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Gautier de Coincy - français

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GAUTIER DE COINCY

« Dame, fait-il, je me remets en votre garde

corps et âme,

Dame, vous êtes le sommet qui recense tout le monde »

Gautier de Coincy

 

Gautier, mon admirable frère en haute poésie,

Toi qui as écrit des milliers de vers merveilleux

Dédiés à la Très Sainte Vierge,

J’envie, mon frère, j’envie noblement

La grande élévation de ton âme

D’humble moine !

 

Intercessions, édifications,

Amplifications et délectations

D’une âme toute de lumière et d’amour !

 

Foi médiévale, vive,

Concrète et profonde,

Foi vibrant dans le cœur

Du peuple tout entier !

 

Comme toi, mon  frère bénédictin,

Moine, poète et grand dévôt

De la Mère de Dieu,

Je voudrais m’habiller

De la robe de la douceur

Et de l’humilité et entrer, nu d’orgueil,

Dans le royaume des vertus chrétiennes.

 

Ô Vierge, ô arche de salut,

Ô sublime sanctification de la vie !

Toi, étoile limpide, lampe silencieuse

Pleine de lumière et d’invisibles ombres !

 

Ô souffle du sud qui ouvre mon cœur

Au chant incessant de l’été,

Ô lumière inclinée vers les battements du cœur pur

Par la gravité absolue de l’amour !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 9 mai 2018

 

Glose :

Gauthier de Coincy (ou Gautier de Coinci), né en 1177 à Coincy, près de Fère-en-Tardenois (Aisne), et mort le 25 septembre 1236  à Soissons (Aisne), est un moine bénédictin et trouvère français. C'est l'un des tout premiers et des plus grands poètes musiciens médiévaux de langue d’oïl. Auteur de chansons et de récits de miracles, les Miracles de Nostre Dame.

Il appartient à la grande génération des trouvères : Conon de Béthune, le Vidame de Chartres, Colin Muset.

Ordonné prêtre après des études dans une école monastique, complétées à Paris, il devient moine de Saint-Médard de Soissons en 1193, alors qu'il n'a que quinze ans.

En 1214, il est nommé prieur à Vic-sur-Aisne, où il remplace son oncle, Gobert de Coincy. C'est là qu'il commence en 1218 à écrire les Miracles de Nostre Dame. Pendant dix ans, il fait parvenir ses manuscrits à son ami Robert de Dives, prieur de Saint-Blaise de Noyon, qui les faisait recopier et enluminer.

Il meurt en 1236, laissant une œuvre de 30 000 vers.