Statistiques
Blogspot            ancien site - cliquer ici / old website - click here            Poetrypoem

WUSHU - français / anglais

PDF
Imprimer
Envoyer

Wushu

 

I.

 

Les larmes, nées de la vibrante source du coeur

Sont des lumineux petits sentiers

Qui nous mènent à l’âme

Des êtres chers qui nous ont quittés à jamais.

 

À jamais ? ...

 

Mais non.

Nos morts viennent la nuit à nous par ces scintillantes menues sentes

Pour déposer de leurs mains transparentes

Des invisibles roses blanches au parfum céleste sur nos oreillers.

 

Ô larmes blessées par la douce respiration du vent !...

Ô placide tremblement de la lumière touchées par la grâce  !

 

Je suis et ne suis pas, un éclair entre deux éternité !

 

II.

 

Voici les pensées qui traversent mon esprit pendant que le jour s’aménuise et que j’admire mes jeunes amis pratiquer le wushu !

 

Je regarde enchanté, ému, subjugué

Cette élégance éblouissante des corps,

Cette fraîcheur première des gestes,

La souplesse liquide des membres,

L’éclatante floraison des muscles

Sous la soie mordorée qui caresse leur extrême effort.

 

III.

 

J’aime cette sobre précision, cette discrète concision, l

La discrétion sans la moindre enflure,

L’émouvante simplicité et l’exquise clarté de la nudité !

 

 

J’aime, j’aime, j’aime...

 

Et soudain, une étrange joie,

Une jeune sérénité, une jubilation voluptieuse

Emplit l’immensité du soir cramoisi !

 

Je sais, Seigneur, l’essence même de l’homme est l’éternité !

 

Athnase Vantchev de Thracy

 

Haskovo, le 24 mai 2017

 

Glose:

Wushu : le terme « wushu » peut être traduit en français par l’expression « art martial ». Sport de compétition contemporain, règlementé à partir de 1949 en République populaire de Chine. Par dérive sémantique, ce terme peut désigner en français l'ensemble des arts martiaux traditionnels et modernes, également désignés populairement par  « kung fu ».

Origines du terme 武術

D’après Kang Gewu dans son ouvrage « Recueil pratique des arts martiaux chinois », le terme de wushu apparaît pour la première fois pendant la dynastie Liang (502-557) dans le recueil des textes de Xiao Tong (501-531), qui n’est autre que le fils aîné de l’empereur Liang Wudi, Xiao Yan.

 

Le terme y désigne les techniques militaires en général qui étaient auparavant nommées « techniques de combat » (jiji) et « arts guerriers » (wuyi). La notion de techniques militaires est comprise comme moyen de préserver un royaume, de préserver la dynastie et de préserver l'intégrité physique du dirigeant.

Le terme wushu fut peu usité pendant l’antiquité chinoise, il ne s’est vraiment répandu qu’à la fin de la dynastie Qing et après l’avènement de la République de Chine en 1911.

En 1915, Ma Liang édite son fameux manuel d’entraînement qu’il nomme « Les nouveaux arts martiaux chinois ». À partir de cette époque, le terme wushu perd de son sens de techniques de préservations à caractère militaire pour désigner plutôt un type d’activité sportive traditionnelle. Ce changement prend en considération l'apport de la conception occidentale du sport (hygiène physique et rationalité anatomo-physiologique) et les conceptions médicales tratraditionnelles chinoises. La définition usitée de wushu dans les manuels devient alors : manière de pratiquer et d’utiliser les arts de combat, les pratiques et techniques afférentes (gymnastiques, hygiène sportive, etc.) et les enchaînements codifiés esthétiques ou gymnastiques.

 

ENGLISH :

Wu Shu

1.

Tears, born from the vibrant spring of the heart

are small shining paths

leading us to the souls

of the dear ones who have left us for ever.

For ever?...

No.

Our dead come to us at night down these narrow glimmering tracks

and with transparent hands

lay invisible white roses with a heavenly scent upon our pillows.

O tears wounded by the gentle breath of the wind!...

O quiet trembling of the light touched by grace!

I am and I am not a flash of lightning between two eternities!

2.

These are the thoughts that cross my mind as the day dwindles and I watch with admiration as my young friends practise wu shu!

I watch enchanted, moved, captivated

by their dazzling physical elegance,

the edenic freshness of their gestures,

the liquid suppleness of their limbs,

the fertile flowering of their muscles

under the golden brown silk that caresses their strenuous efforts.

3.

I love this sober precision, this discreet concision!

Discretion without the least showiness,

the moving simplicity and the exquisite clarity of nudity!

I love, love, love…

And suddenly, a strange joy,

a youthful serenity, a voluptuous jubilation

fills the immense crimson sky!

I know, Lord, that the very essence of man is eternity!

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges

Mis à jour ( Jeudi, 25 Mai 2017 14:58 )