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LA MAIRIE DE GANDIA (français)

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LA MAIRIE DE GANDIA

« Tanmateix, no és necessari el mot, tot ha estat fet un líquid etern que torna a la mar, a les aigües perennes de la memòria. »

« Pourtant, le mot n'est pas nécessaire, tout est devenu un liquide éternel qui revient à la mer, aux eaux pérennes de la mémoire. »

            Ricard Ripoll i Villanueva 

1.

Ami, qui mieux que nous connaît la rude ascension de la parole,

Et la grâce du soleil dans sa suprême fixité,

Nous, les taciturnes réunisseurs des jours éparpillées,

Des nuits assemblées en couronnes de lumière bleue,

La valeur de chaque mot milliaire en son sens plénier ?

 

Nous aimons la matinale liqueur de la mer,

Le ressac des soirs,

Les frêles clôture des poèmes,

Le sacrement exaltant des strophes faite de sang et de roses.,

Les visages des soirs silencieux et fluide

Comme le tremblement des oliviers.

 

Ami, douloureusement adorable sont les nuits gandiennes,

Les navires des siècles, les barques des heures

Berçant de chants clairvoyants noc cœurs et nos vies.

 

Ô doux Seigneur, ce partout et toujours de nos vies,

Ce monde qui passe dans chacune de nos veines

Et change le tremblement de l’univers en sang pur.

 

Mais la suave nuit est déjà là, mère antique des mystères,

Reine des plaisirs hyménéens, déesse sans partage qui engendre,

Aux milieu des guerres, dans les entrailles de la mort, des amants

A la pure profondeur, à la volupté verte qui ouvre les portes  

Vers la chaude pérennité des fruits et des feuilles.

 

Non, non, mon Ami, nous fuyons les identités lexicales de surface,

Les glissements et les équivoques des textes anciens

Qui faisaient mérite aux orateurs.

A nous le divine simplicité,

Les calmes embouchures des fleuves d’or

Où repose, libre et transparent,

L’amour dans toute sa légère nudité.

 

2.

 

Ô ville, j’aime la langue limpide de tes brises,

Les façades de tes demeures adoucies

Par les mains lumineuses des artistes,

Tes palais faits de tant de savoir plein de pudicité,

D’application ardente et d’intime élégance.

 

J’aime tes fenêtres ouvertes où passent et repassent

Les hautes silhouettes des dames somptueuses du passé,

Des femmes ondoyantes du présent

Qui réunissent autour de leur sobre clarté

Les faces joyeuses des enfants.

Des mains tendues vers la paix,

Des miroirs étincelants dans des miroirs étincelant plongés.

 

Vous femmes éternelles de Gandie, berceaux immortels,

Sources toujours neuve de l’histoire invinciblement une.

Femme où l’ouïe du cœur vient chercher la musique de l’été,

Pareilles à des oiseaux délicats, blottis dans le silence du soir,

Vous, femmes de Gandie, livre ouvert de la rigoureuse latinité

Sous les toits flamboyants du Midi.

 

                        Athanase Vantchev de Thracy

Glose:

Ricard Ripoll i Villanueva est né à Sueca (Valencia - Espagne) en 1959. Ses parents émigrèrent en France où il passa sa jeunesse et poursuivit ses études en Lettres Modernes. Dès l'âge adulte, il retourna à ses origines et s'installa à Barcelone. Professeur de Littérature française à l'Universitat Autònoma de Barcelona, il écrit de la poésie, des romans (non publiés) et des fragments qui constituent au fil des années un itinéraire magique reliant la fiction et la réalité. Il dirige un groupe de recherche universitaire: le GRES (Groupe de Recherche sur les Ecritures Subversives).

Ricard Ripoll s'intéresse à l'écriture, la passion, la poésie comme friction. En fait, trois éléments qui, dans ses textes, se mêlent et qui, dans sa vie, l'obsèdent. La friction, entendue comme mouvement, poésie des corps, de l'appel du désir, des cris de plaisir... du vivre angoissant.

Mairie de Gandia : elle fut édifiée en 1778, en opposition à l’ancien lieu de pouvoir, le Palais Ducal. La façade fut pensée et construite dans le plus pur style néoclassique, correspondant au courant de l’époque. L’ensemble est terminé par une balustrade sur laquelle reposent quatre bustes en pierre, représentant les quatre vertus cardinales dont doivent faire preuve ceux qui gouvernent. Seule cette façade a été conservée lors de la reconstruction de l’édifice en 1982.

Le christianisme considère que les vertus cardinales, reprises de l'Antiquité, jouent un rôle charnière (d'où leur nom de « cardinales », du latin cardo, « charnière, pivot » dans l'action humaine et parmi les autres vertus. Leur nombre est de quatre : 

•          la prudence, qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance le véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir ;

•          la tempérance, qui assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté, procurant l’équilibre dans l’usage des biens ;

•          la force, c'est-à-dire le courage, qui assure dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien, affermissant la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale ;

•          la justice, qui consiste dans la constante et ferme volonté de donner à chacun ce qui lui est dû.

Les vertus sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent les actes, ordonnent les passions et guident la conduite. Elles procurent facilité, maîtrise et joie pour mener une vie moralement bonne. L’homme vertueux, c’est celui qui librement pratique le bien.

Ce groupe de quatre vertus est mis en évidence par Platon, suivi par Aristote et par les philosophes stoïciens. Il est également connu dans le judaïsme hellénisé (Philon d'Alexandrie, IVe livre des Maccabées) et chez les Pères de l'Église.

On le trouve dans un livre grec de l'Ancien Testament, le livre de la Sagesse (VIII,7) :

Aime-t-on la rectitude ? Les vertus sont les fruits de ses travaux, car elle enseigne tempérance et prudence, justice et force.

Dans le christianisme, ce groupe de quatre vertus humaines, cardinales, est complété par trois vertus dites « théologales » (foi, espérance et charité) qui les rendent plus parfaites. Leur ensemble est parfois appelé celui des sept vertus catholiques.

Dans la perspective chrétienne, les vertus humaines acquises par l’éducation, par des actes délibérés et par une persévérance toujours reprise dans l’effort, sont purifiées et élevées par la grâce divine. Avec l’aide de Dieu, elles forgent le caractère et donnent aisance dans la pratique du bien. L’homme vertueux est heureux de les pratiquer. Les vertus sont les fruits et les germes des actes moralement bons ; elles disposent toutes les puissances de l’être humain à communier à l’amour divin.

Vertu cardinale, la justice est appelée « vertu de religion » quand il s'agit de justice envers Dieu.

Saint Paul rappelle que les vertus théologales ne sont pas toutes trois destinées à durer éternellement. À la fin des temps selon le christianisme, le retour de Dieu sera une évidence - et la foi n'aura donc plus de raison d'être, aucun doute ne pouvant subsister sur ce dont on est en permanence témoin. L'espérance, ne sera pas davantage de mise puisque, tout étant accompli, il n'y aura plus lieu d'espérer quoi que ce soit de supplémentaire. Seule subsistera donc, dit-il, la charité - ou amour.

Histoire de l'art - attributs des vertus théologales :

Dans les œuvres d'art du Moyen Âge et de la Renaissance, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes.

Leurs attributs respectifs sont par exemple :

•          pour la prudence : miroir et serpent ;

•          pour la tempérance : deux récipients avec l'eau passant de l'un à l'autre ;

•          pour la force : glaive ;

•          pour la justice : balance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vertus cardinales et vertus théologales [modifier]

Dans le christianisme, ce groupe de quatre vertus humaines, cardinales, est complété par trois vertus dites « théologales » (foi, espérance et charité) qui les rendent plus parfaites. Leur ensemble est parfois appelé celui des sept vertus catholiques.

Dans la perspective chrétienne, les vertus humaines acquises par l’éducation, par des actes délibérés et par une persévérance toujours reprise dans l’effort, sont purifiées et élevées par la grâce divine. Avec l’aide de Dieu, elles forgent le caractère et donnent aisance dans la pratique du bien. L’homme vertueux est heureux de les pratiquer. Les vertus sont les fruits et les germes des actes moralement bons ; elles disposent toutes les puissances de l’être humain à communier à l’amour divin.

Vertu cardinale, la justice est appelée « vertu de religion » quand il s'agit de justice envers Dieu.

Saint Paul rappelle que les vertus théologales ne sont pas toutes trois destinées à durer éternellement. À la fin des temps selon le christianisme, le retour de Dieu sera une évidence - et la foi n'aura donc plus de raison d'être, aucun doute ne pouvant subsister sur ce dont on est en permanence témoin. L'espérance, ne sera pas davantage de mise puisque, tout étant accompli, il n'y aura plus lieu d'espérer quoi que ce soit de supplémentaire. Seule subsistera donc, dit-il, la charité - ou amour.

Histoire de l'art - attributs des vertus théologales [modifier]

Dans les œuvres d'art du Moyen Âge et de la Renaissance, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes.

Leurs attributs respectifs sont par exemple :

  • pour la prudence : miroir et serpent ;
  • pour la tempérance : deux récipients avec l'eau passant de l'un à l'autre ;
  • pour la force : glaive ;
  • pour la justice : balance.