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Je crois au testament du soleil - français

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JE CROIS AU TESTAMENT DU SOLEIL

Je crois au testament du soleil

Je crois à la lumière de tes yeux !

Nous mon ange, tendrement noués

Par les choses du coeur !

 

Nous qui marchons la nuit

Dans la poudrerie soulevée par le vent.

 

Les maisons d’adobe

Sont pleines de petites lampes

Et de pain voué à la vie !

 

J’aime tes très jolies mains

Qui tiennent avec tant de légèreté

Les livres de poèmes et les lettres,

Tes mains qui soutiennent

L’immobilité chantante de l’air !

 

Toi, mon ange, avec tes robes blanches

Comme l’aubier des arbres

Caché sous l’étreinte de l’écorce amoureuse !

 

Ah, cet air de diamant, ce froid de montagne,

Cet enchantement des flocons

Qui descendent sur les allées

Avec l’élégance inouïe

Du mouvement des cous des cygnes !

 

Tu aimes les poèmes

Légers comme des nuages duveteux,

Rayonnants, amoureux, pénétrants

Qui font pulser le sang dans les veines

Comme une eau claire

Libéré de l’étreinte sauvage des glaces.

Le vent malicieux ouvre soudain la porte,

Se précipite dans la maison

Où, sur la table, luit un bouquet d’amours en cage,

Joue avec nos chevelures d’adolescent,

Embrasse nos faces

Et rit à gorge déployée.

Glose :

Poudrerie (n.f.) : la poudrerie est de la neige déjà au sol qui est soulevée et poussée sous l'effet du vent. On parle de poudrerie élevée ou tout simplement de poudrerie si la visibilité est réduite. Lorsque le vent soulève la neige sous le niveau du regard et ne restreint pas la visibilité, il s'agit de poudrerie basse.

 

Aubier (n.m.) : l’aubier, ou aubour (du latin albus, « blanc », l'aubier étant souvent de couleur blanche), est la partie de l’arbre se situant entre le bois de cœur ou duramen et le cambium. Cette région périphérique est un bois vivant (alors que le duramen est un bois presque entièrement mort), plus poreux, plus tendre, plus clair, plus léger, plus hydraté que le duramen, et dont les vaisseaux conducteurs véhiculent la sève brute.

 

Amour en cage (Physalis alkekengi) : l'amour en cage, lanterne japonaise ou chinoise sont les autres noms utilisés dans le langage courant pour parler de cette plante. Il s'agit d'une vivace à rhizome traçant assez vigoureuse et rustique qui se développe relativement vite et gagne du terrain : elle peut faire près d'1 m de large sur 70 cm de haut.

Ses feuilles sont en forme de triangle, voire de losange un peu allongé de 6 à 10 cm de long environ. Des petites fleurs crème se forment à l'aisselle des feuilles, en juillet. Elles se transforment en baies de fruits orange vif enfermés dans un calice rouge qui ressemble à une membrane gonflée de 3 à 5 cm de diamètre. Cette membrane va progressivement devenir finement dentelée pour laisser voir le fruit.

 

Comme la plante contient un peu d'alcaloïdes, elle peut causer des troubles digestifs : mieux vaut éviter de l'ingérer ou de froisser ses feuilles. On utilise donc uniquement ses baies originales pour des bouquets secs.