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Impression matinale - français

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IMPRESSIONS MATINALES

« Les cheveux dénoués

Dans la douceur de la pièce

Le parfum des lis… »

I.

Un tout petit oiseau à la fenêtre

Quémande, en sautillant et en piaillant,

En jetant mille syllabes fraîches dans l’air gris

Des miettes de pain !

 

Ce minuscule corps fait de hâte et de frissons

Met tant de grâce et de légèreté

Dans ce matin de satin

Qu’il me donne le goût

De la délicatesse du cœur !

 

Heureux,

Il est repart baguenauder ailleurs,

Laissant dans mon regard ému

Un beau dessin au lavis

De cette aimable visite matinale !

 

II.

 

Un souffle léger passe

Et dévoile les tentures hivernales du ciel

Avec leurs couleurs muettes.

 

Un frisson jovial parcourt le jardin

Où fleurissent les aériennes

Hanas goromos et yoshinogawas,
Et l’air, enivré par leur captivant parfum,

Se met à scintiller

 

Comme si, ô mystère,
Tout était devenu transparence et grâce !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Le 27 février 2018

 

Glose :

 

Akiko Yosano (与謝野晶子, Yosano Akiko) (7 décembre 1878 - 29 mai 1942) est une poétesse, écrivaine et essayiste japonaise.

Elle est entrée à l'école de chinois classique à 9 ans et prenait des leçons de koto (longue cithare à cordes pincées), et de shamisen (luth à trois cordes). Elle a commencé à lire Le Dit du Genji lorsqu'elle est entrée à l'école des filles Sakai. À partir de l'âge de 12 ou 13 ans, elle a aimé lire par-dessus tout des revues littéraires comme Sakusoshi (appelé Mezamashi-gusa après coup) et Bungakukai (« Monde littéraire ») et des romans.

À environ 20 ans, elle a commencé à envoyer des wakas à ces revues. Elle a rencontré le poète Tekkan Yosano lors d'une compétition de poèmes dans un hôtel de Hamadera kōen en 1900. Elle a publié des tankas dans le bulletin Myojo, conçu par Tekkan et publié par la maison d'édition Shinshisha. L'année suivante, elle a quitté la demeure familiale et s'est installée àTokyo. Elle a publié un premier recueil poétique Midaregami (みだれ髪, lit. Cheveux en désordre) où elle parle ouvertement de la sensualité de la femme. Elle s'est mariée avec Tekkan plus tard et a eu 12 enfants (l'un de ceux-ci est mort deux jours après sa naissance).

En septembre 1904, elle a publié Ne donne pas ta vie (君死にたまふことなかれ, Kimi shinitamou koto nakare) dans le magazine Myôjô. En 1911, elle a écrit un poème qui commence par la phrase Le jour où la montagne qui bouge est venu (山の動く日きたる, Yama no ugoku hi kitaru?), publié dans le magazine Seitō. En 1912, elle décide de suivre Tekkan à Paris. Elle visite l’Angleterre, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas. En juin 1913, un numéro spécial consacré à Akiko Yosano est publié dans la revue Chûô Kôeon.

En 1919, Tekkan obtient un poste de professeur d’université. En 1921, Akiko fonde le Bunka Gakuin (文化学院, lit. L'Institut Culturel) à Surugadai avec Isaku Nishimura, architecte, Hakutei Ishii, peintre, et Tekkan. Elle organise la première école mixte au Japon.

Elle repose au cimetière  Tama Reien, à Tokyo.

Baguenauder  (verbe) : 1. s’amuser à des choses vaines et frivole. 2. se promener, flâner sans but précis. Exemple : On s’est baguenaudé toute la journée.

Baguenaude (n.f.) : 1. Fruit du baguenaudier, petite gousse remplie d'air, qui éclate avec bruit quand la presse. 2. familier : promenade, flânerie. Synonyme : balade.

 

Lavis (n.m.) : le lavis est une technique picturale consistant à n'utiliser qu'une seule couleur (à l’aquarelle ou à l'encre de Chine) qui sera diluée pour obtenir différentes intensités  couleur.  Les bâtons d'encre noire artisanaux offrent alors des nuances de couleurs monochromatiques en rapport avec le support. « Monochrome » à l'encre ne doit pas être entendu au sens d'un pur noir. Le blanc est obtenu par la blancheur du support ou parfois par rehaut de blanc (craie, gouache, ou encre de chine blanche par exemple). Les Chinois utilisent également des bâtons d'encre de Chine en différentes couleurs (rouge, jaune, vert, bleu, etc.).

L'utilisation de l'encre naturelle de seiche ou sépia, donne des tons bruns clairs caractéristiques des lavis anciens. Autre extension, « lavis » est utilisé pour désigner une façon de travailler une couleur très diluée par opposition à un travail plus dense, par exemple une aquarelle est constituée de lavis successifs rehaussés de détails.

La gouache (de l'italien guazzo) est une peinture à l’eau, comme l'aquarelle, mais couvrante et opaque. Le liant ou le solvant utilisé pour cette peinture est traditionnellement l'eau gommée (gomme arabique) et elle se dilue à l’eau. La gouache est donc une peinture à la détrempe.

Comme pour toutes les techniques ou médiums artistiques, le mot gouache désigne à la fois le matériau (peinture) et le résultat.

Hana goromo : tres jolie fleur d’un rose soutenue, pistil vert et étamine or.

Yoshinogawa : rose tendre de taille moyenne au parfum de rose ancienne , très beau coloris,

Mis à jour ( Lundi, 26 Février 2018 20:16 )