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Racine de Rehmannia - français

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RACINE DE REHMANNIA

I.

Racines, racines, racines,

Racines de lumière,

Racines de ténèbres !

 

Mère,

Verse-moi, mère, des gouttes de rehmannia,

Je veux vivre, mère,

Je veux vivre encore !

II.

 

Racines, racines, racines…

 

Racines flamboyantes des volcans

Au cœur ému de la terre,

Nuits matricielles,

Chevelures d’algues de feu,

Fer incandescent,

Panaches qui tremblent sur les casques !

 

III.

Dehors, la cigale amante du soleil

Rend transparentes les graines de l’air,

Les corps roses et neige des jeunes amants !

 

III.

 

Ô mon Dieu, puis-je comme Terpandre

Enchanter les dieux et les hommes

Par des doux accents liquides arrachés

Aux sept nouvelles cordes de la lyre ?

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 27 août 2019

Glose :

Rehmannia : la racine de rehmannia préparée (radix Rehmanniae praeparata), aussi appelée la digitale de Chine, se nomme Shu Di Huang en chinois (Shú Dì Huáng; 熟地黄). Elle est très importante en pharmacopée chinoise du fait de sa forte action tonifiante du sang.

 

Terpandre (en grec ancien : Τέρπανδρος / Térpandros) est un musicien et poète natif de Lesbos, qui fleurit vers le milieu du VIIe siècle av. J.-C. La Chronique de Paros en fait un natif de l'île grecque de Lesbos, terre traditionnelle de la monodie dite éoliennePlutarque en fait le plus grand citharède de son temps. Selon la tradition, il ajoute trois cordes à la lyre, qui jusque-là n'en avait que quatre. Dans l'un de ses fragments, il s'exclame ainsi : « Pour te plaire, [ô déesse !] nous renoncerons désormais aux accents de notre lyre tétrachorde et ne chanterons plus tes louanges qu'en nous accompagnant des sept cordes de la lyre nouvelle. » Suivant une autre tradition, il ajoute une corde à l'instrument et s'attire les foudres des éphores spartiates, réticents à toute innovation : sa lyre est clouée au mur.

Il compose des nomes citharédiques, c'est-à-dire des chants accompagnés de la lyre et leur donne une nomenclature. Il est également l'auteur de préludes (proooimia) citharédiques, une forme parente de celle du nome.

Philodème de Gadara note que son style plaît au jury des concours. En effet, Terpandre est vainqueur quatre fois de suite aux Jeux pythiques et remporte les Karneia à Sparte. Dans cette même cité, il réussit, dit-on, à apaiser une crise (stasis) par ses chants.

Son œuvre a disparu à l'exception de quelques fragments dont beaucoup sont contestés.

Les éphores (grec ancien : ἔφοροι / éphoroi, littéralement « surveillants », de ὁράω / oráô, « surveiller ») sont un directoire de cinq magistrats annuels à Sparte, dont ils forment le véritable gouvernement.