar. Puis, il conçoit avec celle-ci Ninkurra. Enfin, cette dernière donne également naissance à Utu. Son mari étant volage, Ninhursag, particulièrement jalouse, déclenche des sècheresses à chaque incartade de son époux.


Le principal temple d'Enki, le é-engur-ra, « temple de l'abysse » ou « temple de l'eau profonde », aussi appelé le é-abzu (« temple de l'Apsû »), était situé dans la ville d'Eridu, dans la vallée de l'Euphrate.
Dans la mythologie suméro-akkadienne, Enki est à l'origine de la création des hommes. Créés à partir d'argiles, ceux-ci sont censé suppléer les dieux dans leurs tâches quotidiennes.
Plus tard, il sauvera l'humanité du déluge. Les dieux ayant décidé de détruire l'hum

anité sous les eaux, Enki conseillera à Uta-Napishtim de construire une arche pour lui et sa famille, et d'y rassembler des animaux. Cette légende, retranscrite au sein de l'épopée de Gilgamesh, est la première trace écrite d'un mythe du déluge, notamment proche du mythe biblique de l'arche de Noé.
Concernant le tempérament incestueux de Enki, une légende raconte que celui-ci poursuivait les avances d'une des filles de Ninhursag. Celle-ci s'en étant aperçu, elle demanda réparation auprès de Utu, dieu de la justice, et obtint, en échange de la défloration, huit graines avalées par Enki. Ces graines donneront alors huit jeunes filles.

Inanna, Inann ou Inan : cette déesse, appelée Inanna chez les Sumériens, Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens, Astarté plus tard, doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l'amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort. Elle a un aspect hermaphrodite (Ishtar barbata), comme beaucoup de déesses de ce type.


Inanna est considérée tantôt comme la fille du dieu-Lune Nanna, tantôt d'Ishkur (en akkadien Adad), dieu de la pluie.


Elle fait partie de la triade des dieux planétaires. Elle est la déesse de l'étoile Vénus et de l'amour. Inanna est la déesse tutélaire D'Uruk (dans la bible, Erech). Le sanctuaire d'Inanna à Uruk s'appelle l'Eanna. Elle est l'épouse du berger Dumuzi qui deviendra souverain de la cité. Plusieurs récits sumériens racontent le mariage de ces deux divinités. Les textes témoignent d'un grand amour, mais il y règne aussi un pressentiment d'un malheur à venir. Dans certains de ces textes, la mort de Dumuzi est due au simple fait qu'il s'est uni à une déesse.

Inanna ou « la bien-aimée d'Anou » fut la jumelle de Shamash.


Il existe une version assez « hard » de cet épisode, et une autre où Dumuzi le berger est mis en concurrence avec un fermier, symbolisant la lutte entre les deux classes.


La descente d'Inanna aux Enfers :


Ce mythe sumérien est le plus fameux récit mettant en scène Inanna.
Inanna, souveraine du « Grand Royaume d'En Haut », décide de descendre aux enfers pour supplanter sa sœur aînée Ereshkigal, souveraine du Monde Inférieur. Elle entre dans le palais d'Ereshkigal, traverse les Sept Portes et arrive nue, dénuée de tout pouvoir, devant sa sœur et les Sept Juges des Enfers (Anunnaki), qui la tuent. Les dieux sont informés, mais la récusent pour son acte. Enki façonne et envoie cependant 2 messagers asexués en enfer, qui raniment Inanna avec le « breuvage de vie » et la « nourriture de vie ».


Obéissant à la loi qui dit que quiconque pénètre en Enfer ne peut revenir sur Terre, les Anunnaki ne la laissent pas partir. Inanna doit fournir un remplaçant. Elle revient sur terre accompagnée de démons et cherche un remplaçant.


Après diverses recherches, elle trouve Dumuzi confortablement installé sur le trône de la cité et le désigne, par colère. Explication bien « humaine » qui cache un mystère de la mort rituelle du roi pour assurer la fertilité universelle.


Dans la version akkadienne, Ishtar et Tammuz sont les personnages du mythe. Il y semble qu'Ishtar va en enfer, après la mort de Tammuz, pour ramener celui-ci. L'absence d'Ishtar stoppe toute reproduction, ce qui panique les dieux et les poussent à la libérer.


Rite du mariage sacré :


Chaque année au nouvel an, le souverain était tenu « d'épouser » l'une des prêtresses d'Inanna, afin d'assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles. Ce fut sûrement tout d'abord un rite propre à Uruk, qui s'est ensuite généralisé vers la fin du IIIe millénaire.


Le Roi remplace le dieu Dumuzi du mythe, et l'union avec la prêtresse, représentante de la Déesse, a lieu dans l'Eanna. Les festivités étaient très joyeuses et se déroulaient dans l'allégresse.
Ces hymnes de mariage sacré influencé le Cantique des cantiques, qui présente de nombreux traits similaires.