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MON SONGE ETRANGE - français

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MON SONGE ÉTRANGE

 

Mon songe, mon songe omniprésent,

Mon songe si clair, si pur, si envoûtant

C’est toi, mon Ange, c’est toi, céleste image.

 

Seul avec la brise dorée,

Je marche dans la campagne silencieuse

Tantôt enveloppé d’une peine obscure

Tantôt bercé par les soupirs d’une diaphane joie.

 

Autour de moi, les vastes prairies

S’étendent avec une grâce subtile

Sous le ciel tout bleu.

Espace si radieux aux fleurs sans nombre

Et aux délicieux insectes chanteurs.

 

L’aube chaleureuse inonde tes lèvres

D’une douce musique venue des sphères heureuses

En manière d’hommage à ta resplendissante beauté.

 

Et irrémédiable est la bonté du jour

Qui accueille en souriant les suaves regards

De tess yeux pleins de lumière liquide.

 

Ô chéris-moi, comme l’aérienne

Maria del Pilar Teresa Cayetana de Silva y

Alvarez de Toledo,

Duchesse d’Albe, a aimé sans crainte

Le peintre fascinant Francisco Goya.

 

Ô mon Ange, prends-moi avec délicatesse

Dans tes bras légers comme l’âme de l’air,

Endors-moi dans les radieux battements

De ton cœur d’enfant de diamant,

Et laisse-moi entendre le cantique de ceux

Qui ont connu la lumière des dieux.

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 2 décembr 2018

 

Glose :

María del Pilar Teresa Cayetana de Silva Álvarez de Toledo, dite « duchesse d'Albe », née à Séville le 10 juin 1762 et morte à Madrid le 23 juillet 1802, est une aristocrate espagnole.

Francisco José de Goya y Lucientes, dit Francisco de Goya, né le 30 mars 1746 à Fuendetodos, près de Saragosse, et mort le 16 avril 1828 à Bordeaux, en France, est un peintre et graveur espagnol. Son œuvre inclut des peintures de chevalet, des peintures murales, des gravures et des dessins.

 

Après un lent apprentissage dans sa terre natale, baigné dans le style baroque tardif et les images pieuses, il voyage en Italie en 1770, où il entre en contact avec le néo-classicisme  qu’il adopte lorsqu’il s’installe à Madrid au milieu de la décennie, en parallèle avec un style rococo lié à son emploi de dessinateur de tapisserie pour la manufacture royale Santa Barbara. Son enseignement, tant dans ces activités que comme peintre de la Chambre, était assuré par Raphaël Mengs, alors que le peintre espagnol le plus réputé était Francisco Bayeu, beau-frère de Goya.

Il contracte une grave maladie en 1793 qui le rapproche de peintures plus créatives et originales, autour de thèmes moins consensuels que les modèles qu’il avait peints pour la décoration des palais royaux. Une série de tableaux en fer-blanc, qu’il nommait « caprice et invention », initient la phase de maturité du peintre et la transition vers l’esthétique romantique.

Son œuvre reflète de plus les caprices de l’histoire de son temps, et surtout les bouleversements des guerres napoléoniennes en Espagne. La série d’estampes Les Désastres de la guerre est presque un reportage moderne sur les atrocités commises et met en avant-plan un héroïsme où les victimes sont des individus qui n’appartiennent ni à une classe ni à une condition particulière.

La célébrité de son œuvre La Maja nue est en partie liée aux controverses sur l’identité de la belle femme qui lui servit de modèle. Au début du xixe siècle, il commence également à peindre d’autres portraits et ouvre ainsi la voie à un nouvel art bourgeois. À la fin du conflit franco-espagnol, il peint deux grandes toiles sur le soulèvement du 2 mai 1808 qui établissent un précédent tant esthétique que thématique sur les tableaux historiques.

Son chef-d’œuvre est la série de peintures à l’huile sur mur sec qui décorent sa maison de campagne, les Peintures noires. Avec elles, Goya anticipe la peinture contemporaine et différents mouvements avant-gardistes du xxe siècle.