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L'AIGLE ROMAINE (français)

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L'AIGLE ROMAINE

 

«Déploie ton jeune courage, enfant ;
c'est ainsi qu'on s'élève jusqu'aux astres.»


            Virgile,

            Eneide

 

La neige, le temps heureux, le feu dans l'âtre clair,

Ta main limpide qui serre le livre de Virgile,

Dans le silence rouge or, la vertueuse Sibylle

Exalte l'aigle romaine d'un vers de lumière.   

 

            Athanase Vantchev de Thracy

 

Sofia, ce samedi 10 novembre 2007

Il neige a Sofia. Assis près de la cheminée, je relis les immortels vers de l'immortel Virgile. Mon coeur est empli d'une étrange joie. La petite chienne Daisy dort bienheureuse à mes pieds. Dehors, le temps de l'année, jaune, gris et blanc, s'en va sur la pointe des pieds. 

Glose:

Virgile : de son vrai nom Publius Vergilius Maro, Virgile naquit, selon la tradition, le 15 octobre 70 av. J.-C. à Andes, un village proche de Mantoue. Il fit de solides études en littérature grecque et latine, en rhétorique et en philosophie, successivement dans les villes de Crémone, de Milan, de Rome et de Naples. Protégé par un homme d'Etat du nom de Caius Mécène, Virgile, libre de tout problème financier, put se consacrer entièrement à l'écriture et à l'étude. Il passa la plus grande partie de sa vie à Naples, ou dans ses environs, ainsi qu'à Nole, et comptait au nombre de ses proches amis non seulement son protecteur mais aussi Octave, futur empereur Auguste, ainsi que de nombreux poètes renommés tels que Caius Cornelius Gallus, Horace et Lucius Varius Rufus. En 19 av. J.-C., Virgile entreprit un voyage en Grèce et en Asie avec l'intention de retravailler son chef-d'œuvre, l'Enéide, déjà presque complètement achevé, et de consacrer à l'étude de la philosophie les dernières années de son existence. А Athènes, il rencontra Auguste et revint avec lui en Italie; il mourut peu après son arrivée а Brindes. Agonisant, il avait demande а ce que l'Enéide, inachevée, donc imparfaite, soit détruite, mais Auguste n'y consentit pas et chargea Varius Rufus et Plotius Tucca de préparer le poème en vue de sa publication.

Aigle (n.m.) : oiseau de proie à la vue perçante, au bec crochu à bords tranchants et aux pattes puissantes munies de serres pour saisir leurs proies. Il trompette, glapit ou glatit lorsqu’il pousse son cri. Jadis, le mot s'employait également au féminin. Ainsi, on dit: aigle impériale (l’aigle impériale, les armes de l’Empire d’Autriche, qui étaient une aigle à deux têtes); aigle romaine (l’aigle romaine, les aigles romaines, les enseignes des légions romaines, ainsi appelées parce qu’elles étaient surmontées de la figure d’un aigle; aigle française (l’aigle française, les aigles françaises, les drapeaux de l’armée française).

L'aigle est une figure héraldique naturelle féminine, employée dès les croisades. Issue de l'aigle romaine, restituée par Charlemagne, elle devint le symbole de l'empire, et gagna même une deuxième tête au moment de la fusion entre l'Empire d'Orient et l'Empire d'Occident. Cette concurrente aérienne du lion vole rarement, et ce peut-être pour marquer sa suprématie : elle peut régner sur les mêmes zones que le lion, alors que le dernier n'a aucun pouvoir dans les airs, qui devient symboliquement un monde supérieur. Elle est représentée vue de face, la tête tournée de profil à dextre, les ailes déployées étendues. Elle est abaissée quand les ailes sont pendantes, éployée quand les ailes sont ouvertes (ce qui est sa position normale). L'aigle « normale » est représentée de face, pattes et plumes de queue écartées, ailes ouvertes et plumes déployées (on dit vol éployé) et tête de profil, regardant à dextre, comme il se doit pour tout animal héraldiquement correct. L'aigle héraldique a les pattes dégarnies, souvent rouges (de gueules), ressemble donc plus à un faucon de chasse qu'à un aigle naturel, qui a les pattes couvertes de plumes jusqu'aux serres (forme que retrouvera l'aigle des Premier et Deuxième Empires)