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Des ibis blancs et roses - français

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DES IBIS BLANCS ET ROSES

 

I.

Dans les champs d’août, les oiseaux

Picorent les grains de soleil

Et les transforment en chant de lumière.

 

Des ibis blancs et roses parlent avec

Le fleuve, empli des averses de l’été

Et lui content leurs joyeuses histoires

Sous le ciel doux comme du satin bleu.

 

Une ondulation somptueuse parcourt

Les blés d’or mûr à l’âme flamboyante.

Et tout est murmure et chant,

Et tout est félicité impétueuse.

 

II.

 

Je m’arrête sous les pêchers,

J’arrache une feuille verte

Et du sang chaud coule des pétales

Entre mes doigts stupéfaits.

 

Rouge pourpre, les grenades

Entre les feuilles émeraude

Mûrissent avec nous

Sous les passionnés baisers d’août !

 

Cristal de l’air, grains de pain lourds,

Lumière et ombre sous les platanes,

Magie envoûtante d’un monde

Empli de merveilles.

 

III.

Tout ému, je prie les saints des causes perdues

De guérir mon corps dolent et mon âme pâle :

Sainte Rita de Cascia, saint Jude-Thaddée,

Sainte Philomène et saint Grégoire Le Thaumaturge.

 

Seigneur, fais lever le jour de ta clarté sans fin

Sur nous qui veillons, sans cesse méditant

Tes préceptes et justes jugements.

 

Maître plein d'amour, ô Christ notre Dieu.

Fais briller comme un olivier fertile et verdoyant,

Porteur de ton huile, nos visages de croyants.

 

Intercède, Seigneur, pour tes serviteurs

Afin que soient remis tous nos péchés

Et que nous-mêmes soyons sauvés

De toute angoisse et oppression.

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Haskovo, le 13 juillet 2018

 

Glose :

Sainte Rita de Cascia - Marguerite Manchini (en italienMargherita Manchini), appelée sœur Rita de Cascia (en italiensorella Rita da Cascia) communément simplifiée en Rita, née en mai 1381 à Roccaporena (Ombrie, Italie) et morte le 22 mai 1457 à Cascia (Ombrie, Italie) est une religieuse italienne de l'ordre des Augustins. Elle est béatifiée en 1628 par le pape Urbain VIII, puis canonisée le  24 mai 1900 par le pape Léon XIII. Elle est fêtée le 22 mai.

Jude (apôtre), Saint Jude Thaddée, Jude (ou Judas), fils de Jacques (Ἰούδας Ἰάκωβος), aussi appelé Thaddée ou Judas Thaddée, est un des douze apôtres choisis par Jésus. Son nom apparaît dans les listes d'apôtres des Évangiles synoptiques et des Actes des apôtres,  mais aussi dans de très nombreuses sources ultérieures. Il intervient une seule fois dans l'Évangile de saint Jean. Liturgiquement Jude est fêté, avec Simon le Zélote, le 28 octobre.

Sainte Philomène est une jeune martyre de l’Église des premiers siècles, oubliée de l’Histoire jusqu’à la découverte de ses restes, 1500 ans plus tard (24 mai 1802), dans les catacombes de Sainte-Priscille à Rome. Le curé d’Ars, lui-même, reçut de la mystique Pauline Jaricot une parcelle de sa relique et ne cessa de l’invoquer, dénouant des situations désespérées.

 

Pauline Jaricot est née à Lyon, le 22 juillet 1799, dans une famille de soyeux lyonnais, profondément attachée à l’Eglise. Sa vie s’écoule au cœur de Lyon, entre les paroisses de Saint- Nizier et Saint -Polycarpe, puis au pied de Notre-Dame de Fourvière.

Elle connaît une enfance heureuse, imprégnée de l’affection et de la foi vive de ses parents et de ses frères et sœurs aînés. Les visites au Saint Sacrement et la Communion fréquente lui permettent très tôt une intimité avec le Seigneur.

À l’adolescence, elle aime les plaisirs, les mondanités, l’élégance et se détourne de Dieu, quand un sermon sur la vanité la bouleverse et va provoquer une véritable conversion intérieure. Elle décide de consacrer sa vie au Seigneur, fait vœu de chasteté à la Chapelle de la Vierge de Fourvière à Noël 1816, tout en restant une laïque. Sa vie ne sera plus désormais qu’une longue montée vers Dieu. Elle puisera sa force dans la prière, l’Eucharistie, pour entreprendre ses multiples actions charitables, universelles, sans distinction de personnes.

Âme de Feu, femme d’action, apôtre inlassable, elle prendra des initiatives audacieuses pour le service de l’évangélisation pour une plus grande justice sociale tout en redonnant le goût de la prière.

Entre 1819 et 1820, avec quelques amies parmi les ouvrières ou des proches, réunis par une vie de prières et d’actions charitables, elle imagine une collecte faite de la main à la main, « le sou de Pauline » pour recueillir des fonds pour des missions. Elle met en pratique un plan basé sur le système décimal : des groupes de 10 personnes, chaque personne formant à son tour un autre groupe de 10 et ainsi de suite. Ce système s’étendra rapidement dans le monde et deviendra l’Association de la Propagation de la Foi, créée le 3 Mai 1822.

En 1826, en réponse aux besoins spirituels de son temps, Pauline Jaricot fait naître le Rosaire Vivant. Elle adopte un moyen analogue à celui de la Propagation de la Foi : 15 personnes, 15 mystères (aujourd’hui 20 mystères depuis que le Pape Jean-Paul II a ajouté les Mystères Lumineux) ; chaque associé récite une dizaine de chapelet en méditant un des mystères de la vie de Notre-Seigneur, avec l’intercession de Marie ; ce mystère est tiré au sort par une « zélatrice » responsable du groupe.

A sa mort, on comptera environ en France 2.250.000 associés.

Le Rosaire Vivant se répandra dans le monde entier jusqu’à nos jours.

En 1845, Pauline envisage de mettre en œuvre un plan d’évangélisation de la classe ouvrière.

« La plaie sociale dont souffre la France étant dans l’agglomération de la classe ouvrière, je voudrais faire de cette agglomération même un moyen de Salut … En un mot, je voudrais qu’on rendît l’époux à l’épouse, le père à l’enfant, et Dieu à l’homme ».

 

Elle achète une usine pour en faire un modèle d’esprit chrétien. Un bâtiment attenant loge les familles et à côté se trouvent une école et une chapelle. Elle en confie la gestion à des personnes malhonnêtes. L’œuvre ne peut continuer. Elle engloutit toute sa fortune et passera le reste de ses jours dans la plus grande pauvreté, quêtant pour rembourser ses dettes. Ce sera son long chemin de Croix.

En 1861, sa maladie de cœur s’aggrave. Son union intime avec le Seigneur et son effacement humble lui permettront un acte de profond pardon.

« Une pauvre qui n’a que Dieu seul pour ami, Dieu seul pour soutien…mais Dieu seul suffit ».

 

Le 9 Janvier 1862, Pauline meurt dans sa maison de Lorette.

 

Saint Grégoire le Thaumaturge (né en 214 à Néocésarée du Pont et mort vers 270 à Néocésarée) est évêque de Néocésarée en Cappadoce  (actuelle Niksar). Béatifié, il est fêté le 17 novembre.  Il est élève d’Origène à Césarée de Palestine.

Retiré au désert pendant quelque temps, il revient à Néocésarée vers 238 et est élu évêque.

Son œuvre pastorale convertit la région. Durant la persécution de Dèce, vers 250, il choisit de se cacher pour aider les plus faibles dans la foi.

Quand les persécutions cessent, les difficultés de Grégoire ne sont pas pour autant terminées, la peste sévit peu après, suivie d'une invasion des Goths décrite dans sa Lettre canonique. Il doit défendre l'orthodoxie, au concile d'Antioche de 269, contre les attaques de Paul de Samosate.

Grégoire de Nysse a fait son éloge.