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VIERGE (franaçais)

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VIERGE

A Simon Le Pavec

 

Mère,

Donne-moi un peu de cette lumière

Qui coule du printemps de tes doigts !

 

De cette eau pure

Qui jaillit du ciel de tes yeux

Pour transformer mes yeux

En sources sacrées.

 

Accorde-moi, Mère,

Un de tes regards

Brûlant de tendresse

Afin que mon cœur

Se change

En poème !

 

Toi, Mère,

Qui seule sait arrêter

Les aiguilles du temps

Sur le cadran bleu

D’une aube éternelle !

 

            Athanase Vantchev de Thracy

Paris, ce mardi 23 septembre, Anno Domini MMVIII

J’ai écrit ce poème en pensant aux deux fameuses icônes de la Vierge, celle de Vladimir (ville en Russie centrale) et celle des Blachernes (un quartier centrale de l’antique Constantinople).

La Vierge de Vladimir ou Notre Dame de Vladimir est certainement la plus célèbre de toutes les icônes byzantines. Le modèle de l'icône est du type Eleousa (Vierge de la Tendresse), On l’appelle ainsi parce que la joue du l'Enfant Jésus est serrée contre la joue de sa Mère dans un geste de grande affection..

La Vierge des Blachernes : la plus miraculeuse des icône byzantines de type Orante (la Vierge qui prie). Elle a été depuis longtemps détruite et il n’en reste que des copies. La première église des Blachernes avait été fondée par l'impératrice Pulchérie entre 450 et 453. Lorsque l'habit (maphorion) de la Mère de Dieu fut apporté de Palestine, en 473, l'empereur Léon III y fit construire une chapelle de forme circulaire pour l'abriter, et il donna au sanctuaire tout son éclat. Par la suite, l’église Notre-Dame-des-Blachernes resta l'un des sanctuaires les plus prestigieux de la capitale et fut le théâtre de bien des événements majeurs de son histoire. Le palais des Blachernes était la résidence des empereurs byzantins à la fin de l’empire. Il se trouvait à l’intérieur de l’enceinte de Constantinople, du côté de la fameuse Corne d’Or. Non loin de là se trouvait, et se trouve encore, la fontaine de  purification où, entre autres, les empereurs eux-mêmes venaient se laver de leurs crimes.