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ITALIEN (Trois poèmes en français et italien)

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Athanase Vantchev de Thracy

 

Trad. Giuseppe Napolitano

49.

 

Une feuille de bouleau toute en or

Tombe lentement dans l’air bleu

Et se pose sur mes cheveux blancs.

 

La flamme d’une nouvelle tristesse

Remplace la flamme déjà ancienne.

 

Le souffle de l’automne inonde d’images

Nos yeux voilés par des larmes !

 

Mais la vie, antique magicienne,

Sans cesse vient renouveler la vie !

 

Une feuille, de bouleau, une seule, bouleverse

La cristalline architecture du monde

Et les profondeurs liquides du cœur !

 

Je reste muet devant la clameur des grues

Et les chants immortels des cygnes !



50.

 

J’entends des pas légers approcher

Le vieux portail fatigué de bois.

Le soleil hivernal rend plus éclatante

La blancheur de la maison.

 

Une amie chère, parfumée à l’huile de jonc,

Vient m’apporter la précieuse chaleur

De sa soyeuse tendresse !

 

 

56.

 

Les premières tendres feuilles des saules pleureurs,

La vive lueur du matin, la frêle jeunesse du jour,

Les visages illuminés des enfants

Parmi les parterres qui offrent à l’aube leurs

Splendides mosaïques de primevères !

 

Âme, je te reconnais aux clairs et amples mouvements

De tes ailes chargées de gouttes transparentes

Tombées du ciel bleu !

 

Âme, lumière faite de pure lumière,

Éclats diaphanes d’une grave légèreté !

ITALIEN :

49.

Una  foglia di betulla tutta d’oro

nell’aria azzurra lentamente scende

posandosi sui miei capelli bianchi.

 

Prende il posto dell’antica fiamma

la fiamma di una nuova tristezza.

 

Velati dalle lacrime i nostri occhi

d’immagini il soffio inonda dell’autunno.

 

Ma la vita, vecchia fattucchiera,

rinnovella la vita senza posa.

 

Una foglia di betulla, una sola, agita

l’architettura cristallina del mondo

e le profondità liquide del cuore.

 

Io resto muto davanti al clamore

delle gru e all’immortale canto dei cigni.

 

 

 

50.

Sento passi leggeri avvicinarsi

al vecchio portone di legno malandato.

Il sole invernale rende più luminoso

il bianco della casa.

 

Profumata di giunco un’amica

affettuosa mi porta il calore

prezioso della sua tenera seta.

 

 

 

56.

Le prime tenere foglie dei salici piangenti,

il chiarore già vivo del mattino, la fragile

giovinezza del giorno, i volti accesi dei bambini

tra le aiuole che offrono all’alba

i loro splendidi mosaici di primavera!

 

Ti riconosco, anima, dai movimenti ampi

e chiari delle tue ali cariche di trasparenti

gocce che cadono dall’azzurro cielo!

 

Anima, luce fatta di luce pura,

bagliori diafani d’un’intensa leggerezza!

 

Traduit en italien par Giuseppe Napolitano