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CE VERTIGE - français

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CE VERTIGE

 

Ce vertige au milieu des pétunias

Ruisselant de blancheur,

Cette mer d’écume blanche,

La mousseline de l’air matinal

Et cette brise évanescente,

Les fines dentelles des feuilles des oliviers !

 

Le jardin dans les bras d’or de l’automne,

La fraîcheur soyeuse des allées,

La senteur enivrante des citronniers…

 

Et vous, mon Ange,

Mon seul pays, ma patrie !

Dans la maison, les roses du vase

Parlent avec les ombres violettes

De ceux qui se sont endormis à jamais.

 

Comme un nuage vaporeux

Se répand la douce mélancolie de l’été

Et, pour soutenir ma tristesse,

J’évoque la mémoire de saint Irénée de Lyon

Et répète l’ikos qui le glorifie :


Réjouis-toi, Écho du Saint Apôtre Jean,
Réjouis-toi, qui bus à la source du Verbe,
Réjouis-toi, Ami de ceux qui virent Dieu,
Réjouis-toi, Lien direct avec l’origine !
Réjouis-toi, Disciples des Pères divins,
Réjouis-toi, Saint Pontife Irénée de Lyon!

Réjouis-toi, Encens des sentences des Pères,
Réjouis-toi, Ambon de la Grâce de Dieu,
Réjouis-toi, Porte Royale du Salut,

Je prie que long soit le chemin de ma vie,

Que grand soit le nombre des étés lumineux

Et des printemps ornés de suaves primevères.

 

Ô mon Ange, île de vie et de joie,

Céleste gardien des mots

Qui ouvrent et ferment les cieux !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Haskovo, le 26 août 2018

 

Glose :

Ikos (n.m. pluriel iki) : un ikos (plur. iki) est, dans la liturgie des Églises d’Orient –Église orthodoxe et Église catholique de rite byzantin –  un chant assez bref inséré, ainsi que les kondakions, dans un chant plus long tel que les acathistes ou les canons.

Les iki énumèrent, après une brève introduction, les motifs de joie envers le Christ, la Mère de Dieu ou un saint, selon l'occasion de la célébration ; ils se concluent par l'expression « Réjouis-toi… », ou par une autre formule qui devient un refrain à la fin de chaque ikos.

 

Irénée de Lyon (en latin Irenaeus Lugdunensis, en grec ancien Εἰρηναῖος ΣμυρναῖοςEirênaĩos « pacifique » Smyrnaĩos « de Smyrne ») est le deuxième évêque de Lyon au IIe siècle entre 177 et 202.

 

Il est l'un des Pères de l’Église et le premier occidental à réaliser une œuvre de théologien  systématique. Défenseur de la véritable gnose, il s'est illustré par sa dénonciation de l'idéologie dualiste et des sectes pseudo-gnostiques qui la professaient.

Vénéré comme saint, il est fêté le 28 juin dans l'Église catholique et le 23 août dans l'Église orthodoxe.

Ambon (n.m.) : en religion, l'ambon (du grec άναβαινεινanabainein, « monter » dans le sens « bord relevé » ou « saillie ») est le pupitre, placé à l'entrée du chœur, dans une église, où est posé le lectionnaire ou la Bible. Il désigne aussi une tribune fixe d’où sont lus les textes sacrés. Il sert à poser des livres saints et comme appui lors du prêche.

En liturgie, on réserve le mot de pupitre pour le petit meuble monté ou non sur un pied, équipé d'un support incliné, de bois ou de métal, et destiné à recevoir le missel à l’autel.