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Un petit fremissement - français

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UN PETIT FREMISSEMENT

« J’étais plus fort quand je riais de ma faiblesse »

Elmer Diktonius

I.

Des petites flaques d’eau

Pleines de frissons où se baignent

Des bandes heureuses d’oiseaux !

Eux qui ne concertent jamais aucun plan !

Mais quelle éloquence invincible !

 

Comme est cher à nos cœurs sereins

Ce bruyant attroupement pittoresque !

II.

« Entouré de poiriers en fleur,

Amis lointains, connus et inconnus,

Je vous envoie les notes d’or de mon amour »

Crie dans l’air orange, le merle

Habillé de noir.

 

Comme lui, Ange, j’exalte

Toute la Création

Et réserve un bon accueil

Aux rafales glacées des

Jours de malheur.

III.

Des branches de persil sauvage,

Le cresson bleu,

La verticalité spacieuse du ciel,

La turbulence violette de l’air

Et les eaux pontificales des lacs !

Toute cette beauté viridescente qui va

D’éternité à éternité !

 

IV.

Ange,  jeune élancement vers le ciel,

Toi, devenu transparent aux feuilles des palmiers,

Je chéris tant

Tout ce fleuve de petits frémissements,

Ce splendide Panarion

Contre l’effroyable hérésie de la tristesse !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Haskovo, le 6 avril 2018

 

Glose :

Elmer Diktonius (1896-1961) : un des plus grands poèteset compositeurs finlandais. Il écrivait en suédois et en finnois.

Viridescent, viridescente (adj.) : verdâtre ou tendant à devenir vert.

 

Panarion : œuvre de l’hérésiologie chrétienne primitive, le Panarion (en grec : Πανάριον, « trousse à médecine »), aussi connu sous le nom latin de Adversus Hæreses (Contre les hérésies), est le plus important ouvrage d’Épiphane de Salamine, mort en 403.

Épiphane commence à l’écrire en 374 ou 375 et l’achève trois ans plus tard. C’est un traité sur les hérésies, un ensemble de « remèdes contre le poison de l’hérésie », d’après le titre. Il traite de quatre-vingts hérésies, parfois organisées en sectes ou en groupes philosophiques, de l’époque d’Adam à la fin du IVe siècle, en détaillant leur histoire et en réfutant leurs croyances. C'est pour une large part une suite à l’Ancoratus (œuvre d’ Épiphane qui expose la foi chrétienne).

Dans le Panarion, l'évêque Épiphane de Salamine décrit l’évangile de Judas comme un écrit de la secte gnostique des caïnites. Le mot panarion signifie « panière ». Il s'agit d'un très important catalogue des hérésies recensées au ive siècle. Épiphane a collationné tous les renseignements possibles dont il disposait pour réfuter les doctrines des courants hétérodoxes. Il n'hésite pas à recopier les textes d'autres hérésiologues. Pour fonder ses réfutations, il s'appuie la plupart du temps sur la lecture chrétienne des Écritures, de l'Ancien comme de Nouveau Testament. Il montre aussi l'importance accordée à la tradition apostolique afin d'affirmer clairement les points de la foi chrétienne mis en cause.

Mis à jour ( Vendredi, 06 Avril 2018 15:27 )