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Poème d'Athanase parus dans la revue péruvienne "Circulo de Fuego"

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Círculo

de Fuego


(Desde el Perú - Revista no venal)

Director: Feliciano Mejía

Año 4

Lima, 25 de agosto de 2014

Editor: Roberto Ortega

Nro. 25

Una publicación del Movimiento Amaro

Calle Valladolid 189 – Lima 12 – Perú

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ATHANASE VANTCHEV DE

THRACY


1.

 

OTOÑO

 

À Norton Hodges

 

« Si yo non fuera árbol

¿ a dónde irian los pajaros ? »

Francisco Azuela

Los árboles inflamados del fuego de las hojas

y esos instantes de soledad divinamente salvajes

en las tardes de mil aromas encendidos

que acoge serenamente

la sinuosa claridad del aire.

Norton, mi amigo :

¡huyamos de la elegancia libre de las lágrimas !

No nos quedan

 

la voluptuosidad doble de los libros,

los fastos de sus palacios

donde podamos entrar al fin

sin peluca ni maquillaje.

 

Ahí, bajo los sumtuosos dorados del tiempo

nos ocupamos de nuestros poemas

y conocemos el río impermanente

de la Historia.

 

¿Qué necesidad de desbrozar en los jardines

árboles y maderas?

 

Escuchemos llegar a nosotros las palabras

con sus ritos de aromas

de ceresas oscuras, de moras de los bosques

de menta y perifollo, de naranjillas.

¡Leamos los versos de poetas inmortales

con el perfume cálido de avellanas, de pan tostado,

de miel de acacia y de albaricoque !

Y esperemos que caiga muy cerca

la lluvia buena

para que nuestros corazones puedan dormir sin pena.

No, Amigo Norton,

la poesía del alma

ignora fatiga, inquietud y hastío ;

fiel a la gramática de las estrellas,

ella vela en toda estación por nosotros

para hacernos alados, más,

y más verdaderos !

1.

AUTOMNE

À Norton Hodges

(« Et si je n’étais pas un arbre,

Où donc iraient les oiseaux ? »)

Francisco Azuela

Les arbres enflammés du feu des feuilles

Et ces instants de solitude divinement sauvages

Dans le soir aux mille arômes brûlés

2

 

Qui sereinement accueille

La sinueuse clarté de l’air.

Norton, mon Ami,

Fuyons la libre élégance des larmes !

Ne nous restent-ils pas

La double volupté des livres,

Les fastes de leurs palais

Où nous pouvons enfin entrer

Sans perruque ni fard.

Là, sous les somptueuses dorures du temps,

Nous vaquons à nos poèmes

Et connaîtrons le fleuve impermanent

De l’histoire.

Quel besoin d’essarter dans les jardins

Futaies et tailles ?

Ecoutons venir à nous les mots

Avec leur rituelle odeur

De cerises noires, de mûres des bois,

De menthe et de cerfeuil, de kumquat.

Lisons les vers des immortels poètes

Avec leur chaud parfum de noisettes, de pain grillé,

De miel d’acacia et d’abricot !

Et attendons que tombe tout près

La bonne pluie

Pour que nos cœurs puissent sans peine dormir.

Non, Ami Norton,

La poésie de l’âme

Ignore fatigue, tracas et lassitude,

Fidèle à la grammaire des étoiles,

Elle veille en toutes saisons sur nous

Pour nous rendre plus légers,

Plus vrais !

Paris, le 10 octobre 2011

Glose :

3

 

Francisco Azuela Espinoza (né en 1948 à Léon, État de Guanajuato, Mexique) est un des

plus grands poètes et écrivains contemporains latino-américains. Il a été diplomate à l’ambassade

du Mexique au Costa Rica et au Honduras (1973-1983). Durant ces années, le gouvernement

hondurien lui a décerné l’Ordre du Libérateur de l’Amérique centrale Francisco Morazán. Plus

tard, il a travaillé comme directeur de la Bibliothèque de la Chambre des députés de l’État de

Guanajuato (1991-1997). Il a fondé et dirigé l’El Condor de los Andes AC-Aguila Azteca, un

centre culturel international basé dans la ville de Cochamba, en Bolivie.

J’ai eu le privilège de préfacer son livre Latinoamérica en llamas (Amérique latine en flammes), magnifique

ouvrage traduit en français par Noëlle Yabar-Valdez (2011).

2.

PIENSO EN ASKOVO

« Di meliora piis »

(«Dios, da una mejor suerte a los hombrtes piadosos »)

Virgilio, Géorgicas, 3, 513

En los jardines exuberantes,

trabajos de manos radiosas de las mujeres tracias,

florecen las glicinas , las peonias y las rosas

ornadas de gotas de sol rutilante.

Ronronean las fuentes de sonrisas altivas

y emperlan de besos que vuelven

más puro y más blanco mi rostro.

¡Antiguas visiones olvidadas

rozan el diamante del alba

e iluminan la copa de los recuerdos

y el mundo es pleno de asombro

que nunca cesa !

Alma, ¿quién puede temer la danzaa de las flores

y la coral de paros?

¿Quién puede ignorar la suavidad de las letras

que se ordenana en coronas vivas ?

¡Asómate ! ¡Admira la presencia de los dioses

en los blancos cálices de las anémonas !

¡Oh, día, bello como un pensamiento

incrustado en la gracia de un cristal !

4

 

Glosa :

Hascovo : Ciudad en Bulgaria en donde nació el poeta Athanase Vantchev de Thracy.

París, 31 de agosto de 2014.

2.

JE PENSE À HASKOVO

« Di meliora piis »

(« Dieux, donnez un meilleur sort aux hommes pieux. »)

Virgile, Géorgiques, 3, 513

Dans les jardins luxuriants,

Œuvres des mains radieuses des femmes thraces,

Fleurissent les glycines, les pivoines et les roses

Richement ornées de gouttes de soleil.

Bruissent les fontaines au sourire altier

Et emperlent tes baisers qui rendent

Plus pur et plus blanc mon visage.

Des antiques visions oubliées

Effleurent le diamant de l’aube

Et illuminent la coupe des souvenirs

Et le monde est plein d’étonnement

Qui jamais ne cesse !

Âme, qui peut craindre la danse des fleurs

Et la chorale des mésanges ?

Qui peut ignorer la suavité des lettres

Qui s’ordonnent en couronnes vives ?

Penche-toi ! Admire la présence des dieux

Dans les calices blancs des anémones !

Ô jour, beau comme une pensée

Enclose en la grâce d’un cristal !

Paris, le 31 août 2014

5

 

Glose :

Haskovo : ville en Bulgarie où est né le poète Athanase Vantchev de Thracy

ATHANASE VANTCHEV

3.

LA SIRENA PARTÉNOPE

Allegro con fuoco

« Llévame, decía, a la orilla afortunada

donde Nápoles refleja en un mar de azur

sus palacios, sus colinas, sus astros sin nubes,

donde el naranjero florece bajo un cielo simpre puro. »

Alphonse de Lamartine

I.

Nápoles de lis, tú que guardas,

estrechándolo contra tu alma, los regalos del Cyprina,

oh, esta pura, esta libertad total de las pupilas de las vírgenes,

sus debilitamientos destellantes,

la fiebre gozosa que canta en el aire rosa

y besa las frentes coronadas de las nuevas flores del naranjero,

la intigua piedad romana tan altamente tomada

en su caminar armonioso…

6

 

3.

LA SIRÈNE PARTHÉNOPE

Allegro con fuoco

« Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage

Où Naples réfléchit dans une mer d’azur

Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,

Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur. »

Alphonse de Lamartine

I.

Naples des lys, toi qui gardes,

Les serrant contre ton âme, les présents de Cypris,

Ô cette pure, cette totale liberté des prunelles des vierges,

Leur amollissement étincelant,

La fièvre joyeuse qui chante dans l’air rose

Et embrasse leur front couronné de jeunes fleurs d’oranger,

L’antique piété romaine si hautement prisée

Dans leur démarche harmonieuse !...

II.

¡¿Dónde comienza, dónde termina, ciudades de náyades,

la imperiosa pasión que corre entre tus venas,

el fuego que devora el corazón de tus resplandescientes adolescentes ?!

Nápoles de olas incandescentes,

Nápoles de insdesgarrable claridad !

¡Ah, este candor pintoresco de los palacios

y esta soledad repentina de filo de cuchillo !

7

 

II.

Où commence, où se termine, cités des naïades,

L’impérieuse passion qui court dans tes veines,

Le feu qui dévore le cœur de tes resplendissants adolescents !

Naples des vagues incandescentes

Naples de l’indéchirable clarté !

Ah, cette candeur pittoresque des palais

Et cette solitude soudain à couper au couteau !

III.

¡Cantar, reír, leer la densa ligereza del día napolitano,

beber la gozosa melancolía de sus noches

de perfume de lirios y de mar !

Doménico Cimarosa, música que nace

lentamente como las camelias !....

¡Las vibrantes tumbas donde vivien para siempre

Giacomo Leopardi

y Benedetto Croce !

¡Eternidad que flota

entre el libre secreto de las cruces,

la elegante silueta del Vesuvio

y los fuegos de los Campos Flegreos !

¡Las oxalis que encierran en su humilde gracia

el tiempo intemporal !

III.

Chanter, rire, lire la dense légèreté du jour napolitain,

Boire la joyeuse mélancolie des nuits

Au parfum de muguets et de mer !

8

 

Domenico Cimarosa, musique qui naît

Lentement comme les camélias !...

Les tombeaux vibrants où vivent à jamais

Giacomo Leopardi

Et Benedetto Croce !

Éternité qui flotte

Entre le livre secret des croix,

L’élégante silhouette du Vésuve et

Les feux des Champs Phlégréens !

Les oxalis qui enferment dans leur humble grâce

Le temps intemporel !

IV.

¡Nápoles carnuda, Nápoles elegante,

vertiginosa Nápoles !

¡Ah, cómo el evangélico clamor de tus calles

y la indesgarrable claridad de tu feérica realidad

hacen estremecer de asombro y de emoción

el corazón de los amaneceres abigarrados !

¡Oh, alegría que se respira

con los aromas tenuemente melados de tus jardines

y el gusto levemente salino, derecho, tendido, mineral

del balbuceo saltarín de los pájaros y los niños !

Y ahí, en el corazón palpitante de la divina catedral

Nuestra Señora de la Asunción,

la sangre imperecedera

del santo mártir Genaro.

¡Oh, fe que suple a la carencia

de conocimiento !...¡Fe !...

Música del alma

que acaricia con sus líneas de luz

las olas del amor.

9

 

IV.

Naples charnue, Naples élégante,

Naples vertigineuse !

Ah, comme l’évangélique clameur de tes rues

Et l’indéchirable clarté de ta féerique réalité

Font frémir d’étonnement et d’émotion

Le cœur des matins bigarrés !

Ô joie qu’on respire

Avec les arômes légèrement pâtissiers de tes jardins

Et le goût légèrement salin, droit, tendu, minéral

Du babil sautillant des oiseaux et des enfants?

Et là, au cœur palpitant de la divine cathédrale

Notre-Dame de l’Assomption,

Le sang impérissable

Du saint martyr Janvier !

Ô foi qui supplée à la carence

De connaissance !... Foi !...

Musique de l’âme

Qui caresse de ses rames de lumière

Les vagues de l’amour

V.

Nápoles de los Algevinos,

Nápoles de los Españoles,

Nápoles de los Borbones

y de Napoleón…

Leges romanorum !...

V.

Naples des Angevins,

Naples des Espagnols,

Naples des Bourbons

Et de Napoléon !...

Leges romanorum !...

10

 

VI.

¡Ahora, que se me deje embriagar

con la diamantina risa de las napolitanas,

con la explosión de palabras percutiendo de sus rostros,

con la vacilación de la melodía de sus miradas

concretas, tangibles, chispeantes y encarnadas !

¡Oh, Madonas rayonantes, hermanas del mar, poemas de fuego,

amigas de la pura eternidad,

del sol vigoroso y de las olas suntuosas !

¡Oh, Nuestra Señora de las abejas, del azul infinito,

de las nubes y de las glicinas !

VI.

Maintenant, qu’on me laisse m’enivrer

Du rire diamantin des femmes napolitaines,

De l’éclat des mots rejaillissant sur leur visage,

Du flottement de la mélodie de leurs regards

Concrets, tangibles, étincelants et incarnés !

Ô madones rayonnantes, sœurs de la mer, poèmes de feu,

Amies de la pure éternité,

Du soleil vigoureux et des vagues somptueuses !

Ô Notre-Dame des abeilles, du bleu infini,

Des nuages et des glycines !

VII.

¡Ah, mi alma, las cimas

del amor, los picos de la dicha

son tan altos, tan inaccesibles !

¡Precipados sentimientos

que no tienen tiempo

de tomar vuelo

y de abrirse a la gracia !

¡Y e aquí que el alba

abre con sus dedos de safir

el Libro púrpura del día !

11

 

VII.

Ah, mon âme, les cimes

De l’amour, les pics du bonheur

Sont si hauts, si inaccessibles !

Sentiments précipités

Qui n’ont pas le temps

De prendre leur essor

Et de s’ouvrir à la grâce !

Et voici que l’aube

Ouvre de ses doigts de saphir

Le Livre pourpre du jour !

VIII.

¡Riachuelo de poesía nostálgica,

interior infinito de las cosas

tan próximas, tan lejanas

tan silenciosamente

enigmáticas !

¡Oh, última estación de la existencia

ayer en el centro del mundo,

hoy en la superficie !

Y

en algún lugar en el azur,

bajo el galope del viento,

flotan las rosas de la infancia

y los inasibles espejismos morados

del abssoluto !

Haskovo, 9 mayo de 2014.

VIII.

Ruisseaux de poésie nostalgique,

Infini intérieur des choses

Si proches, si lointaines,

12

 

Si silencieusement

Énigmatiques !

Ô dernières saisons de l’existence

Hier au centre du monde,

Aujourd’hui à sa surface !

Et

Quelque part dans l’azur,

Sous le galop du vent,

Flottent les roses de l’enfance

Et les insaisissables mirages mauves

De l’absolu !

Haskovo, le 9 mai 2014

Glose :

Cypris : autre nom d’Aphrodite (du grec ancien ’Αφροδιτη, latin Aphrodita / Vénus), déesse de

la Beauté, de l'Amour, du Plaisir et de la Procréation. Elle fait partie des douze grands dieux de

l’Olympe. Voici ses épiclèses (surnoms) les plus connues :

Akraia - Protectrice des acropoles et des lieux élevés

Alegina - « née de la mer »

Anadyomène – « sortie des flots ».

Androphanos – la « tueuse d’hommes ».

Aphrogeneia – « née de l'écume »

Apostrophia – « qui fait oublier les amours malheureuses ».

Argyropeza – « aux pieds d'argent »

Callipyge – « aux belles fesses ».

Catascopia – « l'espionne »

Chrysea – « dorée »

Cythérée – « du temple de Cythère ».

Cypris – « de Chypre, à cause de son temple ».

Doliophron – « rusée »

Epistrophia – « qui retourne les cœurs »

Epithymbia – « celle des funérailles ».

Epitragidia – « celle qui chevauche un daim ».

Erycine – « du temple d'Eryx, en Sicile ».

Galenœe – « qui calme la mer ».

Genetrix – « déesse de la génération ».

Glycymeillicos – « qui dit des paroles douces ».

Hétaïra – « protectrice des courtisanes ».

Kypris – « du temple de Chypre ».

Limenia – « protectrice des ports ».

Mélaenis – « la Noire ».

Nikêphoros – « qui donne la victoire ».

Nymphia – « déesse des mariages ».

Ourania / Urania – « amour céleste ».

Pandemos – « l'incarnation de l'amour vulgaire ».

Paphia – « de son temple de Paphos à Chypre ».

13

 

Pasiphaessa – « qui brille de loin ».

Pélagia (ou Pontia) – « déesse de la navigation ».

Pothon – « mère du désir ».

Porné – « protectrice des courtisanes ».

Philommedes – « qui aime le phallus ».

Philopannyx – « qui aime la nuit ».

Praxis – « sexuellement active ».

Scotia – « la sombre ».

Tymborychos – « qui creuse les tombes ».

Xenia – « hospitalière ».

Domenico Cimarosa (1749-1801) : compositeur italien (Naples).

Giacomo Leopardi (1798-1837) : poète, philosophe, écrivain, moraliste et philologue italien,

considéré comme le plus grand poète italien du XIXe siècle et une des plus importantes figures de

la littérature mondiale. Son tombeau se trouve à Naples.

Benedetto Croce (1866-1952) : philosophe, historien, écrivain et homme politique italien. Son

tombeau se trouve à Naples.

Oxalis (n.f.) : le genre Oxalis regroupe plusieurs espèces de plantes de la famille des

Oxalidacées, vivaces, basses, le plus souvent rampantes. On les reconnaît à leurs feuilles trifoliées,

chaque foliole ayant la forme d'un cœur dont la pointe est constituée par le pétiole.

Les champs Phlégréens : (en italien campi Flegrei) (du grec φλεγραῖος, « brûlant »), constituent

une région volcanique située à l'ouest de la ville de Naples.

Saint Janvier (San Gennaro en italien ou Januarius en latin, saint à deux têtes comme Janus, le dieu

dont il tire le nom), évêque de Bénévent, est un saint martyr reconnu par les traditions catholique

et orthodoxe, surtout célèbre pour ses reliques qui sont conservées dans la cathédrale Notre-

Dame de l’Assomption, à Naples. Il mourut en martyr en 305 près de Pouzzoles, pendant la

grande persécution de Dioclétien.

Saint Janvier est célébré le 19 septembre et est l’un des saints patrons de la ville de Naples.

ATHANASE VANTCHEV

14

 

4.

VIAJERO

¡Viajero,

si en el tiempo

que va tras mi muerte

tú encuentras un hombre

que ama a los dioses

y los veneran,

salúdale y dale tu ternura !

¡Dile, Viajero,

que un día, otros hombres piadosos

vivieron aquí

llenos de esperanza divina, de alegría,

de sufrimientos y cuchillos !

¡Dile y, sin llanto, pon

un jacinto

sobre mi tumba !

4.

VOYAGEUR

Voyageur,

Si dans les temps

Qui suivent ma mort

Tu rencontres un homme

Qui aime les dieux

Et les vénèrent,

Salue-le et donne-lui ta tendresse !

Dis-lui, Voyageur,

Qu’un jour, d’autres

Hommes pieux vécurent ici

Pleins d’espoir divin, de bonheur,

De souffrances et de lames !

Dis-lui et, sans pleurer, dépose

Une jacinthe

Sur ma tombe !

15

 

5.

EVOCACIÓN

« Nos acordaremos de este planeta »

Villiers de l'Isle-Adam

Caminaremos al borde del verano

sin una palabra, calmos

como el vuelo de la libélula

en la sonrisa del aire.

Luego, en el atardecer, nos sentaremos

al borde del amoroso mar

de profundidades de cielo.

¡Y alrededor de nosotros

todo será infinitamente bello y suave

como el rezo de un niño

antes de posar su deliciosa cabeza

en el generoso corazón del sueño

con el mismo deseo de todo y nada !

París, 22 de enero de 2014

5.

ÉVOCATION

« Nous nous en souviendrons de cette planète »

Villiers de l'Isle-Adam

Nous marcherons au bord de l’été,

Sans dire mot, calmes comme

Le vol des libellules dans le sourire de l’air.

Puis, le soir, nous nous assiérons

Au bord de la mer amoureuse

Des profondeurs des cieux.

16

 

Et tout autour de nous

Sera infiniment beau et doux

Comme la prière d’un enfant

Avant de poser sa tête délicieuse

Sur le cœur généreux du sommeil

Avec le même désir de rien et de tout !

Paris, le 22 janvier 2014

Glose :

Jean-Marie-Mathias-Philippe-Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, dit le comte puis, à

partir de 1846, le marquis de Villiers de L'Isle-Adam (1838-1889) : écrivain, romancier,

nouvelliste, dramaturge et poète français. Cet auteur a joué un grand rôle dans la naissance du

symbolisme français. Il fut un grand admirateur de Poe et de Baudelaire, un passionné de Wagner

et un ami de Mallarmé.

Cet aristocrate qui défendit la monarchie est en fait résolument moderne en esthétique. Familier

de l'irréel, il part de postulats étranges, hors de toute réalité. Idéaliste impénitent, le rêve seul

l'enchante et l'exalte, non sans s'accompagner d'une ironie sombre qui reste sa marque. Comme

peut-être aucun autre écrivain, il a su allier, selon Mallarmé « les deux modes en secret

correspondants du rêve et du rire ». Cette conception du rêve (et une grande part de sa

philosophie), il la tient de ses connaissances sur l'oeuvre d'Edgar Poe. En effet, celui-ci prônait la

rêverie et le rêve pour retrouver un passé bienheureux, celui d'avant la captivité de son « moi »

dans un monde quotidien perverti. Par le rêve, Poe pensait pouvoir retrouver un état d'intégrité et

de liberté intuitive. Son œuvre la plus célèbre aujourd'hui est les Contes cruels (1883).

Libellule (n.f.) : les odonates (Odonata), ou odonatoptères, plus connus sous le nom de

libellules, sont un ordre d’insectes à corps allongé, dotés de deux paires d'ailes membraneuses

généralement transparentes. Ils sont aquatiques à l'état larvaire et terrestres à l'état adulte. La

science qui étudie les odonates est l'odonatologie, dont les spécialistes sont les odonatologues.

Con mucha

alegría hemos traducido del francés los poemas de THANASE VANTCHEV DE

THRACY que damos en forma bilingue en este Círculo de Fuego Nº 25. Athanase es un poeta francés,

es un genial poeta moderno, nacido en Hascovo - Bulgaria, es un poeta de increible capacidad de trabajo y

de producción poética; sus versos pueden hundirse en las raíces greco-latinas como navegar en los tropos

de la creación del siglo XXI. Un traductor infatigable en diversas lenguas. Además, y sobre todo, es un

hombre solidario. Le conocí a raíz de denunciar yo, por la Internet, el asesinato por tortura, barbarie hasta

hoy impune, del poeta apurimeño James Oscco Anamaría. Athanase fue una de las primeras voces en

solidarizarse con el poeta malogrado y con la causa del Perú, difundiendo el caso, escribiendo poemas.

Ello lo dibuja de cuerpo entero. Por ello tiene mayor importancia darles estos textos. Poemas de una

finura alquitarada, consciente de haber llegado a un estadio donde la vida y la muerte se ven con lucidez;

capás ya de cantar una ciudad, en este caso Nápoles, y humanizarla, a la vez de poetizarla hasta

transformarla en una suerte de ondina. Poemas de un lirismo orgiástico de un autor que ha llegado a la

maestría de la lengua.

EL DIRECTOR.

17

 

ATHANASE VANTCHEV DE THRACY

http://www.athanase.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4&Itemid=4

Athanase Vantchev de Thracy es sin duda uno de los más grandes poetas

contemporáneos franceses. Nacido el 3 de enero de 1940 en Haskovo, Bulgaria, este hombre de

inmensa cultura, hablando muchas lenguas, sigue, en algo más de 17 años, estudios superiores en

las universidades más prestigiosas de Europa, donde conoce a fondo al poesía mundial. Athanase

ha escrito a la fecha 46 poemarios (en versos clásicos y en verso libre) abarcando casi todos el

espectro de la prosodia: epopeyas, odas, sonetos, bucólicas, idilios, pastoralas, motetes, baladas,

elegías, rondós, etc. Ha publicado una serie de monografías y una tesis doctoral sobre Lo

simbólico de la luz en la poesía de Paul Verlaine. Ha redactado, en búlgaro, un estudio sobre

Petronio, el epicurio nombrado Arbiter Elegantiorum, favorito de Nerón, autor del Satiricón, y

una maestría, en lengua rusa, titulada Poética y metafísica en la obra de Dostoïevski. Durante

su estadía en Siria, Líbano, Arabia Saudita, Jordania, Irak, Egipto, Marruecos, Mauritania, trabó

conocimiento del Islam y pasó largos años estudiando la historia sagrada de Oriente. De este

período data su remarcable adaptación al francés de la obra histórica de Mustafá Tlass Zenobia,

reina de Palmira. Después, consagra los dos años pasados en Rusia (1993-1994) al estudio de la

poesía rusa. Traductor de una pléyade de poetas, Athanase Vatchev de Thracy ha sido distinguido

con innumerables premios nacionales e internacionales. Es laureado de la Academia Francesa,

miembro de la Academia búlgara de las Ciencias y las Artes, miembro de la Academia Europea de

las Ciencias, de Artes y Letras, Doctor honoris causa de la universidad de Veliko Tarnovo, en

Bulgaria y de la Academia brasilera de las Letras, laureado del Ministerio de Asuntos Extranjeros

francés, miembro de P.E.N. Club francés y de la Sociedad de gentes de Letras de Francia. Sus

poemas han sido traducidos a diversas lenguas. El 23 de los corrientes nos llega la noticia feliz

que Athanase acaba de ganar el Gran Premio italiano de poesía “POETAS SIN FRONTERAS”.

Honor al mérito.

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