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Le fer à cheval - français

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LE FER À CHEVAL

 

Vert et gras lierre enroulé, la nuit,

Autour de mon cœur

Qui s’effondre lentement !

 

Minutes qui aiguisent

Les couteaux de l’insomnie à la pierre

Et ce désir dément de la chair

D’aube et de lumière,

Cette langueur de large !

 

L’air de soie légère

Qui flotte comme

Une oriflamme transparente

À la fenêtre ouverte vers l’infini !

 

Plus épaisses que le sang,

Les ombres oppressent

Le clair de poitrine.

 

Fer à cheval cloué

Avec soin

Au seuil de ma maison,

Soutra de bonheur

Qui protège ma vie

De l’Arc de la Mort !

 

Ange, penche ton visage

De grande lumière

Sur la béante angoisse de mon âme,

Chasse la lourde solitude

Qui suinte des murs de ma chambre !

 

Je veux être la petite campanule blanche

Dans le poème de la prairie,

La joie pure et simple

Qui fait rire les enfants !

 

Branche de poirier en fleur

Sur la verdeur sobre,

Petite pâquerette perdue

Dans les flots vert vif

Des herbes chantantes.

 

Moi, le pèlerin des mots,

Le chevalier du céleste achèvement !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 11 avril 2019

Glose :

Le fer à cheval - Porte-bonheur

Le fer à cheval est considéré comme un objet ayant des vertus porte-bonheur. Cette vertu légendaire vient sans doute du fait qu'un fer à cheval égaré était revendu au forgeron et permettait ainsi d'en récolter quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Les fers à cheval, du fait du martelage à froid qu'ils subissent, étaient refondus pour divers usages. Les fers à cheval usagés et reforgés étaient nommés lopin bourru. Le fer en tant que métal protégerait des mauvaises influences et du malheur. On voit également dans sa forme l'initiale du Christ ou le croissant de lune, symbole de fertilité et de chance. Pour porter bonheur, le fer doit être placé les éponges vers le haut : « pour que le bonheur ne tombe pas » ! Il faut également qu'il soit trouvé par hasard sur la route, et de préférence encore muni de ses clous.

Une autre origine de cette tradition est la légende de saint Dunstan, forgeron qui deviendra archevêque de Canterbury en 959. Le diable lui ayant amené son cheval à ferrer, Dunstan cloua le fer sur le pied fourchu du démon. Celui-ci dut promettre, afin d'être libéré, de ne jamais entrer dans une maison protégée par un fer à cheval.

Enfin l'origine la plus probable du « fer porte-bonheur » provient d'un vieux mythe romain : Néron y est alors « César » et pour montrer à l'ensemble de son royaume l'étendue de sa richesse, il ordonna à ses forgerons de forger et poser à ses chevaux des fers en or.

Malheureusement pour Néron, les techniques de la pose des fers n'étaient pas encore au point et lorsqu'il se pavanait sur ses terres, il arrivait que l'un de ses chevaux se déferre. La légende raconte que le pauvre paysan qui par chance passait par là, trouve alors en ce fer de valeur inestimable, une source de bien-être. Bien évidemment, tout cela n'est que pure invention, car l'or est un métal bien trop mou et trop onéreux pour en faire des clous.

Pour que la bénédiction se réalise, il faut aujourd'hui trouver un fer, le pinçon (rebord du fer à cheval destiné à protéger la corne du côté de la pince) planté dans le sol et qu'il soit, comme le faisait Néron, forgé à la main. Il doit en outre posséder sept étampures (chacun des trous d'un fer à cheval).

Soutra (n.m.) : du sanskrit सूत्रsūtra « fil, corde », « règle exprimée en brefs aphorismes », « nom générique de traités ». Recueil de préceptes dans lequel sont réunies les règles du rituel, de la morale, de la vie quotidienne sous forme d’aphorismes. Le soutra du diamant. est l'un des grands textes du bouddhisme mahâyâna. C’est l’un des plus courts parmi les sutras Prajnaparamita. Il joue un rôle particulièrement important dans les courants méditatifs comme le chan et le zen.