Statistiques
Blogspot            ancien site - cliquer ici / old website - click here            Poetrypoem

SATORI - français /anglais

PDF
Imprimer
Envoyer

SATORI

À Norton Hodges

 

Les vastes et pures prairies de notre mémoire,

La pluie révélatrice de mes paroles astrale,

Je veux que la clarté de mes pensées égales

L’éveil des bodhisattvas, leur ample savoir !

 

Je veux que mes poèmes soient pavoisés

De pourpre, d’écarlate et d’hyacinthe sauvages

Que des padmas rose pâle fleurissent près des rivages

Où vont et viennent les âmes, blessées par la Beauté !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 30 juillet 2017

Satori (n.m.) : terme des boudhismes chan, son et zen qui désigne l’éveil spirituel. La signification littérale du mot japonais est « compréhension » Il est parfois utilisé à la place de kenshô,  littéralement : « voir la nature/caractère ou propriété »). Toutefois kenshō désigne la première perception de la nature de Bouddha ou vraie nature – une expérience qui ne dure pas. Le satori par contre désigne une expérience qui se prolonge, à l'instar d'un bébé qui apprend à marcher – après beaucoup d'efforts il se tient debout, trouve son équilibre et fait quelques pas puis tombe (kenshō). Après un effort prolongé l'enfant se rendra compte un jour qu'il peut marcher tout le temps (satori).

Il est de coutume de parler de satori quand on évoque l'éveil de Bouddha et des patriarches, car leur éveil était permanent.

Le bouddhisme zen  reconnaît dans l'éveil une expérience transitoire dans la vie, presque traduisible mot à mot par épiphanie, et le satori est la réalisation d'un état d'éveil épiphanique.

Bodhisattva (n.m.) : de sattva, « être », bodhi, « éveil ». C’est un terme sanskrit. Dans le bouddhisme mahayana, il désigne celui qui a formé le vœu de suivre le chemin indiqué par le Bouddha Shakyamuni.

Il existe cinquante-deux niveaux de Bodhisattvas : dix degrés de la foi, dix degrés de la demeure, dix degrés de la pratique, dix degrés du transfert de mérites. Au début se trouvent les novices qui apprennent les théories en les mettant en pratique, ils doivent s'entraîner pendant trois grands kalpas d'après le Mahâyâna pour devenir Bouddhas. Au bout du chemin se situent les très grands Bodhisattvas tels qu'Avalokiteshvara et Manjushri qui, ayant déjà été Bouddhas dans le passé, reviennent dans notre monde en jouant le rôle de Bodhisattva pour faciliter le progrès et l'éveil de ceux qui les veulent de leur plein gré. Kalpa (n.m.) : unité de temps dans la cosmogonie de l’hindouisme et du bouddhisme.

Padma (n.m.) : mot sanskrit. Lotus rose ou blanc, attribut des divinités de caractère solaire, l'un des huit (ou neuf) trésors traditionnels, porté par Lakshmi. Dans l'hindouisme, Lakshmi, mot sanskit qui signifie : « beauté, splendeur, prospérité, fortune »), Mahalakshmi, est la déesse de la fortune, de la prospérité, de la richesse et de l'abondance. Elle est l'épouse de Vishnou. Son origine est associée à la déesse dénommée Sri citée dans le Rig-Véda.

Pourpre = rouge + bleu avec prédominance du rouge ; écarlate = rouge + jaune ; hyacinthe = rouge + bleu avec prédominance du bleu.

 

ENGLISH :

 

Satori

for Norton Hodges

The vast, pure meadows of our memory,

the rain that reveals my stellar words,

I want the clarity of my thoughts to equal

the awakening of the bodhisattvas, their vast wisdom!

 

I want my poems to be decked

in purple, scarlet and wild hyacinth,

I want pale pink lotuses to bloom near the river banks

where souls come and go, wounded by Beauty!

 

 

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges