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Il n'est rien que le temps n'enseigne - français

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IL N’EST RIEN QUE LE TEMPS N’ENSEIGNE

I.

 

Les pommiers en fleur

Jonchent de pétales roses

Le tapis d’herbe que tes petits pieds

Foulent délicatement !

Ah, qui pourrait épuiser

L’océan de mon amour ?

 

Avance, mon Ange, marche vers le soleil

Pendant que les racines de ma tendresse

Restent solides

Et que les feuilles de mon admiration repoussent

Pour te protéger des affronts de l’air.

Il n’est rien que le temps n’enseigne !

Ne permettons pas à la dure fatalité

De nous faire expier notre bonheur.

 

II.

 

Ici, Atlas soutient sur son dos

La terre et le pôle céleste !

Il inonde, grâce à la générosité de ses neiges,

D’eau fraîche et rieuse

Les somptueux jardins

Et les innombrables vergers

Pliant se le fertile poids de leurs fruits d’or !

III.

 

Sois magnanime comme Hiéron, mon Ange,

Le noble roi de Syracuse

Qui vouait une amitié amoureuse

Au grand Eschyle et aux immortels poètes de l’amour

Pindare, Bacchylide, Épicharme et Sophron !

 

IV.

Toutes ces suaves émotions,

Toutes ces pensées solaires

Me reviennent en grande abondance !

 

Ange,

Nous sommes les mêmes aujourd’hui

Que dans notre féerique adolescence !

Nous, avec à nos doigts

Les anneaux du temps passé et du temps présent,

Nous, deux âmes innocentes

Appuyée contre le ciel de saphir !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 1er mars 2018

 

 

 

Glose :

 

Il n’est rien que le temps n’enseigne en vieillissant – vers d’Eschyle.

Eschyle (dramaturge) né à Éleusis vers 525 av. J.-C., mort à Géla en 456 av. J.-C., est le plus ancien des trois grands tragiques grecs. 

 

Hiéron Ier ( 478 av. J.-C.- 466 av. J.-C.), en grec ancien Ἰέρων). Il fut le second tyran de Syracuse, successeur de son frère Gélon et prédécesseur de son autre frère Thrasybule.

Il poursuit la politique expansionniste de son frère. Hiéron Ier s'assure le contrôle du détroit de Messine, expulse les habitants de Catane et de Naxos (Sicile) et fonde en 471, dans la même région la ville nouvelle d'Aitna (ou Etna) où il établit son fils Dinomène comme roi. Il y introduit 5 000 colons venus du Péloponnèse et 5 000 autres venus de Syracuse. Les Grecs de Cumes, menacés par les Étrusque, avaient demandé l'aide de Hiéron : au côté de la flotte de Cumes, il défait la flotte étrusque. Le désastre subi par les Étrusques marque la fin de leur hégémonie pour contrôler le commerce de Campanie et permet aux Déinoménides d'apparaître comme les libérateurs du monde grec occidental.
Propriétaire d'une écurie de chevaux de course, Hiéron remporta plusieurs victoires à la course des chevaux montés aux Jeux pythiques et aux Jeux olympiques. Il vit son fameux étalon, Phérénicos, vainqueur à Olympie en 476 av. J.-C., tandis que son quadrige remportait aussi la course des chars à Delphes en 470. En 468, il remporta la course des chars si enviée aux Jeux olympiques, et la fit célébrer par le poète Bacchylide. Pindare lui consacra également plusieurs de ses odes   triomphales à l'occasion de ces victoires dans les deux grands jeux panhelléniques.

Son règne correspond à une période d'apogée pour Syracuse, qui accueille de nombreux artistes tels les poètes Épicharme et Sophron. Invité lui aussi à la cour d'Hiéron, Eschyle fait représenter sa pièce Les Perses en 470 et compose à cette occasion la tragédie des Aitnéennes (ou Etnéennes). Hiéron meurt en 466 av. J.-C.  Xénophon le met en scène dans un dialogue fictif : Hiéron.