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EMBRASSE-MOI ENCORE (français)

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                                                        Pindar

 

EMBRASSE-MOI ENCORE

            (rondeau)

 A Régis Dho

« Les mots ont une vie plus longue que des actes »

            Pindare (522 – 443 av. J.-C.),

           Ode néméenne

 

Embrasse-moi encore, Ami aérien,

Ne dis rien car l’âme est ivre de Beauté,

Tes lèvres me suffisent pour dire l’éternité,

Embrasse-moi encore, Ami aérien.

 

Ne dis rien car l’âme est ivre de Beauté,

Le astres des œillets sont lourds de Poésie,
Les rossignols défaillent d’extase dans la nuit

Ne dis rien car l’âme est ivre de Beauté !

 

Tes lèvres me suffisent pour dire l’éternité

Et pour écrire ton nom  sur le rubis des feuilles,

Ton corps est plus suave que l’ode des chèvrefeuilles,

Tes lèvres me suffisent pour dire l’éternité.

 

Embrasse-moi encore, Ami aérien,

Et que ton cœur s’écoule dans l’ambre de mon cœur,

Et que mes pleurs se changent en Livre de splendeur

Embrasse-moi encore, Ami aérien !

 

            Athanase Vantchev de Thracy

Glose: 

Pindare  (518 – 442 av. J.-C.) : né en Béotie, Pindare appartenait à une ancienne famille. Après avoir étudié la musique et les lettres, il vint à Athènes parfaire son éducation et à 20 ans, son premier poème pythique le rendit célèbre. Comblé d'honneurs par tous ses compatriotes, il fu l'hôte des rois de Macédoine et des princes de Thessalie. Il séjourna à plusieurs reprises, auprès de Hiéron, tyran de Syracuse, et de Théron, tyran d'Agrigente. La Pythie, au nom d'Apollon, lui réserva une dîme sur les offrandes qu'elle recevait, et un siège spécial lors de ses fêtes. Enfin, de son vivant, Thèbes lui éléva une statue. Son œuvre était considérable : hymnes, dithyrambes, péans (chants de victoire en l'honneur d'Apollon), chants d'allégresse, Parthénées, chants de processions (Prosodies), chants accompagnant les danses de festins, chants funèbres (Thrènes), chants ou odes en l'honneur des vainqueurs des jeux (Épinicies), connus encore sous le nom d'Odes triomphales. Son œuvre est profondément religieuse ce qui donne la grandeur à ses thèmes et à son langage. Les épisodes empruntés à la mythologie et les sentences morales et philosophiques tiennent une grande place dans son œuvre.

ENGLISH :

Pindar (or Pindarus) - (522 BC – 443 BC):  the greatest lyric poet of ancient Greece, was born at Cynoscephalae, a village in Thebes. He was the son of Daiphantus and Cleodice. The traditions of his family have left their impression on his poetry, and are not without importance for a correct estimate of his relation to his contemporaries. The clan of the Aegidae – tracing their line from the hero Aegeus – belonged to the Cadmean element of Thebes, i.e. to the elder nobility whose supposed date went back to the days of the founder Cadmus.

Employing himself by writing choral works in praise of notable personages, events and princes, his house in Thebes was spared by Alexander the Great in recognition of the complimentary works composed for king Alexander I of Macedon.

Pindar composed choral songs of several types. According to a Late Antique biographer, these works were grouped into seventeen books by scholars at the Library of Alexandria.