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LA PAIX

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La paix, cette ardente obligation

 

Paix, pax, paz, pace, peace, mir. Toutes les langues du monde ont un mot pour paix. Un mot, mais quelle réalité ? Chacun veut la paix, mais combien agissent pour qu’elle règne ? Certes, certains la font régner autour d’eux, par une attitude de compréhension et de compassion. C’est un pas vers cet idéal, mais un pas bien petit. La paix du quotidien, la paix au jour le jour, si elle est une nécessité, n’est que peu de chose si elle réduit la paix à une sorte de routine, à un accommodement avec le mal, avec qui on ruse et devant qui on cède pour « avoir la paix ».

 

Or, la paix est tout, sauf la soumission devant les puissants et les oppresseurs. La paix, ce n’est pas dire « fichez-moi la paix » et se recroqueviller dans sa coquille, c’est au contraire une attitude militante, offensive. La paix mérite qu’on se batte – ou, si le terme paraît trop guerrier, qu’on s’engage pour elle. La paix ne vaut que si elle dépasse l’individualisme. La paix ne vaut que si elle supprime les injustices, les inégalités, toute forme d’oppression. La paix est une action de chaque jour. La paix est conquérante, enthousiaste. Elle ne peut durer hors de la justice.

Toute action où il y a un perdant apporte avec elle la certitude d’un conflit futur. La paix – sauf celle des cimetières, qui est son exact contraire – ne peut exister que dans un rapport gagnant-gagnant. La paix ne peut résulter que d’un partenariat entre gens de bonne volonté qui dépassent leurs préjugés et leurs apriori.

 

La paix est une volonté collective impulsée par des individus pour lesquels elle est le sens de leur vie et l’engagement de tous les instants. Et qui mieux que Delasnieve Daspet de Souza correspond à cette définition, elle qui combat depuis des années pour les droits des minorités, le droit à la terre, le respect de cette même terre en harmonie avec ceux qui y vivent, et la paix dans sa définition la plus large, cette paix sans laquelle nous ne sommes qu’en sursis précaire sur cette planète qui nous accueille et envers qui nous nous conduisons, trop souvent, en enfants ingrats.

 

Athanase Vantchev de Thracy