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JOYEUSE ERRANCE - français

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JOYEUSE ERRANCE

À L.M.

« L’ Amour aux cheveux blonds un jour

Lança conAnacréontre moi un balle pourpre… »

Anakréon

 

Mes cheveux blanchissent, Madame, mon pas est moins sûr,

Mais  mon âme est jeune et mon cœur alerte

Qui aime votre voix et la douce allure  verte

Du printemps qui avance dans l’ombre des ramures.

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

31 décembre 2017

Glose :

Anacréon (en grec ancien Ἀνακρέων / Anakréôn), né vers 550 av. J.-C à Téos, en Ionie, mort vers 464 av. J-.C. est l'un des plus grands poètes lyriques grecs avec Alcée de MytilèneArchiloque de Paros et Sappho. Il fut surnommé « Le chantre de Téos » et « Le vieillard de Téos ».

On en sait peu sur sa vie. Selon la tradition, il serait né à Téos, une ville ionienne sur les côtes d'Asie mineure. L'identité de son père reste sujet à discussion ; il y a quatre possibilités  : Scythianos, Eumélos, Parthénios, ou Aristocritos.

Il s'exila, vers 540, pour Abdère  quand Harpage, général de Cyrus I, prit sa ville natale. Anacréon partit ensuite pour Samos, où il fut protégé par le tyran Polycrate, qu'il loue dans ses poèmes.

Lorsque la cour de Samos disparut et que Polycrate fut mort, en 522 av. J-C., Anacréon se rendit à Athènes, invité par le tyran Hipparque, qui dépêcha une galère à cinquante rames spécialement équipée pour l’amener.. Là, il fréquenta le cercle d'artistes rassemblé par le tyran et les meilleures familles de la cité. Il se lia en particulier avec Simonide de Céos et Xanthipe, père de Périclès. Il célébra également la beauté de Critias, fils de Dropidès et héros du dialogue de Platon qui porte son nom. Après la chute des Pisistratides, il regagna son Ionie natale.

Il mourut à l'âge de 85 ans à Téos. Selon la tradition, il se serait étouffé avec un raisin sec: « Aujourd'hui, même moins encore suffira pour te tuer : la morsure de la dent ténue d'un serpent, ou même, comme pour le poète Anacréon, un grain de raisin sec ; ou comme le préteur Fabius Senator, étouffé par un seul poil dans une gorgée de lait. ». Simonide lui dédia deux épitaphes. Athènes érigea sa statue sur l'Acropole et Tégée plaça ses portraits sur sa monnaie.