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Cette prodigieuse profusion de fleur - français

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CETTE PRODIGIEUSE PROFUSION DE FLEURS

 

Cette profusion prodigieuse de fleurs,

Cette abondance miraculeuse de beauté

Et mon âme qui s’accorde au cours des choses !

 

Je paresse sous les branches du vieux cerisier

Qui éblouit l’air avec ses grappes de fruits

D’un rouge si vif !

 

Personne avec qui partager

La somnolente solitude !

Seuls quelques frêles moineaux

Récitent des poèmes de soleil !

 

Je me lève, je pars vers le sud,

Heureux de vivre dans la joie

De te voir bientôt !

 

Ange,

Je sens l’éternité pénétrer et agiter mon cœur !

 

Je m’arrête, je respire la clarté du jour

Et ferme les yeux !

Soudain, la vision

Des quatre jeunes arrhéphores grecques

Éblouit et bouleverse mon être !

 

Voici la sainte clarté du cortège

Qui s’approche.

 

Âmes, revêtez vos amples tuniques de pourpre

En l’honneur des déesses,

Faites jaillir des hymnes élogieux

Des pures profondeurs de vos cœurs !

Lorsque, avec le temps,

Mon vieux cœur se repliera,

La lumière de ses instants divins

Tombera, pluie de fleurs,

Sur mes épaules !

 

Ô jour de juin béni, prends-moi dans ton giron !

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 21 juin 2018

 

Glose :

Les arrhéphores d’Athéna Polias.

Les arrhéphores (ἀρρηφόροι) étaient « quatre vierges, âgées entre 7 et 11 ans, élues d’après leur noblesse. Deux d’entre elles étaient choisies pour commencer le tissage du péplos et accomplir les autres rites le concernant. Vêtues de blanc, leur parure d’or était sacrée. Les deux autres fillettes accomplissaient un rituel secret pour la déesse à l’occasion de la fête de l’Arrhéphorie, « fête célébrée au mois de Skirophorion pour Athéna, nommée Arrhéphorie (Ἀρρηφορία) avec (ἀ) car les filles portaient des objets secrets dans les cistes pour la déesse. La fête était « appelée aussi Errhèphorie (Ἐρρηφορία) ou Hérrhèphorie (Ἑρρηφορία) en l’honneur d’Hersè fille de Kékrops pour laquelle elles faisaient procession ou parce qu’elles portaient des objets secrets et mystérieux.

Les sources les nomment soit paides, soit parthénoi ou filles de Kékrops. Cette oscillation entre les deux termes traduit le flou qui, comme pour les fillettes à Orthia et le personnage d’Hélène, démontre qu’elles se situent entre les deux âges : fillettes/jeunes filles.

Selon les sources, elles étaient élues (ἐχειροτονοῦντο) ou choisies par le Basileus. Elles vivaient sur l’Acropole, près du temple d’Athéna Polias, et un endroit pour jouer à la balle (σφαιρίστρα) leur était réservé.

Le péplos (πέπλος en grec ancien, ou peplum en latin) est la tunique féminine de style dorien de la Grèce antique.

 

Ciste (n.f.) ou ciste mystique (du latin cista, dérivé du grec Κίστη) est une corbeille sacrée employée dans les cultes à mystères dans l’Antiquité.

Cécrops ou Kékrops (en grec ancien  Κέκρωψ / Kékrôps) est le fondateur mythique d'Athènes, premier roi légendaire d'Attique. Sous son règne eut lieu la dispute d'Athéna et de Poséidon sur l’Aréopage.