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LE CHANT - français

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LE CHANT

Simplex sigillum veri

(« La simplicité est le sceau de la vérité »)

 

 

Le silence obscur, le silence pesant

Avant la naissance du premier vers !

 

Ô chant qui naît dans la nuit qui est en nous

Et pousse en silence comme la forêt !

 

Chant qui se remplit de saveur

Comme le quenettier !

 

Puis la suave musique du cœur

Comme le soleil, unit les cimes des notes

Et des mots qui se font chair.

 

Avant de chanter,

Comme je dois tourner longtemps en moi !

 

Puis, je marcher sur les sentiers subtils

Du jour trop prolixe.

 

C’est ainsi, ô mon âme,

Qu’on tisse des liens avec nous-mêmes

Et que le lyrisme exalté jaillit

Des tréfonds de notre être !

 

Alors tout devient fulgurance et exaltation

Et on peut voler dans les airs inspirés

Comme l’humble moine franciscain

Saint Joseph de Cupertino,

Saint par la volonté de l’éternel Originateur !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 8 mars 2018

 

Glose :

Simplex sigillum veri : locution latine qui signifie « La simplicité est le sceau de la vérité ».

Le quenettier - Melicoccus bijugatus – (n.m.) : arbre fruitier originaire d'une zone s'étendant de la Colombie à la Guyane. Il appartient à la famille des Sapindacées. Il est caractérisé par son fruit, qui est proche du litchi, du longane et du ramboutan. Ce fruit est de forme ronde ou un peu allongée, comme un petit citron vert.  Il possède une peau verte, lisse et rigide. Sa pulpe, légèrement astringente, est juteuse, sucrée, acidulée et de couleur jaune orangé. Il est très populaire à Cuba et en République dominicaine. Mamoncillo est le nom espagnol le plus porté. Il existe toutefois d’autres dénominations utilisées, en fonction de sa localisation.

 

Saint Joseph de Cupertino (1603-1663) : saint Joseph de Cupertino, ou Joseph de Cupertin, Giuseppe da Copertino, né Giuseppe Maria Desa est un moine franciscain italien célèbre pour ses lévitations et miracles. Selon le père Herbert Thurston « Il serait impossible de faire le récit détaillé de ses vols : ils semblent avoir été observés plus d'une centaine de fois ». Il a été canonisé en 1767 par le pape Clément XIII.  

Joseph Desa est né le 17 juin 1603 à Copertino, dans la région des Pouilles en Italie. Son père, Joseph Desa était charpentier, mais il mourut avant la naissance de son fils, laissant sa veuve, Francesca Panara, enceinte de Joseph et couverte de dettes. Chassée de son logis et son mobilier saisi, elle mit au monde son fils dans une étable. Des l'âge de cinq ans il s'appliquait à prier avec piété, le corps immobile et les yeux levés au ciel. Joseph ne brillait pas par sa vivacité intellectuelle. Il était nonchalant, maladroit, et semblait toujours perdu dans une profonde rêverie, à tel point que son entourage l'avait surnommé a bocca aperta (bouche bée).

Il apprit le métier de cordonnier puis, à l'âge de 17 ans et à l'image de deux de ses oncles devenus franciscains, il se présenta chez les franciscains conventuels de Naples, mais il ne put s'y faire admettre à cause de son insuffisance intellectuelle5. Les Frères mineurs capucins  l'acceptèrent en tant que frère lai. Mais là encore, il fut si malhabile dans les travaux qui lui furent confiés qu'ils le congédièrent au bout de huit mois. En outre, étant perpétuellement en extase, il ne parvenait pas à assumer ses tâches. « L'incapacité naturelle et la préoccupation surnaturelle semblaient s'unir pour le rendre inapte à tout. »

Sa mère réussit à fléchir son frère Jean Donato, lui-même franciscain conventuel, et Joseph fut reçu au couvent de la Grottella au hameau de Balsorano situé près de Copertino où il fit profession comme frère convers. On le chargea de s'occuper de la mule du couvent. Conscient de ses problèmes, il s'appelait lui-même « frère âne ». Joseph, toujours gai et joyeux, mais demeurant incapable d'apprendre à lire et à écrire correctement, fit tellement preuve d'obéissance, de piété et d'humilité que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc.

Extases et lévitations

La première lévitation de Joseph se serait produite à Copertino, le 4 octobre 1630, lors de la procession en l'honneur de saint François d’Assise. Il était en train d'assister à la procession lorsqu'il se serait tout à coup élevé dans le ciel et serait resté à flotter au-dessus de la foule. Quand il redescendit et qu'il réalisa ce qui venait de lui arriver, il prit peur et s'enfuit pour se cacher.

À partir de ce moment, la vie du Père Joseph fut bouleversée. Ses vols continuèrent et leur fréquence augmenta. Il lui suffisait d'entendre les noms de Jésus, de Marie, ou même de chanter un psaume à la Messe, pour s'élever au-dessus du sol, restant là jusqu'à ce que son supérieur, au nom de l'obéissance, lui ordonne de redescendre : « S'étant élevé, il se posa sur une haute branche d'arbre qui ne plia pas. Mais quand l'extase prit fin, elle menaça de se rompre, et Joseph étant incapable de redescendre, il fallut utiliser une échelle pour le sortir de ce mauvais pas. » Près de soixante-dix événements de ce type sont relatés durant son séjour à Cupertino.

Sa plus remarquable lévitation, la plus attestée, fut celle qui se produisit lors d'une audience devant le pape Urbain VIII. Après s'être agenouillé pour baiser les mules du pape, le moine fut élevé en l'air au-dessus du trône pontifical et resta ainsi de longs instants, jusqu'à ce que son supérieur qui l'accompagnait lui ordonnât de redescendre. Le pape, qui observa tout cela dans un silence impassible, dit alors laconiquement au père supérieur : « Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, Nous voulons servir de témoin à son procès de canonisation pour déposer du prodige dont Nous venons d’être témoin. »

Ces manifestations surnaturelles étaient indépendantes de la volonté de Joseph, elles intriguaient et plongeaient dans la sidération les autres moines, ce qui, durant sa vie, déplaisait à ses supérieurs.

Originateur (n.m.) : du latin origo, originis, « origine ». Mot rare : Celui qui à l’origine du monde, Dieu !

 



















Originateur (n.m.) : du latin origo, originis, « origine ». Mot rare : Celui qui à l’origine du monde, Dieu !Ces manifestations surnaturelles étaient indépendantes de la volonté de Joseph, elles intriguaient et plongeaient dans la sidération les autres moines, ce qui, durant sa vie, déplaisait à ses supérieurs.Sa plus remarquable lévitation, la plus attestée, fut celle qui se produisit lors d'une audience devant le pape Urbain VIII. Après s'être agenouillé pour baiser les mules du pape, le moine fut élevé en l'air au-dessus du trône pontifical et resta ainsi de longs instants, jusqu'à ce que son supérieur qui l'accompagnait lui ordonnât de redescendre. Le pape, qui observa tout cela dans un silence impassible, dit alors laconiquement au père supérieur : « Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, Nous voulons servir de témoin à son procès de canonisation pour déposer du prodige dont Nous venons d’être témoin. » À partir de ce moment, la vie du Père Joseph fut bouleversée. Ses vols continuèrent et leur fréquence augmenta. Il lui suffisait d'entendre les noms de Jésus, de Marie, ou même de chanter un psaume à la Messe, pour s'élever au-dessus du sol, restant là jusqu'à ce que son supérieur, au nom de l'obéissance, lui ordonne de redescendre : « S'étant élevé, il se posa sur une haute branche d'arbre qui ne plia pas. Mais quand l'extase prit fin, elle menaça de se rompre, et Joseph étant incapable de redescendre, il fallut utiliser une échelle pour le sortir de ce mauvais pas. » Près de soixante-dix événements de ce type sont relatés durant son séjour à Cupertino.La première lévitation de Joseph se serait produite à Copertino, le 4 octobre 1630, lors de la procession en l'honneur de saint François d’Assise. Il était en train d'assister à la procession lorsqu'il se serait tout à coup élevé dans le ciel et serait resté à flotter au-dessus de la foule. Quand il redescendit et qu'il réalisa ce qui venait de lui arriver, il prit peur et s'enfuit pour se cacher.Extases et lévitationsSa mère réussit à fléchir son frère Jean Donato, lui-même franciscain conventuel, et Joseph fut reçu au couvent de la Grottella au hameau de Balsorano situé près de Copertino où il fit profession comme frère convers. On le chargea de s'occuper de la mule du couvent. Conscient de ses problèmes, il s'appelait lui-même « frère âne ». Joseph, toujours gai et joyeux, mais demeurant incapable d'apprendre à lire et à écrire correctement, fit tellement preuve d'obéissance, de piété et d'humilité que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc.Il apprit le métier de cordonnier puis, à l'âge de 17 ans et à l'image de deux de ses oncles devenus franciscains, il se présenta chez les franciscains conventuels de Naples, mais il ne put s'y faire admettre à cause de son insuffisance intellectuelle5. Les Frères mineurs capucins  l'acceptèrent en tant que frère lai. Mais là encore, il fut si malhabile dans les travaux qui lui furent confiés qu'ils le congédièrent au bout de huit mois. En outre, étant perpétuellement en extase, il ne parvenait pas à assumer ses tâches. « L'incapacité naturelle et la préoccupation surnaturelle semblaient s'unir pour le rendre inapte à tout. »Joseph Desa est né le 17 juin 1603 à Copertino, dans la région des Pouilles en Italie. Son père, Joseph Desa était charpentier, mais il mourut avant la naissance de son fils, laissant sa veuve, Francesca Panara, enceinte de Joseph et couverte de dettes. Chassée de son logis et son mobilier saisi, elle mit au monde son fils dans une étable. Des l'âge de cinq ans il s'appliquait à prier avec piété, le corps immobile et les yeux levés au ciel. Joseph ne brillait pas par sa vivacité intellectuelle. Il était nonchalant, maladroit, et semblait toujours perdu dans une profonde rêverie, à tel point que son entourage l'avait surnommé a bocca aperta (bouche bée). Saint Joseph de Cupertino (1603-1663) : saint Joseph de Cupertino, ou Joseph de Cupertin, Giuseppe da Copertino, né Giuseppe Maria Desa est un moine franciscain italien célèbre pour ses lévitations et miracles. Selon le père Herbert Thurston « Il serait impossible de faire le récit détaillé de ses vols : ils semblent avoir été observés plus d'une centaine de fois ». Il a été canonisé en 1767 par le pape Clément XIII.
Le quenettier - Melicoccus bijugatus – (n.m.) : arbre fruitier originaire d'une zone s'étendant de la Colombie à la Guyane. Il appartient à la famille des Sapindacées. Il est caractérisé par son fruit, qui est proche du litchi, du longane et du ramboutan. Ce fruit est de forme ronde ou un peu allongée, comme un petit citron vert.  Il possède une peau verte, lisse et rigide. Sa pulpe, légèrement astringente, est juteuse, sucrée, acidulée et de couleur jaune orangé. Il est très populaire à Cuba et en République dominicaine. Mamoncillo est le nom espagnol le plus porté. Il existe toutefois d’autres dénominations utilisées, en fonction de sa localisation.
Simplex sigillum veri : locution latine qui signifie « La simplicité est le sceau de la vérité ».
Glose :
Paris, le 8 mars 2018
Athanase Vantchev de Thracy
Saint par la volonté de l’éternel Originateur !Saint Joseph de Cupertino,Comme l’humble moine franciscainEt on peut voler dans les airs inspirésAlors tout devient fulgurance et exaltation
Des tréfonds de notre être ! Et que le lyrisme exalté jaillitQu’on tisse des liens avec nous-mêmesC’est ainsi, ô mon âme,
Du jour trop prolixe.Puis, je marcher sur les sentiers subtils
Comme je dois tourner longtemps en moi !Avant de chanter,
Et des mots qui se font chair.Comme le soleil, unit les cimes des notesPuis la suave musique du cœur
Comme le quenettier !Chant qui se remplit de saveur
Et pousse en silence comme la forêt !Ô chant qui naît dans la nuit qui est en nous
Avant la naissance du premier vers !Le silence obscur, le silence pesant

(« La simplicité est le sceau de la vérité »)Simplex sigillum veri
LE CHANT