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Synodicon - français

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SYNODICON

Des noms, des noms, des noms,

Noms des morts et des vivants,

Noms aimés inscrits sur les pourpres pages du cœur

Commémorés en ce grand jour d’été !

 

Noms que l’officiant lit à haute voix !

 

Ô sainte liturgie,

Ô révélation inaccessible à mon entendement

Quand l’éternité referme le temps !

 

La lumière frissonnante des veilleuses bleu nuit,

Le parfum solennel des icônes, la flamme des bougies,

L’âme des fleurs et de l’encens,

Le canonarque debout devant le chœur,

L’épitrachelion que le prêtre revêt

Pour célébrer l’office et pour confesser.

L’épigonation symbole du glaive

De la parole divine.

 

Ô céleste rhétorique de toute chose !

 

Tous les anges dorment la nuit

Dans mon âme !

Adossé à leur amour,

Je regarde, en rêve, les collines,

Je respire à peine

Comme si mon destin se jouait là-bas.

 

Des noms, des noms, des noms,

Noms aimés des morts et des vivants !

 

Des noms !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Haskovo, le 3 juin 2019

 

Glose :

Synodicon (n.m.) : liste des morts et des vivants à commémorer pendant la sainte liturgie.

Canonarque (n.m.) : celui qui dirige le chœur liturgique

L'Épitrachelion (du grec ancien : ἐπιτραχήλιον, « autour du cou »), est un vêtement dans les Églises d'Orient — Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin. Il est porté par les prêtres et les évêques comme symbole de leur prêtrise. Il correspond à l'étole du rite romain.

L'épitrachelion est porté autour du cou ; deux pans pendent sur la poitrine (à peu près jusqu'aux hanches) et sont cousus ou boutonnés sur l'avant en laissant la place pour passer la tête. Les pans avant ne sont jamais séparés et forment le plus souvent une seule pièce de tissu. L'épitrachelion est fait de brocart où sont appliquées ou brodées sept croix : une sur l'arrière du cou et trois sur chacun des deux pans.

L’épigonation (grec: ἐπιγονάτιον) : losange recouvert d'une étoffe de la couleur de l'ornement, suspendu à la ceinture par une cordelette du côté droit, à hauteur du genou. A l'origine, il servait de poche extérieure. Portant une croix dans l'axe des diagonales, il symbolise le glaive spirituel à deux tranchants (Éphésiens, 6,16), la victoire sur la mort par la Résurrection du Christ.