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L'incessante mélodie - français / anglais

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L’INCESSANTE MELODIE

Aux enfants oubliés du monde

« Diffusa est gratia in labiis tuis »
« (La grâce est répandue sur tes lèvres »)

Offertoire

Tu souris à ta tristesse,
Tu es fatigué de porter le poids
De l’injustice qui s’abat
Sur ton âme,
Sur tes bras ! 

Dans tes larmes, tu puises
L’eau que tu dois boire.

Et ton petit cœur de marguerite
Ne croit plus
A la politesse fuyante,
Aux illusions désavouées.

Toi, dont le visage est beau
Comme les cyclamens à ma fenêtre
Un jour d’hiver,
Et mélancolique 
Comme les rangées des ifs
Le long des allées
Recouvertes par la neige !

Toi, mon enfant,
Mon tendre petit canari
Oublié de l’histoire,
Toi qui habites à fleur de terre,
Dans une rue,
Un village, un pays
Qu’on a oublié de marquer sur les cartes !

Parfois,
Aussi triste que toi, je ferme les yeux,
Me penche sur ta poitrine de cristal
Pour écouter, pour entendre,
Pour faire mienne

L’incessante mélodie de la bonté
Qui habite ton cœur de violette !

Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 11 janvier 2010 

Glose :

Offertoire (n.m.) : Ce mot évoque spontanément pour un chrétien l'Eucharistie. C'est un ensemble de rites et de prières qui accompagnent la bénédiction du pain et du vin. Dans leur brièveté, les prières soulignent que l'offrande (l’oblation) de l'homme est déjà un don de Dieu : « Tu es béni Dieu de l'univers, toi qui nous donnes ce pain et ce vin fruits de la terre et du travail de l'homme ». L'offertoire se situe entre la liturgie de la Parole et la grande Prière eucharistique. Il précède la consécration et la communion. 

L'offertoire est aussi une pièce musicale chantée pendant l'offertoire liturgique.

 

ENGLISH :

 

The Unceasing Melody

 

To the forgotten children of the world

 

Diffusa est gratia in labiis tuis’

(Grace is poured into thy lips)

 

Offertory

 

You smile at your sadness,

you are tired of carrying the weight

of the injustice which falls

upon your soul,

upon your arms!

 

From the well of your tears, you draw

the water you must drink.

 

And your little daisy heart

no longer believes

in fugitive politeness,

in disavowed illusions.

 

You, whose face is beautiful

like the cyclamen at my window

one winter’s day

and melancholy

like rows of yew trees

along lanes

covered by snow!

 

You, my child,

my tender little canary

forgotten by history,

you who live just above ground,

in a street,

a village, a country

that they forgot to mark on a map!

 

Sometimes,

as sad as you, I close my eyes,

lean over your crystal breast

to listen to, to hear,

to make mine

 

the unceasing melody of goodness

that inhabits your violet heart!

 

 

Translated from the French of Athanase Vanthcev de Thracy by Norton Hodges