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CHANT D'AUTOMNE

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CHANT D’AUTOMNE

« Je vous ai aimé, et cet amour peut-être

Ne sait pas encore éteint dans mon cœur si  éprouvé »  

            A. S. Pouchkine

 

Déjà novembre, âme, la douce pluie dehors

Sonore comme le soupir d’un vers très ancien !

La main abandonnée parmi les mots sereins

D’un chant qui fait encore vibrer le sang du corps.

 

Glose :

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (1799-1837) : poète, auteur dramatique et romancier russe, appartenant à la plus haute aristocratie du pays. Arrière-petit-fils du filleul éthiopien  de Pierre le Grand, Hannibal, Pouchkine était fier de son sang. Lecteur vorace dès son plus jeune âge, Alexandre Pouchkine étonne son entourage par son aisance à improviser comme à répéter par cœur des vers innombrables. Il s'alimente aux classiques français (Molière, Voltaire, Parny) et anglais (Byron, Shakespeare). Dès 1814 son talent poétique lui vaut une première publication dans la prestigieuse revue Le Messager de l'Europe avec son épître « A l'ami poète ».

Après avoir reçu une éducation française et passé quelques années au lycée impérial de Tsarskoïe Selo, il était déjà célèbre par ses poèmes : Souvenirs à Tsarskoïe Selo (1814), Liberté (1817), Rouslan et Ludmilla (1820). En 1816, il entre au Ministère des Affaires étrangères. En 1820, pour avoir écrit quelques poèmes séditieux, il est condamné à l'exil par le tsar Alexandre Ier au Caucase, à Kichinev et à Odessa. L’influence de Byron se retrouve dans Le Prisonnier du Caucase (1821) qui décrit les coutumes guerrières des Circassiens, La Fontaine de Bakhtchirsaraï (1822) qui traduit l’atmosphère du harem et des évocations de la Crimée, et enfin Les Tziganes (1824). Quant à la Gabrieliade (Gavriliada, 1821), poème blasphématoire, il est écrit sous l’influence française. Un nouvel exil à Mikaïlovskoïe, le village qui appartenait à sa famille, lui permet de finir Eugène Onéguine (1823-1830), d’écrire sa tragédie Boris Goudounov (1824-1825), de composer les « contes en vers » ironiques et réalistes.

A la mort du tsar Alexandre Ier, Nicolas Ier le prend sous sa protection et lui permet de revenir à Moscou. De cette époque date Poltava (1828), poème à la gloire de Pierre le Grand. Il reprend sa vie oiseuse et épouse la belle aristocrate Natalia Gontcharova. (18/2/1831). Il entame réellement sa maturité et écrit en prose : Les Récits de Bielkine (1830) qui décrivent la vie russe et son roman historique La Fille du capitaine (1836) où il retrace la révolte de Pougatchev. De cette dernière période datent encore les « petites tragédies » : Le Chevalier avare (1836) où l’on sent l’influence de Shakespeare, Le convive de Pierre (1836) qui reprend le thème de Don Juan, et enfin le célèbre poème du Cavalier de bronze (1833). Au début de l’année 1836, il fut autorisé à créer une revue littéraire Le Contemporain. La collaboration de Joukovski, Viazemski, Krylov, Gogol, Tioutchev, fit de cette revue le meilleur organe de l’époque. Un duel contre le baron français d’Anthès, qui faisait la cour à sa femme, mit fin à ses jours à l’âge de trente-huit ans. Il est impossible de définir l’œuvre  si variée du plus grand auteur russe. Son génie fut reconnu très tôt.

Alexandre Pouchkine inaugura une nouvelle littérature russe en l'affranchissant de sa dépendance à l'égard de normes étrangères. Gogol, Dostoïevski, Tolstoï, qui furent de la génération suivante, se sont tous inspirés de son œuvre, ainsi que les compositeurs russes Tchaïkovski et Moussorgski. Pouchkine voulait « dire simplement des choses simples ».

 

ENGLISH (My translation) :

 

AUTUMN SONG

 

‘I loved you, and this love is still alive

In my so tired, so afflicted heart’

 

      Alexander Sergueyevitch Pushkin

 

It is already November, O my soul, the sweet rain outside

Sounds as the sigh of a very ancient verse!

O hands abandoned among the serene words

Of a song which again makes vibrate the afflicted blood of the dying body.

 

Notes:

Alexander Sergueyevitch Pushkin (1799-1837) : Russian poet and prose writer, among the foremost figures in Russian literature. He was born in Moscow of an old noble family; his mother's grandfather was Abram Hannibal, the black Ethiopian general of Peter the Great. Pushkin showed promise as a poet during his years as a student in a lyceum for young noblemen.

After a riotous three years in St. Petersburg society, Pushkin was exiled to South Russia in 1820. His offenses were the ideas expressed in his Ode to Liberty and his satirical verse portraits of figures at court. The same year his fairy romance Russlan and Ludmilla was published; Glinka later adapted it as an opera. In exile Pushkin was strongly moved by the beauty of the Crimea and the Caucasus. The poems The Prisoner of the Caucasus (1822) and The Fountain of Bakhchisarai (1824) describe his response to this beauty and reveal the influence of Byron. The Gypsies (1823–24) expresses Pushkin's yearning for freedom. In 1824 he was ordered to his family estate near Pskov, where he remained under the supervision of the emperor until he was pardoned in 1826.

Pushkin established the modern poetic language of Russia, using Russian history for the basis of many works, including the poems Poltava (1828) and The Bronze Horseman (1833), glorifying Peter the Great; Boris Godunov (1831), the tragic historical drama on which Moussorgsky based an opera; and two works on the peasant uprising of 1773–75, The Captain's Daughter (a short novel, 1837) and The History of the Pugachev Rebellion (1834). Pushkin's masterpiece is Eugene Onegin (1823–31), a novel in verse concerning mutually rejected love. A brilliant poetic achievement, the work contains witty and perceptive descriptions of Russian society of the period.

Pushkin's other major works include the dramas Mozart and Salieri and The Stone Guest (both 1830); the folktale The Golden Cockerel (1833), on which Rimsky-Korsakov based an opera; and the short stories Tales by Belkin (1831) and The Queen of Spades (1834). Tchaikovsky based operas on both Eugene Onegin and The Queen of Spades. Pushkin died as a result of a duel with a young French émigré nobleman who was accused, in anonymous letters to the poet, of being the lover of Pushkin's flirtatious young wife. He was buried secretly by government officials whom Lermontov, among others, accused of complicity in the affair.