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EX FLAMIS CLARIOR - français

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EX FLAMMIS CLARIOR

J’aime le doux bruissement

Des feuilles des anciennes lettres

Dans leurs couleurs pâlies

Et leurs velouteux froissés !

 

J’aime le suave parfum

De  leurs syllabes d’amour fleuries

Pareils à des œillets blancs

Oubliés entre les pages !

 

J’aime l’alphabet lumineux

De tes sourires,

Âme, toi qui dis que les yeux

De la mélancolie sont verts

Et que toute la vie de l’homme

Tient dans une seule et unique larme,

Que mes chants sont des lambeaux de logos,

Qu’elles sont délicieusement charnelles,

Mon éthique et mon esthétique de l’amitié !

 

Ô mon amie, je tremble

Devant les visions

Qui voient loin et en profondeur

En buvant le jus des mots tristes !

 

Toi, mon ange,

Qui glorifies la tranquillité

De l’immense plénitude

De cet après-midi

 

Et admires l’été permanent

Des toiles irisées du solaire Sorolla !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 2 avril 2019

 

Glose :

Ex flammis clarior : locution latine qui signifie « Plus claire que la lumière des flammes »

 

Joaquín Sorolla y Bastida (en castillan) ou Joaquim Sorolla i Bastida (en langue catalane normative) – (1863-1923) est un peintre espagnol.

Sorolla est connu pour ses scènes de genre alliant réalisme et lyrisme, ainsi que pour ses scènes de plage et sa maîtrise de la couleur blanche dont il use avec brio dans de nombreux tableaux. Son style a été qualifié de luministe.

 

Sorolla est né à  Valence, en Espagne. Il est l'aîné d'un marchand, également nommé Joaquín Sorolla et de son épouse Concepción Bastida. Sa sœur Concha naît un an plus tard. En août 1865, leurs deux parents meurent lors d'une épidémie de choléra. Les enfants sont pris en charge par leur tante maternelle et leur oncle, serrurier de profession. Avec les années, l'oncle tenta en vain d'enseigner la serrurerie à son neveu. Joaquin fait connaître tôt sa volonté d'étudier la peinture. Il apprit le dessin à l'école des artisans de Valence.

À la fin de ses études, il envoie des œuvres pour participer à des concours en province et à des expositions nationales des beaux-arts - celle de Madrid en 1881 - où il présenta trois marines de Valence qui furent ignorées car elles ne correspondaient pas à la peinture officielle qui demandait des thèmes historiques et dramatiques. L'année suivante, il étudia l'oeuvre de Vélasquez et d'autres auteurs au Musée du Prado. Après ces visites, Sorolla peignit en 1883 une toile inédite Étude du Christ redécouverte récemment, où on note l'influence de Christ crucifié de Velasquez. C'est avec cette toile que commença son étape « réaliste » où il eut Gonzalo Salva pour professeur. Finalement, en 1883, il obtint la médaille de l'exposition régionale de Valence et en 1884 celle de deuxième classe de l'Exposition Nationale grâce à son tableau Défense du Parc d'artillerie de Montéléon, œuvre mélodramatique et obscure, réalisée expressément pour l'exposition. Il confia à ce propos à un de ses collègues « Ici, pour se faire connaître et gagner des médailles, il faut qu'il y ait des morts ».

Il obtint un grand succès à Valence avec son tableau El Crit del Palleter (« Le Cri du marchand de paille ») sur la guerre d’indépendance espagnole grâce à quoi il obtint en 1885 une bourse de la Députation Provinciale de Valence pour Rome où, en parallèle de son travail, il découvrit l'art classique, visita les grands musées et noua des liens avec d’autres artistes. Il y développa son style et sa technique.

Avec son ami, le peintre Pedro Gil, il se rendit à Paris durant le premier semestre 1885 pour y observer de près la peinture impressionniste. Il se rapprocha ainsi des avant-gardes européennes. Les peintres qui l'influencèrent le plus furent John Singer Sargent, Giovanni Boldini et Anders Leonard Zorn.