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ANGKOR WAT (français)

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ANGKOR WAT

A Darell

« Les âmes se rencontrent sur les lèvres des amants"

            Percy Bysshe Shelley 

 

Le haut silence des temples, le feu des lampadaires,

Et ce parfum de cire, l’éclat des nénuphars,

Nos âmes flottant dans l’or tangible du soir,

Touchées par la sublime clarté des dieux solaires !

 

            Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 19 mars 2009

Glose :

Angkor : ce terme est la forme khmère du sanskrit nagara, « résidence royale ». Site monumental et archéologique du Cambodge au Nord-Ouest de Tonle Sap. S’étendant sur 300 km², le site a accueilli les capitales successives des rois khmers du IXe au XVe siècle. De ces villes aux habitations de bois ne subsistent que des temples en grès ou en latérite (roche rougeâtre des régions tropicales), les murailles et les portes d’Angkor Thom, des bassins gigantesques (baray) à fonction à la fois rituelle et économique (irrigation, transport), des douves (fossés d’eau), des chaussées. De plan rectangulaire, la capitale comportait toujours en son centre un « temple-montagne ». Les principaux temples d’Angkor sont le Phnom Bakhèng (vers 907) ; Pré Rup (961) ; Ta Keo ((début du XIe siècle) ; Angkor Wat (la « ville-temple »), le plus grand et le plus harmonieux, édifié par Sûryavarman II dans la première moitié du XIIe siècle en l’honneur de Vishnou (ce temple est considéré comme la huitième merveille du monde tant il est imposant et tant sa beauté est somptueuse); le Bayon (fin du XIIe siècle). Ce dernier est le temple central d’Angkor Thom (« la grande ville », 3 km de côté) bâti par Jayavarman VII. Abandonnée comme capitale après l’occupation siamoise, Angkor fut révélée au monde à partir de 1860 et rénovée par l’Ecole française d’Extrême Orient à partir de 1898. Laissée sans soins depuis 1972 et souvent pillée, elle nécessite d’important travaux, à peine commencés grâce aux aides étrangères.

Angkor Vat est le seul temple à être resté un important centre religieux depuis sa fondation, premièrement hindou et dédié à Vishnou, puis bouddhiste. Le temple est le symbole du style classique de l’architecture khmère. Il est devenu le symbole du Cambodge, figurant sur son drapeau national.

Angkor Vat combine deux bases de l'architecture khmère pour les temples : le côté temple- montagne et le côté temple à galeries. Il est conçu pour représenter le mont Meru, la maison des dieux dans la mythologie hindoue. À l'intérieur d'une douve et d'un mur externe de 3,6 km de longueur se trouvent trois galeries rectangulaires, chacune construite l'une au-dessus de l'autre. Au centre du temple se dressent des tours en quinconce. Contrairement à la plupart des temples d’Angkor, Angkor Vat est orientée vers l’ouest, probablement parce qu'il était consacré à Vishnou.

Le temple est admiré pour la grandeur et l'harmonie de son architecture et ses nombreux bas-reliefs sculptés qui ornent ses murs.

Percy Bysshe Shelley (1792-1822) : sans conteste l'un des plus grands poètes romantiques britanniques. Si les anthologies reprennent surtout Ozymandias, Ode to the West Wind, To a Skylark et The Masque of Anarchy, ses œuvres les plus importantes sont de longs poèmes visionnaires tels que Alastor,  or The Spirit of Solitude, Adonaïs, Prometheus Unbound et son poème inachevé The Triumph of Life.

Sa vie, hors des conventions sociales, son idéalisme farouche et sa voix passionnée l’ont rendu à la fois célèbre et haï des ses contemporains qui voyaient en lui le diable. Mais les deux ou trois générations suivantes en firent leur idole, que ce soient les principaux poètes victoriens  Robert Browning, Alfred Tennyson, Dante Gabriel Rossetti ou Algernon Charles Swinburne, ou plus tard William Butler Yeats et George Bernard Show.

Sa célébrité est aussi associée à celle de ses contemporains John Keats et Lord Byron qui,  comme lui, moururent en pleine jeunesse, ainsi qu’à la femme qu’il épousa en secondes noces, la romancière Mary Shelley, auteur de Frankenstein, dont il préfaça l’édition de 1818.