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Les fines gouttelettes de pluie - français

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DES FINES GOUTTELETTES DE PLUIE

« Respire finem »

 

Des fines gouttelettes de pluies,

Blanches marguerite étincelantes,

Aux yeux d’un bleu céleste

Comme les yeux des filles Kalash,

Tombent avec une douceur caressante

Sur les souriantes fleurs du jardin !

 

Ah, cette sonorité enchanteresse

Des fines gouttelettes de pluie,

Cette bonne fraîcheur

Des premiers matins du monde

Et les délires de la raison

Quand elle veut interpréter Dieu !

 

Vies amoureuse, inséparablement unies !

Et vous mon Ange, étendard de soleil,

Bannière de foi,

Mât de la belle nef de nos âmes,

Dans nos cœurs tournent les astres,

Les saisons, les années !

 

Ah, la joie, la gloire, les délices

Et la dilation, notre établissement dans le ciel,

Le palais des esprits purs orné de vertus,

La vérité qui désir tout désirer

Tels que Torquato Tasso les a exaltés !

 

Et nos mains qui luisent de tendresse

Dans les mains délicieuses des vents !

Nos mains !...

 

Ô fines gouttelettes de la pluie

Continuez à tomber

Sur les hauts donjons de nos âmes !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 16 mai 2018

 

Glose :

Respire finem : locution latine qui signifie « Considère la fin », c’est-à-dire « Pense que tu es mortel »

 

Kalash :

Les Kalashs du Chitral forment un peuple du Pakistan septentrional parlant le kalashamon,  une langue indo-aryenne. Ils sont polythéistes. Plus de 100 000 au XIXe siècle, ils ne sont plus que de 3 000 à 6 000 individus. La culture Kalash a été jusqu'ici préservée grâce à l'isolement et au strict respect des traditions (les ethnologues estiment que leurs croyances n'ont que très peu évolué depuis 2 300 ans).

Comme les Nouristanis, ils gardent le phénotype européen (peau, cheveux et yeux clairs) que les légendes locales voudraient faire descendre de soldats issus des troupes d’Alexandre le Grand. Or, selon des études menées depuis trente ans par l'ethnologue Augusto S. Cacopardo, cette région de l’Hindou Kouch n’a jamais fait partie de la satrapie (division administrative dans l’Empire perse) de Bactriane. De plus, il n'existe aucune trace d’un personnage pouvant s’approcher d’Alexandre le Grand dans la tradition orale et la mythologie kalash. Par ailleurs, la linguistique met clairement en évidence l’absence de rapport entre le grec et le kalashamon. Les Kalashs sont en réalité le dernier peuple issu des Kafirs (littéralement, les « infidèles »), dont la grande majorité a été convertie à l’islam, il y a moins de deux siècles.

Ils ne vivent plus que dans trois vallées du Pakistan. Il n'y a pas actuellement de rapport entre les Kalashs du Pakistan et ceux d'Afghanistan.

Les hommes s'en vont sur les pâturages d'altitude avec leurs troupeaux tandis que les femmes cultivent les champs, dans les vallées, près de leurs villages. Cette société est fortement patriarcale, les valeurs viriles étant exacerbées. Elle était patrilinéaire.

La fête la plus importante est celle de Joshi au mois de mai qui annonce les premières transhumances. Les Kalashs sont également réputés pour leurs fêtes de solstice, durant plusieurs jours et incluant des sacrifices animaux.

 

Torquato Tasso, connu en français sous l'appellation le Tasse, est un des plus grands poètes italiens, né le 11 mars 1544 à Sorrente (région de Campanie), mort le 25 avril 1595 à Rome passé à la postérité pour son épopée « La Gerusalemme liberata » traduite sous le titre La Jérusalem délivrée. Poème épique où il dépeint, à la manière des romans de chevalerie, les combats qui opposèrent les chrétiens aux musulmans à la fin de la Première croisade, au cours du siège de Jérusalem. Souffrant, depuis ses 30 ans de maladie mentale, il mourut alors que le pape allait le couronner « roi des poètes ». Jusqu'au début du XIXe siècle, Le Tasse fut l'un des poètes les plus lus en Europe : Jean-Jacques Rousseau fut un de ses admirateurs ; il aimait lire et relire Le Tasse. Auguste Comte en fit le représentant de la littérature épique moderne dans son calendrier positiviste, et la philosophe Simone Weil voyait dans la « Jérusalem délivrée » l'une des plus hautes expressions de l'espérance chrétienne.

 

Donjon (n.m.) : le donjon est la tour la plus haute d'un château fort au Moyen Âge, destinée à servir à la fois de point d'observation, de poste de tir et de dernier refuge si le reste de la fortification vient à être prise par un ennemi. Cette tour, ou ce bâtiment fortifié, sert aussi en général de résidence au seigneur du château.