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Pur enchantement - français / anglais /azéri : Italiano

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PUR ENCHANTEMENT

« Je vous salue, filles de Dieu, donnez-moi un chant ravissant

Glorifiez la race sainte des Immortels toujours vivants »

Hésiode

Ô douce fertilité des larmes dans la douceur

De ce soir lilas ! Et ces pensées au bout

De notre existence ! Pareille au chant des roues

De la tendresse intime ! Et cette limpide pâleur

 

De votre beau visage ? Dehors les oiseaux

Gravent leur joie légère dans l’air émerveillé

Comme si leur vie était marquée d’éternité ?

Ô pur enchantement des arbres et des eaux !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 28 décembre 2017

 

Glose :

Hésiode Hésiode (en grec ancien Ἡσίοδος / Hêsíodos, en latin Hesiodus) est un poète grec du VIIIe siècle av.  J.-C.

Les seuls faits authentiquement connus sur Hésiode sont les événements consignés dans ses poèmes. À trois reprises dans Les Travaux et les Jours, il donne quelques éléments biographiques. Il faut y ajouter quelques vers de la Théogonie.

Hésiode serait né à Ascra, bourg de Béotie. Son père venait de Cymé en Éolie, contrée d’Asie Mineure, située entre l’Ionie et la Troade. La tradition lui donne le nom de Dios, mais cela s’explique par une interprétation fautive du passage « Πέρση, δῖον γένος / Pérsê, dĩon génos » comprise comme « Persès, fils de Dios » au lieu de « Persès, noble fils ». Il y possédait une petite entreprise de cabotage, qui le ruina. Il traversa donc la mer et se fixa à Ascra où il acheta un lopin de terre, au pied du mont Hélicon. Il y épousa Pycimède, avec qui il eut deux fils : Hésiode et Persès.

Ascra était un endroit pauvre. Hésiode le décrit comme un « bourg maudit, méchant l’hiver, dur l’été, jamais agréable ». Au moment du partage de l’héritage de son père, il eut un grave différend avec son frère Persès ce qui entraîna un procès. Les « rois » d’Ascra donnèrent raison à Persès. Celui-ci ne fit pas prospérer son bien qui périclita, ce qui le conduisit à quémander auprès de son frère, qui le repoussa. Furieux, Persès menaça Hésiode d’un autre procès, dont l’objet nous est inconnu.

Pour amener son frère à la sagesse, à la vie saine et à une bonne gestion de ses biens, Hésiode composa à son intention le poème Les Travaux et les Jours, ouvrage dont la partie didactique est axée autour de deux vérités morales : le travail est la grande loi de l’humanité ; celui qui travaille peut vivre décemment. Cet ouvrage fut écrit dans un contexte de crise agraire et de vagues de colonisation vagues des Grecs à la recherche de nouvelles terres. Hésiode espérait résoudre le différend à l’amiable ; nous ignorons s’il réussit ou non. Parallèlement à ses activités agraires, Hésiode était un aède, c’est-à-dire un barde composant ses poèmes pour un auditoire. À Chalcis en Eubée, il participa au concours de poésie organisé par les fils du roi Amphidamas pour célébrer les funérailles de leur père. Il l'emporta grâce à un poème célébrant l’agriculture et la paix, et reçut un trépied en récompense. Il le dédia alors aux Muses de l’Hélicon. Il mourut à Ascra. Quand le village fut détruit par les Thespiens, ses habitants se réfugièrent à Orchomène. Aristote témoigne dans sa Constitution d'Orchomène que, à la suite d'un oracle, les habitants de la cité recueillirent les cendres du poète et les placèrent au centre de leur agora, au côté du tombeau de Minyas, héros éponymes  de la cité.

Hésiode s'est dépeint lui-même dans ses ouvrages comme partisan d’une existence sédentaire, observateur de la tempérance et de la justice, religieux jusqu'à la superstition, n’ambitionnant point la faveur des rois et se contentant de se rendre utile à ses concitoyens, à qui il prêchait la morale avec de beaux vers. Il est le créateur de la poésie didactique. Après sa mort, des statues furent érigées à Thespies, à Olympie ou encore sur l’Hélicon. Ses poèmes, chantés par les rhapsodes, devinrent très populaires et acquirent une grande renommée.

Hésiode a inspiré de nombreux poètes, parmi lesquels Virgile (dans ses Géorgique ), Caton l’Ancien (dans son De agri cultura) et Lucrèce.

Des écrits anciens nous livrent également des renseignements sur Hésiode.

 

ENGLISH :

Pure Magic

for L.M.

‘I salute you, daughters of God, sing me a beautiful song,

glorify the holy race of Immortals still living.’

Hesiod

 

O the sweet fertility of tears this gentle

lilac evening! And these thoughts at the end

of existence! Like the song of the wheels

of intimate tenderness! And this limpid pallor

 

of your beautiful face! Outside, the birds

are engraving their blithe joy into the rapt air

as if their life were marked with eternity!

O the pure magic of tree and water!

 

 

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

 

Azéri

 

SAF SEHİR

“Salamlayıram sizi, Allahın gözəl  qızları, bənə bir  mahnı söyləyin

Ömr eləyən ölümsüzlərin müqəddəs irqini şərəfləndirin. "

Hesiod
O şirin gözyaşlarının  dadlı məhsuldarlığı
Günün yasəmənləri! Sonunda düşüncələr,
Doğar varlığımızdan! Təkərlərin mahnısı,-
Bu səmimi həssaslıq! Bir də bu şəffaf hüzün
Sənin gözəl üzündən! Bayırda quşlar ötər
Həsrət  havalarına xoşbəxtliklər sevinər;
Həyatın əbədiyətə calaq olduğu gündən

Ah ağacların, suların tərtəmiz cazibəsi!

 

Traduit en azéri par Mehmet Ismail

 

ITALIEN :

Puro incanto

Io vi saluto figlie di Dio, donatemi un canto incantevole

Glorificate la razza santa degli immortali che ancora vivono.

Esiodo

 

Dolce fertilità delle lacrime nella dolcezza

di questa pallida sera! E questi pensieri alla fine

della nostra esistenza – simili al canto delle ruote

dell’intima tenerezza! E questo limpido opale

 

del tuo bel viso? Fuori gli uccelli

nell’aria meravigliata incidono lieve la loro gioia

come se la loro vita fosse segnata dall’eternità?

Oh puro incanto degli alberi e delle acque!

 

Traduit par Giuseppe Napolitano !

Mis à jour ( Dimanche, 30 Septembre 2018 21:03 )