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Soir, silence, on n'entend rien - français

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SOIR, SILENCE. ON N’ENTEND RIEN

 

Le doux soir,

Et on n’entend rien !

 

Dans la pénombre mauve,

Sourit avec bonté

Ma maison natale.

Bonsoir, ma mère,

Bonsoir, mon père !

 

De silencieux baisers

M’accueillent

Sur le seuil usé du vestibule.

 

On m’offre, en tremblant de joie, du thé

Aux herbes des champs,

Du pain tout chaud,

À peine sorti du four,

Du beurre, des pommes

Et des sourires célestes !

 

C’est le dernier jour,

Le dernier après-midi

De cette année heureuse

De mon adolescence !

 

Des vieux visages de mes parents

Émane une indicible lumière !

Leurs mains sculptées par le travail

Et l’incessante bonté,

Frissonnent comme les feuilles

Du tremble de la cour.

 

Je ferme les yeux sur des larmes discrètes,

Mon cœur est comme un ruisseau

Qui chante à cappella,

Parmi les renoncules de cet été

Qui rend légère ma poitrine.

 

Ô ma jeunesse de roses, de dahlias, de lys,

Qui fleurissent,

Traversés par des sources printanières

Et la clarté des mots,

Dans mon cœur devenu

Poème émerveillé !

 

Ce soir où mes parents

Et la chaude éternité

Embrassent mes lèvres de poète.

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 31 décembre 2019

Glose :

À cappella  ou à capella : locution adverbiale et adjectif invariable. Mot italien signifiant « comme à la chapelle ». Style des œuvres musicales religieuses exécutées dans les chapelles n'admettant pas les instruments. Se dit d'une œuvre chorale exécutée sans accompagnement.

SOIR, ON N’ENTEND RIEN

 

Le doux soir,

Et on n’entend rien !

 

Dans la pénombre mauve,

Sourit avec bonté

Ma maison natale.

Bonsoir, ma mère,

Bonsoir, mon père !

 

De silencieux baisers

M’accueillent

Sur le seuil usé du vestibule.

 

On m’offre, en tremblant de joie, du thé

Aux herbes des champs,

Du pain tout chaud,

À peine sorti du four,

Du beurre, des pommes

Et des sourires célestes !

 

C’est le dernier jour,

Le dernier après-midi

De cette année heureuse

De mon adolescence !

 

Des vieux visages de mes parents

Émane une indicible lumière !

Leurs mains sculptées par le travail

Et l’incessante bonté,

Frissonnent comme les feuilles

Du tremble de la cour.

 

Je ferme les yeux sur des larmes discrètes,

Mon cœur est comme un ruisseau

Qui chante à cappella,

Parmi les renoncules de cet été

Qui rend légère ma poitrine.

 

Ô ma jeunesse de roses, de dahlias, de lys,

Qui fleurissent,

Traversés par des sources printanières

Et la clarté des mots,

Dans mon cœur devenu

Poème émerveillé !

 

Ce soir où mes parents

Et la chaude éternité

Embrassent mes lèvres de poète.

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 31 décembre 2019

Glose :

À cappella  ou à capella : locution adverbiale et adjectif invariable. Mot italien signifiant « comme à la chapelle ». Style des œuvres musicales religieuses exécutées dans les chapelles n'admettant pas les instruments. Se dit d'une œuvre chorale exécutée sans accompagnement.

Mis à jour ( Mardi, 31 Décembre 2019 20:26 )