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Ma voix dans ta voix - français

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MA VOIX DANS TA VOIX

ὃ γέγραφα γέγραφα.

 

Le vase et les jacinthes, fleurs roses et blanches et bleues,

Le capiteux parfum de leur fraîcheur d’aurore

Derrière le haut rideau, le tendre septuor

Des oiseaux qui tracent des odes dans les cieux !

 

Tu veux que je combatte ta virginale tristesse

Comme combattaient l’ennemi les braves Argyraspides,

Et, comme poète antique muni de ses crépides,

Faire résonner dans l’air des hymnes à la liesse !

 

Hélas, ma douce amie, ma voix dans ta voix

Ne peux chanter d’églogues tissées de vers de joie.

 

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 19 février

 

Glose :

 

ὃ γέγραφα γέγραφα - latin Quod scripsi, scripsi. (Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit – parole de Pilate) – saint Jean XIX, 22 : « Or les princes des prêtres des Juifs dirent à Pilate «  Ne mets pas : Le roi des Juifs, mais que lui-même a dit : Je suis le roi des Juifs. Pilate (leur) a répondu : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit ».

 

Septuor : en musique, un septuor, intermédiaire entre le sextuor et l'octuor, désigne : un ensemble de sept chanteurs ou instrumentistes.

Les Argyraspides (en grec ancien : Ἀργυράσπιδες / Argyráspides, les « Boucliers d'argent »), sont un corps de fantassins d'élite au temps des conquêtes d'Alexandre le Grand et du royaume séleucide.

En  327 av. J.-C., au moment de la conquête de l'Inde, Alexandre donne au corps d'élite des Hypaspistes le droit et le devoir de porter en signe de gloire des boucliers d'argent, d'où le nom d'Argyraspides. Au printemps 324, le général Cratère est chargé de les ramener en Macédoine parmi 10 000 vétérans des campagnes d'Asie mais la mort d'Alexandre en 323 modifie ce plan ; Cratère les laisse en Cilicie, sous le commandement du général Antigénès pour y garder le trésor royal de Cyinda ou Kyinda (en grec ancien Κὐινδα / Kyinda).

Les Hypaspistes, ou « porte-boucliers », sont une troupe d'infanterie d'élite dans l'armée macédonienne sous Philippe II et Alexandre le Grand et à l'époque des monarchies séleucide (305-64 av. J.-C.) et antigonide (277-168 av. J.-C.).

Leur nom complet est ὑπασπισταὶ τῶν ἑταίρωνhupaspistaì tỗn hetaírôn (« les Porte-boucliers des Compagnons »). Il s'agit en effet à l'origine des valets d'armes des phalangistes. Cependant Philippe II, afin de réduire le train de vie de ces derniers, les oblige à porter eux-mêmes leurs armes et leurs vivres. À la suite de cette réforme, les hypaspistes, recrutés parmi les jeunes nobles macédoniens, forment une unité d'environ 3 000 hommes divisée en loches (bataillons). Ils sont commandés jusqu'en 331 av. J.-C. par Nicanor, Alexandre fait en sorte de récompenser son grand général Parménion et une partie de son entourage familial. De nombreux parents de Parménion sont en effet désignés à des postes clés dans l'armée macédonienne. Nicanor, son plus jeune fils, commande une troupe d'infanterie ; son gendre Coénos est placé à la tête d'un bataillon (taxis).

Crépide (n.f.) : du latin crepida, du grec krêpis, -idos, « chaussure d’homme, sandale très découpée ne couvrant complètement que le talon » Selon Athenéekrepis désigne une chaussure d’homme par opposition à sandalion, « chaussure de femme ».

Athénée de Naucratis (en grec ancien Ἀθήναιος Nαυκρατίτης / Athếnaios Naukratitês), né à Naucratis, en Égypte vers 170 ap. J.-C. est un érudit et un grammairien grec. Il est l'auteur des Deipnosophistes, une compilation d'anecdotes et de citations d'auteurs antiques souvent perdus, ce qui en fait une source de premier plan.

Églogue (n.f.) : du grec ἐκλoγή /eklogē, qui signifie « recueil, florilège ». Le terme faisait référence à l’origine à des suites de poèmes courts de genre indifférent, odes, satires, bucoliques, épigrammes, etc.

 

Mis à jour ( Dimanche, 18 Février 2018 19:31 )