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La mort de mon chat Lazar (français)

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La mort de mon chat Lazar

Il est mort, mon vieux chat, mon bleu de Russie !

 

Oh, mon Dieu, mon vieux chat n’est plus !

Lui, le félin si aimant, si subtilement ironique,

Lui, l’élégante sophistication de la simplicité !

 

Il est mort avec son regard aiguisé,

Son regard plein d’intuition fulgurante !

 

Il est mort avec cette divine sérénité

Qui fait pleurer l’âme

Et recouvre le cœur d’un linceul noir !

 

Qu’il dorme à présent, l’ami de mes jours,

Qu’il repose, le jour, sous les vignes solaires

Et le chuintement de la brise humide de rosée,

Qu’il admire enfin les roses avenues du ciel

Et les danses fugaces des nuages.

 

Qu’il vive à présent, mon câlin Lazar,

Qu’il vive, la nuit,

Sous la chair brillante des étoiles

Et les navrantes incantations des hiboux,

Les invisibles et doctes porte-parole de la nuit.

 

Qu’il joue pour toujours,

Immortalisé par moi, le silencieux sculpteur de beauté,

Dans les vastes archipels de mes mots

Et l’odorant basilic de mes larmes !

 

Glose :

Basilic (n.m.) : le basilic tire son nom du mot grec βασιλεὐς / basileús, « le roi ». Noms scientifiques : Ocimum (O. basilicum, O. sanctum, O. americanum, O. kilimandscharicum, O. viride, O. gratissimum. etc.). Cette plante aromatique et condimentaire appartient à la famille des Labiacées ou Labiées. Par synecdoque, le basilic est parfois appelé dans le sud de la France « pistou », nom d’une pâte onctueuse à base de basilic broyé et d'huile d'olive. (« pistar » signifie « pilonner » en niçois). La synecdoque (du grec συνεκδοχή / sunekdokhê, « compréhension simultanée », est une métonymie particulière pour laquelle la relation entre le terme donné et le terme évoqué constitue une inclusion ou une dépendance, matérielle ou conceptuelle.

 

Dans la mythologie, le basilic, qui désigne non une plante mais un petit dragon, est stupéfiant. Né de la tête tranchée de la Gorgone Méduse par le héros Persée, il a le pouvoir de transformer en pierre quiconque croise son regard. Afin d’éviter d’être transformé en statue, Alexandre le Grand aurait fait fabriquer un bouclier particulier qui comportait un miroir  réfléchissant. Le roi, dans ses conquêtes, ne s’en séparait jamais dans l’éventualité où il croiserait une de ces bêtes fantastiques.

Mis à jour ( Mercredi, 03 Février 2016 17:52 )