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Paolo Giovo - français

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PAOLO GIOVO

 

Heureux Paolo Giovo, rubis de savoir,

Son élégance d’esprit, la vive délicatesse

De ses écrits sublimes, son éternelle jeunesse

Qui illumine mon âme et rend sereins mes soirs !

 

Puis-je comme lui briller dans le ciel grenat

Des temps qui viendront longtemps après ma mort,

Qu’une âme adamantine médite mes strophes sonores

Et s’ouvre comme les fleurs pudiques de l’althéa !  !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 10 janvier 2018

 

Glose :

Paolo Giovio, connu en français sous le nom de Paul Jove, né sur les bords du lac de Côme (Italie) le 21 avril 1483 et mort à Florence le 12 décembre 1552 : médecin, historien et ecclésiastique italien. Un des plus grands noms d’Italie.

D'abord médecin, il décide de changer de vocation en rejoignant le clergé.

Il passe 37 ans au service de différents papes au Vatican, et parcourt la hiérarchie ecclésiastique jusqu'au titre d’évêque suffragant de Nocera de Pagani (Campanie) pour lequel il est consacré par le pape Clément VII en 1528.

Paolo Giovio est également un historien majeur de son temps.

Avec François Guichardin (en italien Francesco Guicciardini, né le 6 mars 1483 à Florence - mort le 22 mai 1540 à Arcetri), il rédige les chroniques des guerres d’Italie. Le plus important de ses ouvrages est l'Historia sui temporis ab anno 1494 ad annum 1547 (Paris, 1553), traduit en français par Denis Sauvage (1555). Il écrit également un Éloge d'écrivains célèbres (Elogia doctorum virorum), et s'intéresse à la zoologie en publiant un ouvrage sur les poissons, De Romanis piscibus (Rome, 1524).

Suffragant (adj.) : du latin ecclésiastique suffraganeus, du latin classique suffragari, « voter pour ». Se dit d'un évêque diocésain dépendant d'un siège métropolitain.

Le diocèse (du latin : diœcesis ou diocesis, qui vient lui-même du grec grec ancien διοίκησις / dioíkêsis, « administration, gouvernement ») est une circonscription territoriale de l’Empire romain conçue sous Dioclétien, à la fin du iiie siècle.

Le terme a été adopté par l’Église catholique pour désigner le territoire canonique d'un évêché, qui était initialement appelé  paroisse. C'est donc le territoire placé sous la responsabilité d’un évêque.  Dans les Églises orthodoxe et les Églises  catholiques orientales, on utilise plutôt le mot éparchie : dans les pays slaves orthodoxes sa signification est la même, mais ailleurs, en Grèce notamment, il a acquis une connotation plutôt civile et politique.


Métropolitain (n.m.) : titre attribué à l’archevêque placé à la tête d’une province ecclésiastique et ayant autorité sur d’autres diocèses. Le pape confère à l’archevêque métropolitain le pallium, symbole du lien spécial de communion avec le Saint Siège et expression de l’unité, de l’universalité de l’Eglise du Christ.

Pallium (n.m.) : ornement sacerdotal tissé de fine laine blanche d’agneau composé de deux bandes pendantes brodées de six croix noires. Le pape, les primats et les archevêques métropolitains le portent autour du cou pendant les célébrations liturgiques. Il est le symbole de l’unité de la hiérarchie catholique.

Grenat (n.m.) : le rouge grenat est communément un  rouge violacé sombre, composé du pigment naturel du grenat (pyralspite), lié à la présence de fer. Cette pierre fine, qui se trouve dans une large gamme de couleurs allant du jaune au bleu et au noir en passant par le rouge, a rarement été utilisée pour la production de pigments. Son nom pourrait dériver de graines, ancien nom du pigment de cochenille qui servait à obtenir les teintures et les peintures rouges les plus renommées et les plus chères.

 

Althéa – Hibiscus syriacus – (n.m.) : arbuste qui peut atteindre cinq mètres de hauteur. Cette espèce est originaire d'Asie tempérée principalement de Chine et d'Inde, mais étant cultivée depuis longtemps notamment en Perse et en Corée. Elle est arrivée en Europe via la Syrie au XVIe siècle.

Initialement mauve, l'Hibiscus syriacus est une des marottes des horticulteurs depuis des dizaines d'années. À la suite de nombreuses sélections, on trouve aujourd'hui des althéas à fleurs blanches, roses, rouges, bleues ou bicolores.

Hibiscus syriacus est la fleur nationale de la Corée du Sud. La fleur
(mugunghwa en coréen) apparaît sur l'emblème national et est évoquée dans l'Aegukga, l'hymne national, car elle a la réputation de résister longtemps (mugung signifie « immortalité »). Cette fleur évoque la persévérance et la détermination des Coréens au cours de leur histoire.

L'Althéa doit son nom au grec althaïno qui signifie « guérir » en allusion à ses propriétés médicinales. En effet, la fleur est comestible et a des propriétés émollientes. Elles étaient autrefois utilisées en médecine populaire pour calmer la toux et guérir les angines.