Statistiques
Blogspot            ancien site - cliquer ici / old website - click here            Poetrypoem

JAMES OSCCO ANAMARÍA (français / espagnol / anglais)

PDF
Imprimer
Envoyer

 

                 Le Poète péruvien James Oscco Anamaria

 

ÉPIGRAPHE SUR LA TOMBE DU POÈTE PÉRUVIEN

            JAMES OSCCO ANAMARÍA

 

« Voici quelle grande miséricorde il a eue envers nous »

            Homélie du IIe siècle

Voyageur,

Ici repose

La voix juste, le cœur droit du Pérou,

Le chantre magique

James Oscco Anamaría.

 

Immortel, il sourit à présent à l’éternité,

Ses yeux grand ouverts,

Son nez aquilin sculpté

Par les brises des montagnes,

Sa peau hâlée par les houles de l’océan.

 

Apaisée,

Son âme écoute aujourd’hui  

L’été andin marcher pieds nus

Dans les prairies pleines d’anémones !

 

Vivant,

Il est l’air que respirent les colombes,

La liberté qui pousse en secret sur les lèvres

Des peuples martyrs d’Amérique !

 

Victorieux,

Il est le poème pur

Que le temps divin ne cessera d’écrire

Sur les prunelles des enfants !

 

Son amour ?

Il est dans chaque petit frisson de lumière

Dont le matin enveloppe les mots

Liberté et Justice,

Dans chaque atome de l’univers

Qui voyage au cœur des rêves humains !

 

Lève-toi, Ami aimé, viens ce soir

Poser ton âme de neige,

Ta face recouvertes de cyclamens

Sur la fiévreuse tendresse

De l’immense poitrine du Pérou!

 

Ah, mon ami,

Si lourdes sont à dire

Les choses légères ! 

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 10 mars 2009

 

Je dédie ce poème à mon frère, au brillant poète, à l’homme qui a aimé jusqu’à mourir le peuple fier du Pérou, à l’apôtre des pauvres sauvagement torturé et assassiné par un gouvernement sanguinaire! Il a laissé des traces de sa pureté évangélique sur le visage du temps qui passe d’un pas ferme dans les rues, les places, les églises, les champs, les ports, les mines d’un pays qu’il a voulu vierge de toute injustice.

Glose :

James Oscco Anamaría (1970  - 2005) : poète et universitaire péruvien né à Calcauso, district de Mollebamba, province d’Antebamba, département d’Apurímac. James fit de brillantes études de lettres à l’Université Technologiques des Andes. Arrêté, il fut assassiné après d’abominables tortures. Les autorités péruviennes essayèrent de présenter sa mort comme un suicide. La disparition de cette grande voix de la Justice fut pleurée par tout le peuple péruvien et par des milliers d’hommes justes du monde entier.

Homélie (nf.) : du latin ecclésiastique homilia, lui-même du grec ‘ομιλία, commentaire prononcé par le prêtre ou le diacre lors de la messe. L'homélie consiste, en suivant le développement de l'année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne. Elle est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec le concours du peuple les dimanches et jours de fête, on ne l'omettra que pour un motif grave.

Anémone (n.f.) : du grec ’ανεμώνη. Plante herbacée (Renonculacées) à fleurs sans corolles de couleurs vives.

Cyclamen (n.m.) : du grec κυκλάινος. Plante de la famille des Primulacées à fleurs roses

 

ESPAGNOL :

EPÍGRAFE SOBRE LA TUMBA  DEL POETA PERUANO

                  JAMES OSCCO ANAMARÍA 

« Eh aquí, qué grande misericordia hubo para nosotros »

                            Homilía del 2do. Siglo 

Viajante,
acá reposa
la justa voz, el corazón enhiesto del Perú.
el  chantre mágico
James Oscco Anamaría.

Inmortal, sonríe ahora en la eternidad,
abiertos sus ojos grandes,
esculpida su nariz aquilina
por las brisas de las montañas,
empalidecida su piel por las olas del océano.

Imperturbable:
su alma escucha en este momento
al verano andino caminar con los pies desnudos
en las praderas repletadas de anémonas !

Viviviente:
él es el aire que respiran las palomas,
es la libertad que nace en secreto en los labios
de los pueblos mártires de América!

Victorioso:
él es el poema puro
que los tiempos divinos no cesarán de escribir
en las pupilas de los niños !

¿Su amor ?:
Está en cada tiritar de la luz de la madrugada
que envuelve las palabras
Libertad y Justicia,
en cada átomo del universo
que viaja en el corazón de los sueños del Hombre !

Levánte, amado Amigo, ven este atardecer
y posa tu alma de nieve,
tu rostro recubierto de corolas púrpura
en la ternura afiebrada
del imenso pecho del Perú !

Oh, mi amigo,
cuán pesado es decirte
las cosas ligeras !

Traducción: Feliciano Mejía (Pérou)

Lima, 11 de marzo de 2009.



ENGLISH :


Inscription on the Tomb of the Peruvian Poet James Oscco Anamaría

'See how great is the mercy he has shown us'

         Homily, Second Century

Traveller, this is the last resting place
of the just voice, the virtuous heart of Peru,
the magical songmaker
James Oscco Anamarìa.

Immortal now, he smiles at eternity
with eyes wide open,
his aquiline nose sculpted
by the mountain breezes,
his skin bronzed by the ocean swell.

Finally at peace,
today his soul can listen to
the Andean summer walking barefoot
in the meadows full of anemones!

He is alivein the air breathed by doves,
in the freedom that grows in secret on the lips
of the martyred peoples of the Americas!

Triumphant,
he is the pure poem
that divine Time will never cease to write
on the eyes of children!

And his love?
It endures in every tiny shiver of light
with which morning wraps the words
Freedom and Justice,
in every atom of the universe
that journeys to the heart of human dreams!

Arise, beloved Friend, come tonight
with your soul of snow,
your face covered in cyclamens
and soothe the feverish tenderness
of the immense breast of Peru!

Ah, my friend, a poet
speaks of light and air
and carries the weight of the earth!

I dedicate this poem to my brother, the brilliant poet, the man who loved the people of Peru to the point of death, the apostle of the poor savagely tortured and murdered by a bloodthirsty government! He left traces of his evangelical purity on the face of the times that pass with a firm step through the streets, the squares, the churches, the fields, the ports, the mines of a country he wanted to be innocent of all injustice.

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges
March 2009