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Astrologie avestique - français

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ASTROLOGIE AVESTIQUE

À L.M.

Invia virtuti nulla est via

I.

C’est des cœurs embrasés par la douleur

Que s’exhalent les chants les plus profonds.

 

La juste mélodie qui jaillit de la poitrine inspirée

Est pareille à l’air doux

Qui souffle sous les ailes blanches des oiseaux en vol,

Pareille aussi à la lumière qui remplit le cratère de l’aube

De son sourire innocent.

 

II.

Ce matin, je veux être l’Akhtarmâr,

Le prêtre du feu, l’astrologue,

Le détenteur des secrets du zend et de l’Avesta,

Le maître du langage cosmologique !

 

Je veux que mon chant

Soit fait de poignées de sons purs

Vibrant dans l’éther

Comme vibre le sang élégiaque

Dans l’aorte bleue du corps,

Comme les semences qui explosent

Dans le sein maternel de la terre.

 

Je veux être l’éternité du temps,

La rosée de la compassion séraphique

Dans l’âpre sérénité des formes

Qui flottent, rendues fluides et palpables par l’air dense,

Parmi les collines couvertes de fleurs.

 

Être le porteur inattendu, à midi,

D’une vie d’éblouissement

Et d’essence préexistante !

 

Être à jamais la vie dans la vie !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 2 février 2018

 

Glose :

L’Astrologie Zoroastrienne englobe non seulement les doctrines fondatrices de L’Astrologie Zoroastrienne englobe non seulement les doctrines fondatrices de l’astronomie et de l’astrologie sous leurs formes les plus traditionnelles et anciennes, mais elle incarne l’Astrologie même, en tant qu’une science sacrée constituant le noyau central et sacerdotal des Mages Mazdéens et de l’ensemble des sciences dites minoennes ou hermétiques.

Akhtarmâr : chez les anciens Perses, l’astrologue n’était pas un diseur de bonne aventure, mais prêtre du feu, gardien de l’héritage sacré de Spitama Zaratoushtra.

Avestique (adj.) : qui concerne l’Avesta.  L'Avesta (du pahlavi abestāg) est l'ensemble des textes sacrés de la religion mazdéenne et forme le livre sacré, le code sacerdotal des zoroastriens. Il est parfois connu en Occident sous l'appellation erronée de Zend Avesta. L’ouvrage est rédigé en iranien ancien, désigné sous le nom d'avestique (autrefois appelé zend). Les parties les plus anciennes de l’ouvrage, celles des gathas, sont dans une langue aussi archaïque que celle du Rig Veda (sanskrit védique), le « gathique », les autres en avestique tardif. Le tout est écrit dans l'alphabet avestique.

Du texte initial qui comptait 21 livres (nask), seul le quart, ce qui représente un millier de pages, a été transmis jusqu'à nous : les autres livres ont disparu ou ont été détruits à l'époque des conquêtes d'Alexandre lors de l'incendie de la bibliothèque de Persépolis et lors des invasions arabo-musulmanes au VIIe siècle.

Les Gathas (ou Gâthâs : avestique : gāϑā, persan : گاتاها, gujarati : ગથાસ) sont cinq hymnes, attribués à Zoroastre, qui constituent la première partie de l'Avesta et le cœur de la liturgie zoroastrienne.

Zend (féminin zende) : ancien nom de l’avestique, nommé ainsi d'après Zend-Avesta, nom sous lequel l'Avesta fut traduit pour la première fois par Anquetil-Duperron.

 

Invia virtuti nulla est via : expression latine qui signifie « À la vertu rien n’est inaccessible ».

Cratère (n.m.) : dans l’Antiquité, et particulièrement chez les Grecs, le cratère était un grand vase servant à mélanger le vin et l'eau (le vin, d'un degré alcoolique plus élevé qu'aujourd'hui, n'était pas bu pur).