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LE CIMETIERE DE HASKOVO (français / anglais))

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LE CIMETIÈRE DE HASKOVO


À toutes les âmes endormies dans la paix suave

 

Cimetière, j’aime ton élégant silence,

J’aime le jour d’automne

Qui instille en toi sa généreuse essence.

 

Je tombe à genoux

Pour admirer longtemps, muet, attentif, ému,

La clarté qui coule des tes croix

Et la lueur des buis

Dont le feu verdit sur chaque tombe.

 

Je vous aime, mes morts,

J’aime cette divine douleur qui flotte tout autour

De vos demeures élégiaques

Avant de devenir source de pure félicité !

 

Au vrai, c’est ici,

Au cœur des dernières petites fleurs vivantes

Que palpite la vivifiante compassion des anges

Pour ceux qui peuplent, à présent,

Non la terre, mais notre brûlante poitrine !

 

La balance des heures s’incline calmement

Vers l’eau orange du crépuscule,

Le ciel est d’un timbre plus doux, plus poignant.

 

Des paroles anciennes oubliées,

Des matins, des soirs, des gestes

Viennent ranimer la transparente solitude

De mon âme.

 

Mes morts, inlassables pèlerins

De mes souvenirs,

Je sais, mes morts,

Le vent n’a pas de maison !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 3 novembre, Anno Domini MMXII

 

Glose :

Haskovo en Bulgarie est la ville natale du poète.

 

ENGLISH :

 

The Cemetery At Haskovo

 

To all the souls sleeping in sweet peace

 

Cemetery, I love your elegant silence,

I love the autumn day

Which instils its generous essence in you.

 

I fall to my knees

To admire at length, silently, carefully, deeply moved,

The light that flows from your crosses

And the glow of the box

Whose fire grows green on every tomb.

 

I love you, my dead companions,

I love the divine grief that floats all around

Your elegiac dwelling places

Before it becomes a source of pure happiness!

 

Truly, it’s here,

At the heart of the last small living flowers

That I feel the pulse of the angels’ quickening compassion

For the present population

Not the earth but of our burning breasts!

 

The scales of the hours bow calmly

Towards the orange waters of the dusk,

The sky is of a gentler, more poignant timbre.

Old forgotten words,

Mornings, evenings, gestures

Come to revive the transparent solitude

Of my soul.

 

My dead companions, tireless pilgrims

Of my memories,

I know, my dear dead friends,

That the winds have no home!

 

Translated from the French of Athanase vantchev de Thracy by Norton Hodges

November 2012

Mis à jour ( Dimanche, 04 Novembre 2012 17:00 )