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Périchorèse - français

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PÉRICHORÈSE

I.

Cette lumière azurée

Qui berce et unit la Trinité.

Cet amour infini qui embrasse

La totalité de la Création !

II.

Chouchements et conjurations

Des jeunes filles, leur doux transport,

Leurs étreintes et leurs caresses

Sous le suave balancement des jonc.

III.

Et Alexandre brûla

Le palais de Darius à Persépolis

Pour satisfaire un caprice de la belle Thaïs,

Maîtresse de Ptolémée, un de ses généraux.

IV.

Ah, comme après de grands silence

Sursaute un grand malheur !

Ô mon âme, apporte des fleurs éclatantes

Et des vases à parfum

Pour célébrer les mille visage voilés

De l’univers illimité !

V.

Maintenant que surgit

Ce soir interminable,

Où les couleurs rythmiques

Et les sons arythmiques

Forment une immense symphonie,

Je pense à toutes ces choses,

Ô mon pauvre cœur,

Stupéfait d’ignorer à ce point

Le si dense et riche tissu du monde !

Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 4 novembre 2018

Glose :

La périchorèse (du grec: περιχώρησις perikhōrēsis, « rotation ») décrit la relation entre chaque personne du Dieu trinitaire (Père, Fils et Saint-Esprit). Le terme désigne ce qui unit les  Trois Personne de la Trinité, c’est-à-dire l’union consubstantielle (inséparable) dans un mouvement incessant d’amour par lequel le Père engendre le Fils dans l’Esprit.

Le mot latin circumincession (plus tard circuminsession) est utilisé pour désigner la même notion. Le terme, tel qu'il est utilisé dans la théologie chrétienne, a d'abord été employé par les Pères de l’Église. Le nom apparaît d'abord dans les écrits de Maxime le Confesseur (580-662). Le verbe lié perichoreo est trouvé plus tôt encore, dans les écrits de Grégoire de Nazianze (329-390). Saint Grégoire utilise ce terme pour décrire la relation entre les natures divine et humaine du Christ comme l'a fait Jean Damascène (vers 675-749) mais il étend également son sens à l’ « interpénétration » des trois personnes de la Trinité. Le terme est d

evenu ultérieurement un terme technique pour désigner cette interpénétration.

Persépolis (grec ancien Περσέπολις [Persépolis], « la cité perse »), était une capitale de l’Empire perse achéménide (559 av. J.-C. – 330 av. J.-C.)

Son édification commence en 521 av. J.-C., sur ordre de Darius Ier. Elle fait partie d’un vaste programme de constructions monumentales visant à souligner l’unité et la diversité de l’empire perse achéménide, à asseoir la légitimité du pouvoir royal et à montrer la grandeur de son règne. Elle fait appel à des ouvriers et artisans venus de toutes les satrapies de l’empire. L’architecture résulte d’une combinaison originale des styles issus de ces provinces créant ainsi le style architectural perse ébauché à Pasargades, également retrouvé à Suse et Ecbatane. Cette combinaison des savoir-faire marque également les autres arts perses, comme la sculpture ou l’orfèvrerie. La construction de Persépolis se poursuit pendant plus de deux siècles, jusqu’à la conquête de l'empire et la destruction partielle de la cité par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C.)