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AU FORT DE L'ETE (français)

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AU FORT DE L’ÉTÉ 

(κατà θέρους ’ακμήν)

 A Maxence

« La beauté est la splendeur du visage divin »

            Marsile Ficin,

            Commentaire sur le Banquet de Platon

 

L’été est tellement bleu parmi les giroflées

Où les abeilles remplissent de suc leurs frêles amphores,

La main audacieuse de l’air caresse  ton corps

Et tendrement imprime sa face à ta pensée.

 

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, ce mercredi 14 mai, Anno Domini MMVIII

Glose :

Maxence : prénom d’origine latine dérivé de Maxentius, lui-même de Maximus, « le plus grand », « le plus fort », « le plus beau ». Marcus Aurelius Valerius Maxentius, empereur romain de 306 à 312.  Ce prénom peut être donné également à une fille. Le patron céleste des Maxence (garçons) est le saint abbé Maxence (Maixent) d’Agde, France méridionale (vers 448 – 515 ap. J.-C.). Disciple de saint Sévère, il entra dans un monastère du Poitou, actuellement appelé Saint-Maxeint, et en devint l’abbé. Il fut très estimé par Clovis Ier. La patronne des Maxence (filles) est sainte Maxence (nous ignorons les dates de sa naissance et de sa mort). Vierge irlandaise ou écossaise, elle vécut en recluse près de Senlis en France. Tuée à l’endroit de l’actuel Pont-Sainte-Maxence, elle est vénérée à Beauvais.

Marsile Ficin - Marsilio Ficino en italien (Figline Valdamo en Toscane 1433 – Careggi près de Florence 1499) : poète et philosophe humaniste, astrologue italien.

À la suite du concile de Florence, convoqué en 1439 par le pape Eugène IV, pour rapprocher les Églises d'Orient et d'Occident, plusieurs savants grecs, venus pour cet événement, se fixèrent en Toscane. Cosme de Médicis et son cercle intellectuel connurent, à cette occasion, le philosophe néoplatonicien Gemiste Pléthon dont les discours sur Platon et les mystiques d’Alexandrie avaient tellement fasciné la société lettrée de Florence qu’on l’avait appelé le second Platon.

En 1459, Marsile Ficin devint l’élève de  Jean Argyropoulos qui enseignait la langue et la littérature grecque.

Auteur et traducteur fécond, doué d'un sens de la pensée antique tellement hors du commun qu'aujourd'hui encore ses interprétations peuvent parfois guider l'érudition moderne, Marsile Ficin a donc édité en latin, c'est-à-dire restitué à l'Occident, Platon, Plotin, Porphyre de Tyr, Jamblique, Synésios, Priscien de Lydie et Hermès Trismégiste.

Son œuvre de traducteur et d'exégète du platonisme eut une importance considérable dans l'Europe de la Renaissance. Son œuvre personnelle est un effort de conciliation entre la révélation chrétienne et la « théologie platonicienne ». Sur les traces de Gemiste Pléthon, Marsile Ficin tenta une synthèse du  christianisme et du platonisme. Il s'opposa ainsi à l'aristotélisme des écoles de son époque qu'il accusa de détruire la religion. Ficin, en s'appuyant sur la tradition platonicienne, élabora une nouvelle apologétique fondée sur une « pia philosophia » (philosophie pieuse) et une « docta religio » (religion savante).

Marsile Ficin fut le précepteur du petit-fils de Cosme de Médicis, le fameux Laurent de Médicis. Le célèbre Jean Pic de la Mirandole, le philosophe humaniste italien, fut un de ses élèves.

Giroflée (n.f.) : du grec caryophyllon / καρυόφυλλον, « giroflier ». Plante herbacée (crucifères) aux fleurs odorantes, de couleurs diverses : matthiole, quarantaine, ravenelle, violier. C’était la fleur préférée de ma mère Lata Roussinoff.