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SAINT ATHANASE D'ALEXANDRIE (français / espagnol)

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SAINT ATHANASE D’ALEXANDRIE

 

« L'homme ne serait pas sauvé si le Christ n'était pas pleinement Dieu »

 

            Saint Athanase d’Alexandrie

 

Âme, prisonnière de Dieu,

Toi qui as su remplir de vivante splendeur

Chaque mot inspiré que ta bouche a daigné prononcer!

 

Toi, qui es montée

Sur tous les tragiques tréteaux  de l’Empire,

Ta Foi t’a dispensé le privilège

De dire en paroles précises l’impérissable,

Contempler le perpétuel dans ce qui décline,

Se consume et devient cendre anonyme !

 

Âme que Dieu a choisie pour vibrer à l’unisson

Avec son Âme, son Esprit et sa Volonté,

Pour devenir chant dans son Chant,

Lumière dans sa Lumière,

Eternité dans son Eternité !

 

Toi, qui as su chasser l’hésitante certitude

Dans chacun de tes dits !

Toi qui as éclairé les humaines mythologies

Sur les choses célestes

Et rendu compréhensible l’indéchiffrable !

 

Toi qui as semé de la poussière de lumière

Sur toutes les routes improbables,

Mêlant à la saveur amère de la terre,

La saveur délicieuse des Anges sans nombre ni nom !

 

Toi qui as affronté les dagues des lois incroyables,

Les larmes partout et la consolation nulle part !

 

Ton nom m’est cher comme le doux toucher

Du vent sur la transparence des fleurs !

Tu m’as révélé l’abyssale beauté

Des choses effroyablement simples,

La séraphique fidélité de leur substance,

La primordiale musique du silence

Et la clef mystique qui ouvre

Le cercle lent de la révolution des astres !

 

 

Par des sentiers de rêves,

Tu m’as fait retrouver mon nom égaré,

Tu m’insufflas la secrète science, le savoir halluciné

De faire des grains des pleurs des purs diamants,

De rendre des parfums les soupirs

Et élever les sanglots étouffés en strophes thaumaturges !

 

Saint parmi les saint, n’est-ce pas cela même

L’essence de la poésie, celle qui restitue

L’éternité à notre mort misérable ?

 

Dis-moi, Âme,

Dis que tu passeras ce soir près de moi

Sans m’abandonner, sans effacer mon visage

De la soie des fleurs, me laissant en insondable présent

Cette langue française ondoyante

Comme la fraîche clarté de l’aube,

Chantante comme l’eau limpide des livres ouverts

De toutes les riches bibliothèques du monde,

Cette langue primordiale,

Pure, claire, absolue,

Cette langue divine,

Inséparable de la Beauté!

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 29 décembre 2009

 

Glose :

Saint Athanase d'Alexandrie (vers 298-2 mai 373) : Patriarche d'Alexandrie au IVe siècle. L'Église orthodoxe copte le considère comme l'un de ses « papes » et, dans sa liturgie, l'appelle l'« apostolique », le « phare de l'Orient », la « colonne de la Foi ». Les autres Églises orthodoxes, qui le fêtent le 18 janvier, le comptent parmi les quatre grands Docteurs de l'Église. Les catholiques, qui le fêtent le 2 mai, ont fait de lui un des 33 Docteurs et un des Père de l’Eglise universelle.

À l'époque de la Réforme, Calvin le tenait en très haute estime.

Athanase est né à Damanhour près d’Alexandrie. Il y fut consacré évêque en 328 et prit une part décisive lors des grands débats christologiques du IVe siècle. Il participa au célèbre Concile de Nicée en tant que diacre et secrétaire de son prédécesseur, l’archevêque d’Alexandrie, Alexandre.  

Son intransigeance ultérieure à l'égard des Ariens lui valut cinq exils successifs, au gré des empereurs de Rome :

  • Premier exil : (du 11 juillet 335  au 22 novembre 337). Après le Concile de Nicée, Constantin Ier, sur les conseils de sa sœur favorable aux Ariens, demanda à Athanase d’admettre à nouveau Arius dans la communauté chrétienne d'Alexandrie. Athanase, inflexible, fut convoqué au Concile de Tyr qui le condamna. ]Malgré un plaidoyer auprès de l'empereur, ce dernier se prononça pour l'exil. Athanase passa 28 mois en Gaule à la cour de Trèves. Il fut autorisé à reprendre son siège à la mort de Constantin Ier.
  • Deuxième exil : (du 16 avril 339 au 21 octobre 346). La mort prématurée de Constantin II le priva d'un protecteur, et Athanase se trouva face à Constance II, plus favorable à l'arianisme. Un synode réunit à Antioche prononça sa destitution et nomma un étranger, Grégoire, au siège d’Alexandrie. Athanase, de nouveau exilé, alla défendre sa position auprès du pape Jules Ier. En 346, les deux Conciles concurrents, l'un à Sardique pour les évêques d’Occident, l'autre à Philippopolis pour ceux de l'Orient, n'arrivèrent pas à prendre une position commune sur l'arianisme. Sous la pression de son frère Constant, Constance II accepta de rétablir Athanase à condition que ce dernier accordât une église autonome aux ariens, ce qu'Athanase éluda naturellement.  
  • Troisième exil : (du 9 février 356 au 21 février 362). L'assassinat de Constant et l'usurpation de Magnence occupa Constance II et constitua un répit pour Athanase. Aussitôt ce problème réglé, Constance ne put dissimuler son ressentiment contre l'évêque d'Alexandrie et fit pression sur les évêques d’Occident au synode d'Arles et au Concile de Milan pour obtenir une confirmation de la déposition d’Athanase. La popularité de ce dernier était si grande, que Constance fit investir Alexandrie militairement pour placer sur le siège épiscopal Grégoire de Cappadoce. Les partisans d'Athanase furent persécutés, et lui-même dut s'enfuir dans le désert. Ce nouvel exil dura six ans. À la mort de Constance, le nouvel empereur, Julien, favorable au paganisme, leva les condamnations de Constance, imposa la tolérance, et se désintéressa totalement des discussions christologiques.  
  • Quatrième exil : (du 24 octobre 362 au 5 septembre 363). À l'avènement de Julien, Grégoire de Cappadoce fut massacré par la population d’Alexandrie. La vacance du siège autorisa le retour d'Athanase. Toutefois Julien, qui avait effacé les condamnations de Constance, n’alla pas jusqu’à rétablir les évêques dans leur fonction. Aussi exigea-t-il l'expulsion du prélat, et Athanase se retira une nouvelle fois dans le désert, jusqu'à sa réhabilitation par l'empereur Jovien. En 363, Jovien, successeur de Julien, proclama son attachement au Concile de Nicée. La rencontre entre l'empereur et le prélat à Antioche raffermit la position d'Athanase.
  • Cinquième exil : (du 5 octobre 365 au 31 janvier 366). Jovien mourut en 364, et deux frères se partagèrent le gouvernement de l'empire : Valentinien Ier en Occident prôna la tolérance religieuse, mais Valens en Orient fut ouvertement arien. Chaque siège épiscopal vacant généra des disputes entre ariens et nicéens. Athanase fut persécuté par ses ennemis, et la retraite passagère que lui-même s'imposa fut célébrée comme un cinquième exil.

Après ces cinq exils, Athanase revint à Alexandrie le 31 janvier 366 pour ne plus la quitter. Il mourut auréolé de gloire et de vertus le 2 mai 373, le 15 mai selon le calendrier julien.

À sa mort, Valens assura un triomphe éphémère à l'arianisme en plaçant Lucius sur le siège d'Alexandrie. Athanase avait consacré l'évêque Saint Prudence, qui allait fonder l'Église d'Éthiopie.

À une époque où le dogme n'était pas fixé, Athanase opposa à Arius, qui faisait du Christ une créature du Père, la doctrine de la consubstantialité (le Fils est distinct, mais consubstantiel au Père). La position d’Athanase fut décisive dans la mise en place de la doctrine orthodoxe de la Trinité. Il lutta non seulement contre les Églises dissidentes, mais aussi contre le pouvoir civil des empereurs. Son charisme, sa ténacité, son caractère impérieux, parfois irascible, lui aliénèrent beaucoup de gens, mais aussi lui acquirent des soutiens indéfectibles parmi la population et ses pairs.

Dans ses écrits, Athanase chercha à convaincre en se plaçant dans la perspective du salut : « L'homme ne serait pas sauvé si le Christ n'était pas pleinement Dieu ». Aussi fut-il appelé « champion de la divinité du Christ ».

 

ESPAGNOL :

 

SANTO ATHANASE DE ALEJANDRÍA

" El hombre no sería salvado si el Cristo plenamente no era Dios "

Santo Athanase de Alejandría


¡ Alma, presa de Dios,
tu que supiste colmar de vivo esplendor
cada palabra inspirada que tu boca se dignó pronunciar!

¡ Tu que has subido
sobre todos los caballetes trágicos del Imperio,
Tu Fe te dispensó el privilegio
de decir en palabras precisas lo imperecedero,
contemplar la perpetuidad en lo que declina
se consume y se hace ceniza anónima!

¡ Alma que Dios escogió para vibrar al unísono
con su Alma, su Espíritu y su Voluntad,
para hacerse Canto en su Canto,
Luz en su Luz,
Eternidad en su Eternidad!

¡ Tú, que supiste cautivar con vacilante certeza
cada uno de tus dichos!
¡ Tú que alumbraste las humanas mitologías
sobre las cosas celestes
y has devuelto lo comprensible a lo indescifrable!

¡ Tú que sembraste polvo de luz
sobre todos los caminos improbables,
mezclando al sabor amargo de la tierra,
el sabor delicioso de los Ángeles sin número ni nombre!

¡ Tú que te enfrentaste con las dagas de las leyes increíbles,
las lágrimas por todas partes y el consuelo en ninguna parte!

¡ Tu nombre es querido por mí como el dulce tacto
del viento sobre la transparencia de las flores!
¡ Me revelaste la insondable belleza
de las cosas impresionantemente simples,
la seráfica fidelidad de su sustancia,
la primordial música del silencio
y la llave mística que abre
el círculo lento de la revolución de los astros!

¡ Por sendas de sueños,
me hiciste encontrar mi nombre perdido,
me infundiste secreta ciencia, el saber alucinado
de hacer granos de las lágrimas de los diamantes puros,
de convertir en perfumes los suspiros
y elevar los sollozos asfixiados en estrofas taumaturgas!

¿ Santo entre santo no es esto mismo
la esencia de la poesía, la que le restituye
la eternidad a nuestra muerte miserable?


¡ Dime, Alma,
di que pasarás esta tarde cerca de mí
sin abandonarme, sin borrar mi rostro
de la seda de las flores, dejándome un profundo presente.
Esta lengua francesa ondeante
como fresca claridad del alba,
melodiosa como el agua límpida de los libros abiertos
de todas las ricas bibliotecas del mundo,
Esta lengua primordial,
pura, clara y absoluta,
Esta lengua Divina
e inseparable de la Belleza!


Athanase Vantchev de Thracy

París, el 29 de diciembre de 2009


Glosa:

Santo Athanase de Alejandría (hacia el 298-2 de mayo 373): patriarca de Alejandría en el siglo IV. La Iglesia ortodoxa copta le considera uno de sus "papas" y, en su liturgia, le llama el "apostólico", el " faro de Oriente ", la " columna de la Fe ". Otras Iglesias ortodoxas, que lo celebran el 18 de enero, lo cuentan entre los cuatro grandes Doctores de la Iglesia. Los católicos, que lo celebran el 2 de mayo, le hicieron uno de 33 Doctores y de Padre de la Iglesia universal.

En la época de la Reforma, Calvin lo tenía en estima muy alta.

Athanase nació en Damanhour cerca de Alejandría. Fue obispo en 328 y tomó una parte decisiva en el momento de los grandes debates cristológicos del siglo IV. Participó en el Concilio célebre de Nicée como diácono y secretario de su predecesor, el arzobispo de Alejandría, Alexandre.

Su intransigencia posterior con respecto a Ariens le valió cinco exilios sucesivos, a merced de los emperadores de Roma:

· El Primer exilio: (del 11 de julio 335 al 22 de noviembre 337). Después del Concilio de Nicée, Constantin Iero., sobre los consejos de su hermana Ariens, le pidió a Athanase admitir de nuevo a Arius en la comunidad cristiana de Alejandría. Athanase, inflexible, fue convocado al Concilio de Tiro que le condenó. A pesar de un alegato cerca del emperador, este último se pronunció por el exilio. Athanase pasó 28 meses en Gaule al tribunal de Tréveris. Fue autorizado a repetirle su sede(asiento) a la muerte de Constantin Iero.

· El Segundo exilio: (del 16 de abril 339 en el 21 de octubre 346). La muerte prematura de Constantin II lo privó de un protector, y Athanase se encontró frente a Constance II, más favorable para el arianisme. Un sínodo reúne en Antioche pronunció su destitución y nombró a un extranjero, Gregorio, a la sede de Alejandría. Athanase, de nuevo exiliado, fue a defender su posición cerca del papa Julio Iero.. En 346, ambos Concilios competidores, uno en Sardique para los obispos de Occidente, el otro en Philippopolis para los de Oriente, no lograron tomar una posición común sobre el arianisme. Bajo la presión de su hermano Constante, Constance II aceptó restablecer a Athanase a condición de que este último acordaría una iglesia autónoma en el ariens, lo que Athanase naturalmente eludió.

· El Tercer exilio: (del 9 de febrero 356 al 21 de febrero 362). El asesinato de Constante y la usurpación de Magnence ocupó a Constance II y constituyó una tregua para Athanase. En seguida solucionado este problema, Constancia no pudo disimular su resentimiento contra el obispo de Alejandría e hizo presión sobre los obispos de Occidente al sínodo de Arles y al Concilio de Milano para obtener una confirmación de la deposición de Athanase. La popularidad de este último era por muy grande, que Constancia hizo investir Alejandría militarmente para colocar sobre la sede episcopal a Gregorio de Cappadoce. Los partidarios de Athanase fueron perseguidos, y él mismo debió huir en el desierto. Este nuevo exilio duró seis años. A la muerte de Constancia, el nuevo emperador, Julián, favorable para el paganismo, levantó las condenas de Constancia, impuso la tolerancia, y totalmente se desinteresó de discusiones cristológicas

· El Cuarto exilio: (del 24 de octubre 362 en el 5 de septiembre 363). Al advenimiento de Julián, Gregorio de Cappadoce fue masacrado por la población de Alejandría. La vacante de la sede autorizó la vuelta de Athanase. No obstante Julián, que había eliminado las condenas de Constancia, no fue hasta restablecer a los obispos en su función. También exigió la expulsión del prelado, y Athanase se retiró otra vez al desierto, hasta su rehabilitación por el emperador Jupiterino. En 363, Jupiterino, sucesor de Julián, proclamó su afecto al Concilio de Nicée. El encuentro entre el emperador y el prelado en Antioche fortalece la posición de Athanase.


· El Quinto exilio: (del 5 de octubre 365 al 31 de enero 366). Jupiterino murió en 364, y dos hermanos se repartieron el gobierno del imperio: Valentinien Iero en Occidente predicó la tolerancia religiosa, pero Valens en Oriente abiertamente fue arien. Cada sede episcopal vacante generó disputas entre ariens y nicéens. Athanase fue perseguido por sus enemigos, y la jubilación pasajera que él mismo se impuso fue celebrada como el quinto exilio.

Después de estos cinco exilios, Athanase volvió a Alejandría el 31 de enero 366 para dejarle no más. Murió aureolado por gloria y por virtudes el 2 de mayo 373, el 15 de mayo según el calendario juliano.

A su muerte, Valens aseguró un triunfo efímero en el arianisme colocando a Lucius sobre la sede de Alejandría. Athanase había dedicado al obispo Santo Prudencia, que iba a fundar la Iglesia de Etiopía.


En una época cuando el dogma no habia sido fijado, Athanase se opuso a Arius, que hacía el Cristo una criatura del Padre, la doctrina de la consubstancialidad (el Hijo es distinto, pero consubstancial con el Padre). La posición de Athanase fue decisiva en la colocación de la doctrina ortodoxa de la Trinidad. Luchó no sólo contra las Iglesias disidentes, sino también contra el poder civil de los emperadores. Su carisma, su tenacidad, su carácter imperioso, a veces irascible, le enajenaron a mucha gente, pero también le adquirieron sostenes indefectibles entre la población y sus pares.

En sus escritos, Athanase procuró convencer colocándose en la perspectiva de la salvación: " el hombre no sería salvado si el Cristo plenamente no era Dios ". También fue llamado " campeón de la divinidad del Cristo ".


Traduit en espagnol par Janice Montouliu

Mis à jour ( Dimanche, 24 Janvier 2010 18:08 )