Statistiques
Blogspot            ancien site - cliquer ici / old website - click here            Poetrypoem

DIAPRURE (français)

PDF
Imprimer
Envoyer

DIAPRURE

(ποικιλία)

A Ali

« Когда я ночью жду её прихода
Жизнь кажется висит на волоске… »

(« Quand la nuit j’attends son arrivée,
La vie me semble suspendue à un cheveu…)

Anna Akhmatova,
Muse

Quand l’âme est triste et que le temps grandit
Parmi les lignes des livres anciens,
Je pense à vous, mon Prince caucasien
Et tend ma main aux hymnes de la nuit.

Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 12 janvier 2010

Glose :

Diaprure (n.f.) : du verbe diaprer, lui-même du latin médiéval diasprum, altération de jaspis, « jaspe ». Chatoiement, variation de couleurs. Diaprerie, irisation.

Anna Akhmatova – Anna Andreïevna Gorenko – (1989-1966): une des plus importantes poétesses russes du XXe siècle. Egérie des acméistes, surnommée la « reine de la Neva » ou « l'Âme de l'Âge d'Argent ». Anna Akhmatova demeure aujourd'hui encore l'une des plus grandes figures féminines de la littérature russe.

L'œuvre d'Akhmatova se compose aussi bien de petits poèmes lyriques, genre qu'elle contribue à renouveler, que de grandes compositions poétiques, comme Requiem, son sombre chef-d'œuvre sur la terreur stalinienne. Les thèmes récurrents de son œuvre sont le temps qui passe, les souvenirs, le destin de la femme créatrice et les difficultés pour vivre et pour écrire dans l'ombre du régime soviétique. Je cite ici les deux premiers vers de son célèbre poème Mouza (Muse).

Egérie (n.f.) : Égérie est une nymphe par qui le roi romain Numa Pompilius se prétendait inspiré lorsqu'il mit en place les institutions religieuses romaines.
Égérie, camène (nymphe) révérée des Romains comme déesse des sources, habitait le bois d'Aricie, voisin de Rome. Selon le grand Ovide, Égérie était une jeune femme que Numa épousa, et avec laquelle il partagea les soins du gouvernement.

Acméisme (n.m.) : du grec ακμή / acmé, qui signifie « apogée, zénith ». L’acméisme (aкмеизм en russe) est un mouvement poétique russe qui a connu son heure de gloire au début des années 1910 sous la direction de Nikolaï Goumilev et Sergueï Gorodetski. Les poètes les plus importants de l'école acméiste sont Goumilev et sa femme Anna Akhmatova, Mikhaïl Kouzmine et Ossip Mandelstam. L'esthétique acméiste s'oppose au symbolisme alors dominant dans la poésie russe. Les acméistes revendiquent l'utilisation d'un langage simple et concret pour porter à son apogée la dimension poétique du quotidien.

Les acméistes se réclament d’Alexandre Pope, Théophile Gautier, Rudyard Kipling, Innocent Annenski, et du cercle parnassien.

Mis à jour ( Samedi, 30 Janvier 2010 18:54 )