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Le choeur des moines de Valaam - français / anglais

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LE CHŒUR DES MOINES DE VALAAM


" Χαίρε Νύμφη Ανύμφευτε" (grec)

"Réjouis-toi Épouse inépousée" (français)

"Радуйся Невесто Неневестная " (slavon)

Hymne à la Vierge, Agni Parthene

 

 

Quand pleure la cire sacrée sous les baisers ardents

De la flamme en or montant vers les cieux

J’écoute en sanglotant le chant dévotieux

Des hommes aimés de Dieu au cœur éblouissant.

 

Vierge inépousée, tu entres dans mon cœur

Et sors immaculée, vêtue du bleu du ciel

Et de la pure blancheur du temps essentiel

Par qui commence le monde dans sa splendide candeur.

 

Chantez, voix émeraude, bercez ma solitude

De toute la plénitude des vies de sainteté,

Déployez vos ailes paroles autocrées,

 

Pensées émerveillées, puits de certitude !

Et toi, Foi astrale, impériale patrie

Des âmes en oraison voguant vers l’infini!

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 27 juillet 2017

 

Glose :

 

Le monastère de Valaam (en russe : Валаамский монастырь) est un monastère orthodoxe situé sur l'île de Valaam dans l'extrême nord du lac Lagoda en Carélie (Nord-Ouest de la Russie). L'île est coupée du continent par les glaces près de neuf mois par an.

L’histoire du monastère remonte au moins au XIe siècle lorsque les moines grecs saint Germain et saint Serge s’installèrent dans l’île. Ce sont eux qui auraient fondé le monastère de Valaam mais les moines affirment que cette fondation remonterait en réalité à l'aube de l'ère chrétienne. Saint Abraham, fondateur et premier archimandrite du monastère de la Théophanie à Rostov, serait venu à Valaam en 960 pour y être baptisé. Le nom remonte au finnois valam signifiant « haute terre des montagnes ». Le monastère vécut son lot d’épreuves : incendies, attaques de Vikings, tueries, pillages, épidémies... La vie des moines se stabilisa tant soit peu au xixe siècle quand de nombreuses constructions en pierre renforcèrent l’aménagement général. Le monastère a connu son second âge d’or (après celui du xvie siècle) au milieu du xixe siècle lorsque de nombreuses églises, chapelles et ermitages ont été construits, des ateliers de joaillerie et de peinture créés. Son rayonnement spirituel est immense.

Agni Parthene, en grec moderne : Αγνή Παρθένε et en français : Ô Vierge Pure, est une hymne composée en grec par saint Nectaire d’Égine au XIXe siècle pendant qu'il était directeur de l'École de Théologie Rizarios d’Athènes.

Saint Nectaire aimait composer des hymnes en l'honneur de la Théotokos (la Mère de Dieu). La tradition rapporte que cela se passait dans le monastère de saint Nectaire à Égine en Grèce :  la Vierge Marie lui apparut et lui demanda de prendre note sur un papier d'une hymne particulière, que les anges pouvaient lui chanter : C'était « Agni Parthene » (Ô Vierge Pure). Le papier original peut encore être vu, sur une table dans la chambre de son monastère. La mélodie originale de cette hymne fut composée par un hymnographe athonite qui eut une vision de la Vierge lui demandant de composer cette œuvre. Un enregistrement des moines du monastère de Simonopetra contribua à la popularité de l'œuvre. En raison de cette popularité, cette hymne fut traduite en plusieurs langues et la mélodie adaptée, pour pouvoir être chantée dans les églises. Cette hymne fait partie du petit Theotokarion (Athènes, 1905), un livre d'hymnes destinées à la Mère de Dieu écrit par saint Nectaire. Elles sont chantées durant la communion, et parfois au début des Vêpres.

Limbes (n.m.pl.) : dans la religion catholique, la théorie des limbes (du latin limbus, « marge, frange ») désignait un état de l'au-delà situé aux marges de l'enfer. Par extension, ils désignent un état intermédiaire et flou.

 

 

ENGLISH :

 

 

The Choir of the Monks of Valaam

" Χαίρε Νύμφη Ανύμφευτε" (Greek)

"Радуйся Невесто Неневестная " (Church-Slavonic)

‘Rejoice. O Unwedded Bride!’

Hymn to the Virgin, Agni Parthene

 

When the sacred candle weeps beneath the burning kisses

of the golden flame that mounts towards the skies,

then, sobbing, I listen to the devotional song

of men with dazzling hearts loved by God.

 

Unwedded Virgin, you enter my heart

and leave in purity, clothed in the blue of the heavens

and the pure white of essential time

through which the world begins in wondrous innocence.

 

Sing, emerald voice, lull my solitude

with all the amplitude of godly lives,

spread your wings, self-created words,

 

thoughts rapt with wonder, wells of absolute certainty!

And you, stellar Faith, imperial homeland

of souls in prayer sailing towards infinity!

 

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges