Statistiques
Blogspot            ancien site - cliquer ici / old website - click here            Poetrypoem

LE CLAVECIN - français / anglais

PDF
Imprimer
Envoyer

LE CLAVECIN

« S’io t’amo? E il chiedi ?... »

(« Est-ce que je vous ? Est-ce cela que vous me demandez ?... »)

 

Vittorio Alfieri

 

S’en vont les hirondelles, une onde nouvelle, une onde

Embrasse la triste maison où, beaux calices de vie,

Leurs nids raconteront à mon pays transis

Les joies des jours passés, seconde après seconde.

 

Debout, dans la nuit, devant le vieux clavecin,

J’écouterai Couperin et le bruit léger

Des feuilles des peupliers que la brise bleutée,

Amie de la tristesse, emportera loin.

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 21 septembre 2017

 

Glose :

Vittorio Alfieri (1749-1803) : descendant d'une ancienne famille de la noblesse piémontaise, il abandonne à dix-sept ans la carrière militaire pour courir l'Europe. Paris, La Haye, Vienne, Berlin, Saint-Pétersbourg, Londres, Lisbonne ouvrent son esprit au mouvement des « Lumières », en même temps qu'ils lui découvrent ce qui sera le moteur essentiel de son œuvre : la haine de la « tyrannie » sous toutes ses formes, et le culte de la liberté individuelle.

 

De retour en Italie, Alfieri se voue tout entier à la littérature, se donnant pour tâche d'offrir à son pays le théâtre tragique qui lui manque, afin de secouer l'inertie de ses compatriotes en leur rappelant leur passé glorieux. En une dizaine d'années d'une activité littéraire intense, entre 1775 et 1786, il écrit et publie vingt tragédies, qui lui assurent le premier rang dans l'histoire du théâtre tragique en Italie et qui susciteront l'admiration des plus grands écrivains de l'époque préromantique et romantique, de Goethe à Byron.

 

Il est également l’auteur de plusieurs magnifiques sonnets.

 

François Couperin, surnommé « le Grand » (1688-1733 : compositeur français, organiste et claveceniste.

Originaires de Chaumes-en-Brie, les Couperin appartiennent à une des plus nombreuses familles de musiciens français des XVIIe et XVIIIe siècles. Comme nombre de ses collègues, François Couperin est tout naturellement destiné, dès sa naissance, à une carrière musicale. Le père de François Couperin, Charles (1639-1679), est le plus jeune frère de Louis Couperin et lui a succédé comme titulaire de l'orgue de l'église parisienne de Saint-Gervais.   Il est également professeur de clavecin d’Henriette d’Angleterre, duchesse d'Orléans.

François apprend la musique auprès de son père avant même de savoir lire et écrire. Il ne fait pas d'études générales et ses écrits sont d'un style et d'une orthographe qui laissent beaucoup à désirer. Orphelin de bonne heure, il est déjà suffisamment doué pour qu'on lui assure la transmission de la charge de titulaire de son père à l'orgue de Saint-Gervais.

C'est probablement par l'entremise de Lalande et de Buterne qu'il entre au service de Louis XIV.

Ses qualités de musicien le font hautement apprécier du souverain, et il est nommé l'un des quatre organistes (par quartier) de la Chapelle royale.

De santé fragile et de caractère peu mondain, Couperin mène une honnête carrière de musicien et de professeur, apprécié cependant des grands, aux yeux desquels seul Louis Marchand est de taille à rivaliser avec lui.

Couperin est avant tout, avec Jean-Philippe Rameau, le grand maître du clavecin en France.

 

ENGLISH :

 

The Harpsichord

‘S’io t’amo? E il chiedi ?...

(Do I love you? Is that what you’re asking me?)

Vittorio Alfieri

 

 

The swallows are leaving in waves, one then another

gives a parting kiss to the sad house where, like beautiful calyxes of life,

their nests will tell my shivering homeland stories

of the joys of days past, second after second.

 

 

In the night, standing before the old harpsichord,

I will listen to Couperin and the faint sound

of poplar leaves which the bluish breeze,

friend of sadness, will carry far away.

 

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

Mis à jour ( Jeudi, 28 Septembre 2017 17:37 )