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Ce ciel fait d'ivresse - français

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CE CIEL FAIT D’IVRESSE

Ce ciel fait d’ivresse,

Suave poids sur les roses de mes lèvres

Qui embrassent avec volupté le monde

Et sculptent avec une bleue délicatesse

Les tendres mots de mes poèmes !

 

Braise de démence, le crépuscule

Qui entre de force dans l’âme !

 

L’amour bruine dans tes prunelles,

Mon Ange de douceur,

Et tes larmes tombent dans mon poème !

 

Ton pâle sourire est mon espoir

Et mon ultime rempart

Contre les lances acérées du destin !

 

Regarde, mon Ange, regarde

La grêle fourmi,

Vigilante et audacieuse,

Qui pousse avec une ferveur éblouissante

Un grain de blé vers sa maison

Cachée sous le magnifique ronsard en fleur !

 

Non, ce n’est pas Cernunos

Qui inspire sa foi en la vie,

Mais la douce respiration du Dieu de la bonté

Qui verse de la force dans son si fragile corps !

 

Ô Ange, un peu de temps à l’état pur

Tel que Siméon Métaphraste l’exaltait

Dans ses sublimes compilations religieuses !

 

Alors nous foulerons ensemble

La prairie absolue de nos existences

Entre lumière et mystère !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 13 mai 2018

Glose :

Ronsard (n.m.) : le rosier Pierre de Ronsard est un rosier grimpant parmi les plus célèbres. Sa floraison remontante donne de grosses fleurs à l'ancienne, légèrement parfumées.. 

Cernunnos est un dieu gaulois. Aucun texte se rapportant à lui n'a été conservé. Les chercheurs en sont réduits à des conjectures fondées sur l'interprétation de l'onomastique et de l’iconographie pour comprendre son rôle dans la religion gauloise puis gallo-romaine. Figure majeure du panthéon celtique, Cernunnos incarnerait le cycle biologique de la nature, reflétant simultanément la vie et la mort, la germination et le dépérissement, à l'image du cerf, l'animal qui le symbolise, lequel perd ses bois en hiver pour les recouvrer au printemps. Fréquemment associé à la Déesse-mère, une autre figure majeure du panthéon celtique, il représenterait par ailleurs la puissance masculine et la fécondité.

Son nom est attesté par une inscription gallo-romaine : celle du pilier des Nautes de Paris, conservée au musée de Cluny et dans laquelle le « C » initial est restitué. Ce « C » initial apparaitrait sur une esquisse du XVIIIe siècle. Le pilier des Nautes est le seul document où on trouve l'image et le nom associés.

On trouve le nom seul sur 3 autres documents. Le premier est une dédicace mise au jour à Montagnac en lettres grecques : αλλετ[ει]υος καρνονου αλ[ι]σο[ντ]εας, que l'on peut traduire par « Alleteinos [a dedié ceci] à Karnonos d'Alisontia ». Le deuxième et troisième sont une paire d'inscriptions identiques découvertes à Steinsel-rëlent au Luxembourg (Deo Ceruninco). Par ailleurs, on a pu identifier des dieux cornus sans nom existant sur plusieurs artefacts archéologiques, lesquels sont répartis dans une aire géographique très vaste. Le plus ancien serait représenté au Val Carnonica en Italie duNord, laquelle est proche de la vallée des merveilles située en Savoie où l'on a également mis au jour des artefacts de la même typologie archéologique et sur lesquels figurent aussi des personnages cornus. Néanmoins l'icône de Cernunnos la plus connue et la plus étudiée demeure celle ouvragée sur la partie supérieure du chaudron de Gundestrup.

Étymologie

La traduction usuelle du théonyme est « (dieu) cornu », mais il n'est pas certain qu'elle soit exacte (compte tenu des noms celtiques de la « corne » : gallois carn ou cyrn, breton karn et kern. Le thème kern - désigne en celtique expressément le sommet de la tête et il s'apparente aux mots indo-européens désignant des bêtes à corne en général et le cerf en particulier. L'élément -unnos est, quant à lui, un suffixe augmentatif dont la signification porte sur la qualité physique du morphème central. On pourrait ainsi traduire de façon littérale Cernunnos par « bellement corné », ou encore « belles cornes, beau cornu ».

Syméon Métaphraste, dit aussi Syméon Magistros ou Syméon le Logothète est un homme d'État et historien qui fut l'auteur de la plus importante compilation hagiographique du Moyen Âge byzantin.

Né à Constantinople sous le règne de Léon VI (886-912), Syméon appartient à une de ces grandes familles aristocratiques à qui il revient naturellement de se partager les dignités et les charges de la cour. Le plus grand intellectuel byzantin Michel Psellos (1018-1080) nous le présente comme un homme de culture, excellent rhéteur et versé en philosophie.

Il entama une carrière de haut fonctionnaire dans l'entourage de Constantin VII Porphyrogénète (944-959) et la poursuivit sous ses trois successeurs. Sous Romain II Lecapène (959-963), il est protoasekretis (c'est-à-dire chef de la chancellerie impériale) avec le titre de patrice et, à la mort de l'empereur, il semble faire partie du conseil de régence qui gouverne l'Empire pendant six mois. Il a un rôle plus obscur sous Nicéphore Phocas (963-969). Quelques indices pourtant semblent le montrer impliqué dans l'élaboration des constitutions (novelles)de cet empereur. Après l'assassinat de Nicéphore, il est à nouveau au premier plan avec Jean Tzimiskès. Il a alors le titre de Magistros et dirige l'administration militaire (logothète du stratiotikos) avant de devenir logothète du drome, poste prestigieux qui implique à cette époque les relations avec les ambassadeurs, la circulation et la surveillance des étrangers dans l'Empire, le bon fonctionnement des communications et de la poste impériale…

La fin de sa vie est mal connue. Il semble qu'il soit tombé en disgrâce (probablement à l'avènement de Basile II , empereur de 960 à 1025) et qu'il se soit alors retiré dans un monastère où il serait mort un 28 novembre, peut-être en 987. C'est probablement pendant cette dernière période de sa vie qu'il s'est consacré à ses compositions religieuses.